Ouroboros
Lecture
Huppe
HUDHUD
Dans la conférence des oiseaux, écrit par Attar, c’est la huppe qui pousse les autres oiseaux à rechercher le Simorgh en répondant à leurs justifications et à leurs questions, les guidant ainsi jusqu’à son royaume. La huppe, qui possède les connaissances secrètes du monde spirituel, est le guide des autres oiseaux en étant capable de répondre à chacune de leur peur ou inquiétude. C’est un oiseau de bonne augure à qui la tâche a été donnée d’apporter les bonnes nouvelles et qui symbolise ‘‘ l’homme parfait ’’ et le guide.

Attar dit de la huppe:
C’est sur toi que le Roi Salomon comptait
Pour porter les messages secrets entre
Sa cour et la lointaine et belle Reine de Sabah.

Comme la huppe facilite la conversion de la Reine de Sabah (Bilqis), à l'islam, grâce à son rôle d'émissaire messager entre elle et le Roi Salomon, dans le Coran, la huppe d’Attar facilite la transformation spirituelle des oiseaux qu’elle conduit, grâce aussi aux remontrances qu'elle peut parfois leur adresser. Salomon, qui comprend le langage des oiseaux, choisit la huppe pour dialoguer de manière privilégiée.


Ouroboros
Symbole du Temps

en Occident

Le paon est important pour beaucoup de cultures et symbolise le paradis, la vie éternelle et l’immortalité de l’âme. Certainement d’origine Indienne, il a représenté la réincarnation et l’âme de l’homme dans la mythologie Hindoue, le Bouddhisme et l’Islam. Dans l’Hindouisme, le paon était employé pour représenter Indra, le dieu du tonnerre, de la pluie et de la guerre. ‘‘ En récompense l’oiseau fut doté de milliers d’yeux dans ses plumes, de la capacité de réjouir quand les pluies venaient et le pouvoir de tuer les serpents. Il a été observé manifestement que l’oiseau attaque les serpents, parade et chante au début de la saison des pluies’’. Ceci peut nous aider à comprendre pourquoi les plumes du paon sont utilisées par certains Hindous et musulmans pour éloigner le mal (Encyclopédia of world, mythology 1975, 221 ). Attar peut avoir eu connaissance de l’importance du paon dans la mythologie Hindoue ou du moins des observations faites sur l’oiseau attaquant les serpents. D’où sa référence aux serpents :

Et bienvenue au paon, de ce paradis d’autrefois,
Qui se laissa séduire par le serpent venimeux et lisse.

Farid al-Din Attar - Mantiq al tayr ou Conférence des oiseaux.

Tout comme Adam tenté par Satan et chassé du paradis, le paon a été également abusé par Satan.

Dans le livre Nahj al-Balâgha, ’Ali ibn Abi Talib loue la beauté et la perfection du paon, disant ‘‘ qu’Allah l’a créé dans de parfaites proportions et arrangé ses nuances avec la meilleure harmonie… Vous devriez imaginer ses plumes telles des
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Motifs

       Nous désignerons ici sous le terme de « Motif » certains sujets de représentations (y compris certains symboles ou allégories) récurrents dans l’histoire de l’art.

Si le motif évoque une forme décorative que l’on répète, le mot désigne aussi le sujet qui domine l’ensemble d’une œuvre et qui se perpétue au fil de la tradition (le motif de la Vierge à l’enfant, du miroir…)

Ce mot induit à la fois l’idée de répétition et de variation. 

Dans le très vaste répertoire des symboles du passé, les artistes ont puisé images et codes de représentation, dont la clef de lecture est parfois perdue. Un même symbole peut avoir aussi un réseau de significations qui diffère selon l’époque ou la culture à travers laquelle l’œuvre a été créée mais aussi selon la place que l’artiste lui a donné au sein de sa composition et parmi les autres symboles qu’il lui a associé. 

La pensée médiévale a réorganisé les grands codes symboliques de l’Antiquité en une nouvelle conception religieuse du monde, en distinguant nettement les principes du bien ou du mal, par exemple.

Le serpent symbolise la menace du mal et de la mort dans de nombreuses 


représentations chrétiennes mais sous la forme d’un serpent qui se mort la queue, ce motif représente l’éternité et devient même symbole de guérison et attribut d’un dieu lorsqu’il est enlacé à un second serpent autour d’une baguette comme il l’est figuré sur le caducée.  

Il ne peut donc exister de code absolu reliant le symbole et ce qu’il symbolise, tel symbole voulant dire telle idée et cette idée seule. 

D’ailleurs, le symbole est fondé sur certaines caractéristiques de l’objet sensible, qui le font ressembler à certains égards à ce dont il est le symbole. L’objet sensible a de nombreux caractères, dont le symbole ne retient que quelques-uns; aussi un même symbole peut-il symboliser les idées ou les êtres les plus divers, voire même contradictoires : le lion peut être le symbolise du Christ, ou celui du Diable, à de plus rares occasions. Des habitudes, des traditions propres aux différentes civilisations, mettent surtout l’accent sur certains caractères du symbole; l’interprétation diffère selon chacune d’elles et nous plonge dans l’erreur si nous l’interprétons de façon absolue et indifférenciée; la chauve-souris, symbole nocturne et diabolique en Occident, est pour l’Extrême-Orient le symbole du bonheur conjugal.

Ainsi un même motif peut varier de significations au fil des époques et en raison des influences culturelles agrégées au fil du temps.