Coran

Coran chapitre I
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le Coran
chapitre I

Quels sont les Prophètes dans le Coran ? Quelles sont les circonstances de la naissance de Muhammad, sa rencontre avec Khadidja, qui deviendra sa première épouse et celle avec l'ange Djibril dans la grotte de Hira pour lui transmettre le premier verset du Coran ?

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À l’échelle de l’Histoire…

 

ontraint par l’oligarchie marchande de quitter la Mecque pour Médine (l’hégire) Muhammad, considéré comme prophète d’une nouvelle

tutelle sous laquelle des mercenaires turcs place les califes et vizirs précipitent le déclin abbasside du IXe siècle.

L’émirat de Cordoue connu une grande prospérité, l’Alhambra construite à Grenade est une merveille architecturale et les peuples de confessions différentes y vivent en bonne entente. Réfugiés dans les montagnes du nord de l’Espagne, les royaumes indépendants chrétiens entreprennent 

religion, continue à dispenser ses enseignements et la parole coranique. Organisant la nouvelle communauté des musulmans, cette doctrine devint assez forte pour s’imposer à la Mecque et unifier l’Arabie. Après la mort de Muhammad, les textes de références sont consignés dans le Coran par les premiers califes, qui entouraient le prophète de son vivant. L’expansion vers le Nord, au nom du djihad est facilitée par le mécontentement des populations soumises aux Empires byzantin et sassanides perses. En douze ans, les byzantins perdent la Palestine, la Syrie, l’Égypte puis sont amputé de l’Iraq.

En 655, l’Empire sassanide  disparait définitivement. L’expansion est alors interrompue par l’affrontement entre le calife Ali, gendre de Muhammad et le gouverneur de Syrie, futur fondateur du califat des omeyyades, Muawiyya. Ce dernier légitima son avènement par la capture d’Aïcha, veuve du prophète. Ali finit par accepter un arbitrage en sa défaveur. Il fut assassiné quelque temps plus tard par certains de ses partisans, qui lui reprochaient d’avoir accepté un tel compromis. Cet évènement est à l’origine des violentes tensions religieuses entre chiites et sunnites

Le mouvement chiite, de nature purement politique, estime que le califat doit être réservé exclusivement aux membres de la famille de Muhammad, c’est à dire aux descendants du cousin et gendre de Muhammad : Ali; alors que les sunnites, étaient favorables à l’élection d’un calife sous les recommandations d’Aïcha (épouse préférée de Muhammad) et autres proches du prophète. Du VIIe au VIIIe siècle l’Islam omeyyade se répand jusqu’au Maghreb en connaissant une certaine résistance de la part des berbères et continue à s’étendre vers l’Ouest jusqu’en Espagne. Ils réussirent même à se frayer un chemin jusqu’aux portes de Poitier. Mais des dissensions éclatent et conduit à la défaite de l’armée omeyyade en 749, en coupant net son expansion au profit d’une nouvelle ère, celle des Abbassides. Le déplacement du califat à Bagdad sous les Abbassides, signifie, en un sens, la revanche de la perse Sassanide. Après que l’empire fut à son apogée, dès la fin du VIIIe siècle, l’Occident musulman a fait pratiquement sécession et s’est divisé en états autonomes: émirat omeyyade de Cordoue, principautés au Maghreb, fatimide du Caire et la

dès le XIe siècle la Reconquête en menant des attaques sur les petits royaumes musulmans, nés de la disparition du califat de Cordoue en 1031. Seul le petit royaume nasride de Grenade maintient après 1232 la présence politique de l’islam en Espagne. Les rois catholiques Ferdinand II, roi d’Aragon et Isabelle de Castille finirent par l’annexer en 1492.

Les seldjoukides, s’emparent de l’Iran du XIe au XIIIe siècle. L’Empire mongole de Timur Lang lui succède au XIVe siècle pour être reprise par une famille iranienne les séfévides, qui prétendent descendre d’Ali Ibn Talib et des rois sassanides. Cette dynastie, originairement sunnite, adhère au XVe siècle à la doctrine chiite. Scellant une alliance avec les Habsbourg d’Occident, il jugulent la poussée ottomane durant cette période de prospérité. Chassés du nord ouest de l’Iran par les mongols, la tribu turque des ottomans s’émancipe aux XIIIe siècle grâce à Oman Ier qui contrôle rapidement l’Ouest de l’Anatolie. Ils remportent une grande victoire par la prise de Constantinople en 1453, avec à sa tête Mehmet II le Conquérant. Il annexera ensuite les Balkans. Les guerres opposant turcs et hongrois seront incessantes. Sous le règne de Soliman Ier appelé Soliman le magnifique, la conquête de l’Europe se poursuit jusqu’aux portes de Vienne. L’empire s’étend sur le pourtour méditerranéen parachevée par l’entrée de Soliman le Magnifique à Bagdad au XVIe siècle. L’expansion ottomane a réalisé l’unification du monde arabe et islamique autour du successeur, désormais incontesté du calife abbasside. Mais en conjuguant leur action, Habsbourg, Vénitiens, à l’ouest et Séfévides à l’est font peser sur l’Empire une lourde menace. Incapable de se réformer, l’Empire Ottoman devient la proie des puissances étrangères au XVIIIe siècle et s’effondre.

  L’Islam considère que toute représentation d’être possédant une âme est illicite et doit être détruite. Comme le judaïsme, l’Islam enjoint de jeter bas les idoles, à l’exemple de son prophète Muhammad, qui renversa les idoles de la Kaaba. L’absence de représentation figurée orienta sensiblement l’art, la culture, l’architecture arabo-musulmane. Ce qui peut expliquer le goût pour l’ornement des lettres, un style architectural plus épuré qu’en Occident, une plus grande sensibilité artistique pour l’harmonie des formes géométriques.

Pascal Coste, Ispahan Cour de la Mosquée du Châh, 1840
Pascal Coste, Ispahan Cour de la Mosquée du Châh, 1840
 
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