Définitions
Les grands récits mythologiques sont à la base de toutes les cultures du monde. Ainsi, chaque culture a sa propre version de la création du monde, de l’origine de l’humanité, du sens de l’existence, et l’a exprimée à travers les mythes. La mythologie est une explication métaphorique du monde; elle peut être extrêmement complexe. En effet, les mythes explorent davantage qu’ils n’expliquent car ils expriment la quête par l’esprit humain d’un équilibre entre les forces de création et de destruction, entre la vie et la mort. Les mythes de diverses cultures sont souvent liés par des thèmes similaires (l’œuf cosmique, l’océan primordial, la terre mère, etc.).
Les mythes racontent souvent comment quelque chose est venu à l’existence. Or, la création du monde précède toutes les autres. Les mythes qui expliquent la formation de l’univers sont les plus universellement répandus. Ils contiennent de nombreux thèmes et variantes, mais au-delà de leur singularité, ils se rejoignent par des motifs très proches et des constantes.
Il existe quatre grandes catégories permettant de classer les mythes cosmogoniques :
1. création du monde par la pensée, la parole d'un dieu.
2. « plongeon » : un dieu, un animal ou un personnage mythique plonge au fond d'un océan primodial et en rapporte un peu de glaise à partir de laquelle est formée la Terre (ou l'homme dans les récits proposés plus loin)
3. division de la matière primordiale : couple Ciel-Terre devant être séparés (voir Les fils du Ciel et de la Terre); une masse indistincte le Chaos; un oeuf, parfois flottant sur l'océan primordial, la création commençant avec la division de l'œuf.
4. résultat du démembrement d'un géant.
5. arbre Monde ou colonne du ciel.
Il existe quatre grandes catégories permettant de classer les mythes cosmogoniques :
1. création du monde par la pensée, la parole d'un dieu.
2. « plongeon » : un dieu, un animal ou un personnage mythique plonge au fond d'un océan primodial et en rapporte un peu de glaise à partir de laquelle est formée la Terre (ou l'homme dans les récits proposés plus loin)
3. division de la matière primordiale : couple Ciel-Terre devant être séparés (voir Les fils du Ciel et de la Terre); une masse indistincte le Chaos; un oeuf, parfois flottant sur l'océan primordial, la création commençant avec la division de l'œuf.
4. résultat du démembrement d'un géant.
5. arbre Monde ou colonne du ciel.
La voûte céleste
Le cosmos
Dans les cosmogonies antiques, l'ordre du monde est conquis à travers la lutte cruelle entre divinités cosmiques opposées. La création commence par la séparation des éléments primordiaux : la lumière et les ténèbres, le soleil et la lune, les eaux et la terre. Dans certaines traditions, cette séparation est opérée par un principe ordonnateur extérieur (le Démiurge); dans d'autres traditions, le cosmos se dégage du néant de manière autonome.
Le Ciel
Il représente l'ordre universel et le principe supérieur et actif opposé à la terre. Dans presque toutes les langues, il est de genre masculin, bien qu'en Égypte il ait été identifié à la déesse Nous. Symbole d'une dimension lointaine et inaccessible à l'homme, le ciel correspond à la demeure des dieux ou il coïncide avec la divinité elle-même. Dans la mythologie, il est peuplé d'une multitude de divinités qui communiquent avec la terre au moyen de signes annonciateurs: par exemple les phénomènes météorologiques sont tenus pour dépendre entièrement de la volonté ou du caprice divin.
Dans les cosmogonies antiques, l'ordre du monde est conquis à travers la lutte cruelle entre divinités cosmiques opposées. La création commence par la séparation des éléments primordiaux : la lumière et les ténèbres, le soleil et la lune, les eaux et la terre. Dans certaines traditions, cette séparation est opérée par un principe ordonnateur extérieur (le Démiurge); dans d'autres traditions, le cosmos se dégage du néant de manière autonome.
Le Ciel
Il représente l'ordre universel et le principe supérieur et actif opposé à la terre. Dans presque toutes les langues, il est de genre masculin, bien qu'en Égypte il ait été identifié à la déesse Nous. Symbole d'une dimension lointaine et inaccessible à l'homme, le ciel correspond à la demeure des dieux ou il coïncide avec la divinité elle-même. Dans la mythologie, il est peuplé d'une multitude de divinités qui communiquent avec la terre au moyen de signes annonciateurs: par exemple les phénomènes météorologiques sont tenus pour dépendre entièrement de la volonté ou du caprice divin.
La montagne
Elle est bien souvent le lieu de la manifestation du sacré et du divin: le mont Thabor, lieu de sépulture d'Adam et marque du centre du monde, Moïse reçoit les tables de la Loi sur le mont Sinaï, et Jésus-Christ est crucifié sur la colline du Golgotha. C'est aussi sur les pentes d'une montagne que sont situés les portes du royaume des morts, dans la tradition chrétienne.
Le monde grec, fait de ses montagnes (l'Olympe, le Parnasse, l'Hélicon) les demeures des dieux. La montagne sacrée se dresse au centre du monde, et - comme la croix, l'échelle et l'arbre - elle en représente l'axe et la racine.
L'arbre
Cosmos vivant, en croissance continuelle, l'arbre est l'image de la vie dans sa totalité. C 'est pour cette raison qu'il est vénéré chez presque t tous les peuples du monde: chêne, frêne et tilleuls étaient l'objet d'un culte dans le Nord de l'Europe, et figuiers, grenadiers, sycomores et oliviers, dans le bassin méditerranéen.
L'arbre cosmique plonge ses racines dans le ciel et déploie sa ramure dans les entrailles de la terre. Ses branches correspondent au cinq éléments: l'éther, l'air, le feu, l'eau et la terre.
Elle est bien souvent le lieu de la manifestation du sacré et du divin: le mont Thabor, lieu de sépulture d'Adam et marque du centre du monde, Moïse reçoit les tables de la Loi sur le mont Sinaï, et Jésus-Christ est crucifié sur la colline du Golgotha. C'est aussi sur les pentes d'une montagne que sont situés les portes du royaume des morts, dans la tradition chrétienne.
Le monde grec, fait de ses montagnes (l'Olympe, le Parnasse, l'Hélicon) les demeures des dieux. La montagne sacrée se dresse au centre du monde, et - comme la croix, l'échelle et l'arbre - elle en représente l'axe et la racine.
L'arbre
Cosmos vivant, en croissance continuelle, l'arbre est l'image de la vie dans sa totalité. C 'est pour cette raison qu'il est vénéré chez presque t tous les peuples du monde: chêne, frêne et tilleuls étaient l'objet d'un culte dans le Nord de l'Europe, et figuiers, grenadiers, sycomores et oliviers, dans le bassin méditerranéen.
L'arbre cosmique plonge ses racines dans le ciel et déploie sa ramure dans les entrailles de la terre. Ses branches correspondent au cinq éléments: l'éther, l'air, le feu, l'eau et la terre.
L'échelle
L'image de l'échelle indique le désir de rétablir le contact perdu entre l'homme et la divinité, entre les ciel et la terre. Dans les représentations chrétiennes, elles peut compter sept ou douze échelons; tout comme le ciel contiendrait sept strates, symbole d'élévation spirituelle. D'ailleurs, lors de son voyage nocturne jusqu'à la Mecque, le prophète Muhammad traversera les sept cieux.
Le motif biblique de l' "échelle de Jacob" (la porte du ciel) symbolise la rencontre avec Dieu ou un ange messager, teinté d'un certain mystère où rêve et réalité ne sont pas toujours faciles à distinguer, tant les manifestations divines n'apparaissent qu'à de rares privilégiés (le plus souvent sous la forme de visions).
La tour
Elle revêt des significations multiples et opposées. Dans la civilisation babylonienne, elle a pour fonction de permettre l'observation du ciel et de canaliser sur la terre les énergies célestes. Dans la religion juive, elle est symbole de la révolte de l'homme contre Dieu. La tour de Babel reflète la fonction originelle de la tour en tant qu'instrument de la communication entre l'homme et la divinité. Toutefois, condamnée par le monothéisme juif, sa signification est radicalement inversée. À l'instar de l'échelle, la tour devient symbole d'ascension spirituelle dans la tradition chrétienne.
L'image de l'échelle indique le désir de rétablir le contact perdu entre l'homme et la divinité, entre les ciel et la terre. Dans les représentations chrétiennes, elles peut compter sept ou douze échelons; tout comme le ciel contiendrait sept strates, symbole d'élévation spirituelle. D'ailleurs, lors de son voyage nocturne jusqu'à la Mecque, le prophète Muhammad traversera les sept cieux.
Le motif biblique de l' "échelle de Jacob" (la porte du ciel) symbolise la rencontre avec Dieu ou un ange messager, teinté d'un certain mystère où rêve et réalité ne sont pas toujours faciles à distinguer, tant les manifestations divines n'apparaissent qu'à de rares privilégiés (le plus souvent sous la forme de visions).
La tour
Elle revêt des significations multiples et opposées. Dans la civilisation babylonienne, elle a pour fonction de permettre l'observation du ciel et de canaliser sur la terre les énergies célestes. Dans la religion juive, elle est symbole de la révolte de l'homme contre Dieu. La tour de Babel reflète la fonction originelle de la tour en tant qu'instrument de la communication entre l'homme et la divinité. Toutefois, condamnée par le monothéisme juif, sa signification est radicalement inversée. À l'instar de l'échelle, la tour devient symbole d'ascension spirituelle dans la tradition chrétienne.
La voûte céleste vidéo Cosmologie
La cosmogonie (« formation du cosmos » en grec) est le récit symbolique de la création du monde. Chaque religion ou courant spirituel développe sa propre cosmogonie, basée sur des mythes, des traditions ou des allégories.
La cosmologie (« connaissance du cosmos » en grec) est la science qui étudie l’origine, la formation, la structure et l’évolution de l’univers. La cosmologie s’appuie sur la physique et les mathématiques, le but étant d’identifier les lois physiques qui gouvernent l’univers.
La cosmogonie est donc avant toute chose un récit sur les origines du monde; la cosmologie, elle, est de nature scientifique.
La notion d'univers a évolué au cours de l'Histoire. Alors que la Terre était généralement considérée comme un point fixe (théorie géocentrique, défendue entre autres par Aristote et Ptolémée), la Renaissance a vu émerger l'idée que notre planète n'occupait pas de position privilégiée dans l'univers (principe copernicien), et n'en était certainement pas au centre. C'est à partir du XVIIe siècle que les premiers instruments d'observation astronomiques ont fait leur apparition (lunette astronomique de Galilée, puis télescope d'Isaac Newton), permettant d'arpenter le cosmos, et de réfléchir à sa structure, puis, à partir du XXe siècle, à son histoire et son évolution.
La cosmologie (« connaissance du cosmos » en grec) est la science qui étudie l’origine, la formation, la structure et l’évolution de l’univers. La cosmologie s’appuie sur la physique et les mathématiques, le but étant d’identifier les lois physiques qui gouvernent l’univers.
La cosmogonie est donc avant toute chose un récit sur les origines du monde; la cosmologie, elle, est de nature scientifique.
La notion d'univers a évolué au cours de l'Histoire. Alors que la Terre était généralement considérée comme un point fixe (théorie géocentrique, défendue entre autres par Aristote et Ptolémée), la Renaissance a vu émerger l'idée que notre planète n'occupait pas de position privilégiée dans l'univers (principe copernicien), et n'en était certainement pas au centre. C'est à partir du XVIIe siècle que les premiers instruments d'observation astronomiques ont fait leur apparition (lunette astronomique de Galilée, puis télescope d'Isaac Newton), permettant d'arpenter le cosmos, et de réfléchir à sa structure, puis, à partir du XXe siècle, à son histoire et son évolution.
