Tramer une ruse
Arts & Techniques
Intelligence - charme & Langage
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Le fil du Destin
Symbole du Temps
Ourdir une intrigue en secret & miracles
Ourdir une intrigue en secret & miracles
Maître des liens
Souveraineté & Ordre
Manifestations de la fin des temps
Manifestations de la fin des temps
Les ruses de l’intelligence
La Techné, c’est à dire la technique est très souvent associée à la Mètis, qui signifie intelligence, en grec ancien. Bon nombre de cultures voient dans les figures de l’artisan forgeron ou de la tisserande, la manifestation de cette intelligence technique. Très souvent l’origine de cette intelligence est imaginée de nature divine. La déesse Athéna qui maîtrise l’art de la guerre maîtrise aussi l’art du tissage. Le récit d’Ovide met en scène Pallas Athéna, que les romains appelle Minerve face à Arachné.
Dans la mentalité grecque, le tissage est une activité réservée exclusivement aux femmes, que l’on destine plutôt à l’espace intérieur du foyer et au rôle de mère tandis que les hommes, de leur côtés, sont voués à la guerre ou toute autre activité publique dans l’espace de la cité. L'étoffe peut donc être la manifestation de la virginité, que de l'érotisme et de la fertilité.
Mais de nombreux mots se rapportant à cette activité vont petit à petit être employés pour désigner de façon métaphorique tout ce qui se rapporte au discours, au langage. Le mot texte est d’ailleurs d’origine latine, dérivé du verbe « texere » qui signifie « tisser ». Les expressions comme « ourdir une ruse, tramer un plan » ou « un tissu de mensonges » vont ainsi apparaître. Ulysse en est un parfait représentant.
La Techné, c’est à dire la technique est très souvent associée à la Mètis, qui signifie intelligence, en grec ancien. Bon nombre de cultures voient dans les figures de l’artisan forgeron ou de la tisserande, la manifestation de cette intelligence technique. Très souvent l’origine de cette intelligence est imaginée de nature divine. La déesse Athéna qui maîtrise l’art de la guerre maîtrise aussi l’art du tissage. Le récit d’Ovide met en scène Pallas Athéna, que les romains appelle Minerve face à Arachné.
Dans la mentalité grecque, le tissage est une activité réservée exclusivement aux femmes, que l’on destine plutôt à l’espace intérieur du foyer et au rôle de mère tandis que les hommes, de leur côtés, sont voués à la guerre ou toute autre activité publique dans l’espace de la cité. L'étoffe peut donc être la manifestation de la virginité, que de l'érotisme et de la fertilité.
Mais de nombreux mots se rapportant à cette activité vont petit à petit être employés pour désigner de façon métaphorique tout ce qui se rapporte au discours, au langage. Le mot texte est d’ailleurs d’origine latine, dérivé du verbe « texere » qui signifie « tisser ». Les expressions comme « ourdir une ruse, tramer un plan » ou « un tissu de mensonges » vont ainsi apparaître. Ulysse en est un parfait représentant.
Mais le fil a aussi très souvent été associé au temps et au destin dans de nombreux mythes et de nombreuses cultures.
Dans le cosmos aussi bien que dans la vie humaine, tout est lié par un vaste liage cosmique.
La vie elle-même est un tissu parfois magique ou un fil qui tient le destin de chacun. Les Moires, les Parques, le Nornes sont garantes du destin de chaque être humain.
L'espoir que nourrit Pénélope d'un jour revoir Ulysse, lui permet de préserver la place qui revient de droit à son époux et à ce roi, grâce à une ruse, un tissage dont chaque prétendant attend l'achèvement. De leur côté, des femmes tentatrices, expertes dans l'art des illusions mettent tout en œuvre pour le garder près d'elles et lui faire oublier son passé.
C'est aussi la ruse imaginée par Dédale et tout l'amour que porte Ariane à Thésée qui permettront au héros de réussir l'épreuve du labyrinthe grâce à la pelote de fil qui lui a été remis.
Le fil peut enfin être aussi la manifestation miraculeuse de la protection divine dont bénéficient le prophète Muhammad, le roi David ou Jésus dans l'islam, le judaïsme ou le christianisme à travers le motif de l'araignée ou du linceul).
Dans le cosmos aussi bien que dans la vie humaine, tout est lié par un vaste liage cosmique.
La vie elle-même est un tissu parfois magique ou un fil qui tient le destin de chacun. Les Moires, les Parques, le Nornes sont garantes du destin de chaque être humain.
L'espoir que nourrit Pénélope d'un jour revoir Ulysse, lui permet de préserver la place qui revient de droit à son époux et à ce roi, grâce à une ruse, un tissage dont chaque prétendant attend l'achèvement. De leur côté, des femmes tentatrices, expertes dans l'art des illusions mettent tout en œuvre pour le garder près d'elles et lui faire oublier son passé.
C'est aussi la ruse imaginée par Dédale et tout l'amour que porte Ariane à Thésée qui permettront au héros de réussir l'épreuve du labyrinthe grâce à la pelote de fil qui lui a été remis.
Le fil peut enfin être aussi la manifestation miraculeuse de la protection divine dont bénéficient le prophète Muhammad, le roi David ou Jésus dans l'islam, le judaïsme ou le christianisme à travers le motif de l'araignée ou du linceul).
La maîtrise technique peut s’avérer être tellement extraordinaire qu’on lui attribue souvent une nature divine. L’oeuvre possède alors parfois un caractère magique inégalé.
L’un des dieux qui incarne le mieux ce savoir faire est le dieu forgeron Héphaïstos.
Il, serait à la fois maître des talismans qui libèrent et le maître des liens indestructibles parfois invisibles. Zeus impose son autorité et instaure l'ordre dans le monde en attachant ses adversaires (les Titans, Typhon...) symbole de désordre et de chaos, et dont on peut difficilement se débarrasser. Zeus a aussi attaché Prométhée ou encore Héra, pour les punir momentanément d'avoir voulu rivaliser avec lui en leur donnant ainsi une bonne leçon.
L’utilisation de liens, de filets pour désarmer son adversaire se retrouvent dans de nombreuses autres cultures mettant souvent en scène une lutte entre le bien et le mal (en Mésopotamie, chez les hébreux, dans le christianisme comme lors de l'Apocalypse, dans la mythologie nordique, contre des adversaires qui se libèreront lors du Ragnarök ou dans l’Inde védique et en Perse, dans les luttes opposant le bien au mal).
L’un des dieux qui incarne le mieux ce savoir faire est le dieu forgeron Héphaïstos.
Il, serait à la fois maître des talismans qui libèrent et le maître des liens indestructibles parfois invisibles. Zeus impose son autorité et instaure l'ordre dans le monde en attachant ses adversaires (les Titans, Typhon...) symbole de désordre et de chaos, et dont on peut difficilement se débarrasser. Zeus a aussi attaché Prométhée ou encore Héra, pour les punir momentanément d'avoir voulu rivaliser avec lui en leur donnant ainsi une bonne leçon.
L’utilisation de liens, de filets pour désarmer son adversaire se retrouvent dans de nombreuses autres cultures mettant souvent en scène une lutte entre le bien et le mal (en Mésopotamie, chez les hébreux, dans le christianisme comme lors de l'Apocalypse, dans la mythologie nordique, contre des adversaires qui se libèreront lors du Ragnarök ou dans l’Inde védique et en Perse, dans les luttes opposant le bien au mal).



