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Bienvenue ! Cliquez sur l’une des représentations ci-dessus afin de découvrir un résumé de chaque mythe.

à propos de

      Les œuvres d’art ont une incroyable force. Avant même de chercher à les comprendre, elles peuvent être appréciées pour ce qu’elles sont. Dit-on qu’il faut comprendre une musique pour l’apprécier ? A contrario, rechercher les clés pour mieux comprendre les œuvres permet de traverser chaque strate de signification, mais ne garantit pas toujours que l’on puisse les savourer. Les œuvres relevant à la fois du sensible et de l’intelligible gardent en elles un certain mystère qui ne peut tout à fait s’expliquer puisque le rapport que nous  instaurons avec elle demeure très personnel.

Comme les œuvres d’art, les mythes fascinent car ils ont encore aujourd’hui un formidable pouvoir évocateur et d’incarnation. Déjà dans l’Antiquité, les Grecs eux-mêmes, par réaction au caractère invraisemblable, voire immoral, de certains mythes, ont commencé à les étudier pour y trouver une signification cachée ou créer des versions corrigées et plus vraisemblables. Certains philosophes s’insurgeaient déjà contre les propos tenus par des poètes comme Homère et Hésiode au sujet des dieux et contre les faiblesses trop humaines qu’ils leur prêtaient.

Nous renoncerons ici à expliquer les œuvres et les mythes, nous nous contenterons tout au plus de faire découvrir ou redécouvrir certaines versions.

Mais renoncer à expliquer ce qui fascine parfois, n’est toutefois pas renoncer à le comprendre. Les mythes sont une source inépuisable de représentations autour desquels, se sont fondées des sociétés, sur lesquels se sont appuyées certaines pensées et auxquelles nous continuons parfois de nous conformer. Même les périodes en rupture avec ces représentations n’ont pu tout à fait les effacer des mémoires.

Ce site, qui se présente plutôt comme une collecte fragmentaire d’œuvres ne recherche pas à raconter ces mythes de manière isolée. Nous les aborderons avec cette idée qu’il existe autant de mythologies qu’il existe d’œuvres y faisant référence. Longtemps transmis oralement, c’est à travers les œuvres que chaque mythe est partiellement arrivé jusqu’à nous, qu’il soit cananéen, égyptien, mésopotamien, grec ou même celte… Ainsi au fil du temps, au fil du récit, et des liens de parentés qu’entretiennent leurs protagonistes entre eux, des analogies pourront être faites entre certains mythes et cultures.

Ces cultures, rangées longtemps du côté de l’Orient ou de l’Occident, se sont mutuellement influencées. Pourtant, si nous nous intéressons ici à des œuvres issues d’un patrimoine commun, toute similitude trouvée doit être interprétée avec précaution et vérifiée grâce aux études plus approfondies des historiens.

Les grecs croyaient-ils en leurs mythes ? Certainement que oui, lorsqu’ils accomplissaient leurs rites. Mais étant parfaitement étrangers aux notions de Dogme, d’Hérésie que les religions monothéistes, plus tard introduiront, ils parvenaient toutefois à penser librement. Croire en certains récits et les envisager pour ce qu’ils sont aussi, c’est à dire des œuvres de fiction, ne semblait pas contradictoire aux yeux des grecs. Comme eux, nous faisons ici le choix d’aborder les textes fondateurs des trois religions monothéistes, pour ce qu’ils sont (aussi) : de formidables récits, libres de toute autre considération.

En effet, les réponses que pourraient apporter ces histoires nous importent moins ici que les vraies questions qu’elles soulèvent. Les œuvres n’apportent-elles pas à chaque fois, elles aussi,  un éclairage  nouveau ? Des questions qui n’ont jamais cessé de nous intéresser et d’attiser notre curiosité.

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