







Ouest cosmogonies
Ouest - Nord des Amériques
Ouest - sud des Amériques
Mayas
Le ciel et les eaux étaient là , depuis l’éternité. Deux étendues parfaitement vides, silencieuses et sans vie. Tout était en repos, en attente. Deux divinités mayas vivaient alors dans les limbes: Gucumatz, le serpent emplumé, avait lové dans les eaux ses anneaux ornés de plumes vertes et bleues et l’espace céleste était occupé par Huracan, cœur-du-ciel.
Un jour, ils se décidèrent à sortir de leur léthargie et se mirent à discuter du monde, imaginant quantité de choses pour l’animer, lui donner corps, mouvement et vie. Ils parlèrent de l’aube, de la lumière, des arbres, de la germination, des fruits, des herbes, des oiseaux, des insectes. À chaque fois qu’ils prononçaient le nom d’une chose, elle se matérialisait. Ils disaient terre, et la terre fut. Ils sortirent ainsi du néant les montagnes, les plaines, les rivières, les couvrirent de cyprès et de pins. Ils engendrèrent ensuite les oiseaux, les cerfs, les jaguars, les serpents.
Les dieux révélèrent à l’ensemble des animaux le but ultime de leur existence: ils n’étaient là que pour louer le nom de leurs créateurs et les adorer. Ils s’exécutèrent avec empressement et le monde s’emplit de jacassements, de coassements et de mugissements… les dieux consternés, réalisèrent que leur belle œuvre, privée de parole, était parfaitement incapable de chanter leurs louanges. Ils changèrent leurs plans et les animaux furent réduits à l’état de simple nourriture pour les êtres à venir, qui sauraient eux, parler à leurs dieux.
Les dieux se remirent à l’ouvrage et prirent un morceau de terre, auquel ils tentèrent de donner forme humaine. Ils eurent beau pétrir, malaxer, modeler, ils ne réussirent qu’à produire un être mou, dont le corps partait en morceau au moindre de ses mouvements. Les dieux finirent par abandonner et écrabouillèrent sans remords ces premiers hommes.
Un jour, ils se décidèrent à sortir de leur léthargie et se mirent à discuter du monde, imaginant quantité de choses pour l’animer, lui donner corps, mouvement et vie. Ils parlèrent de l’aube, de la lumière, des arbres, de la germination, des fruits, des herbes, des oiseaux, des insectes. À chaque fois qu’ils prononçaient le nom d’une chose, elle se matérialisait. Ils disaient terre, et la terre fut. Ils sortirent ainsi du néant les montagnes, les plaines, les rivières, les couvrirent de cyprès et de pins. Ils engendrèrent ensuite les oiseaux, les cerfs, les jaguars, les serpents.
Les dieux révélèrent à l’ensemble des animaux le but ultime de leur existence: ils n’étaient là que pour louer le nom de leurs créateurs et les adorer. Ils s’exécutèrent avec empressement et le monde s’emplit de jacassements, de coassements et de mugissements… les dieux consternés, réalisèrent que leur belle œuvre, privée de parole, était parfaitement incapable de chanter leurs louanges. Ils changèrent leurs plans et les animaux furent réduits à l’état de simple nourriture pour les êtres à venir, qui sauraient eux, parler à leurs dieux.
Les dieux se remirent à l’ouvrage et prirent un morceau de terre, auquel ils tentèrent de donner forme humaine. Ils eurent beau pétrir, malaxer, modeler, ils ne réussirent qu’à produire un être mou, dont le corps partait en morceau au moindre de ses mouvements. Les dieux finirent par abandonner et écrabouillèrent sans remords ces premiers hommes.
Ils convoquèrent un conseil divin auquel furent conviés deux vieux devins, Ixpiyacoc et son épouse Ixumucane, qui leur annoncèrent que selon les augures et leurs prédictions, la nouvelle race devait être taillée dans le bois.
La terre se peupla alors d’une humanité de bois, bête et insensible et secs et qui n’avaient gardé aucun souvenir de ceux qu’ils étaient censés invoquer. Les démiurges durent se résigner à les détruire et firent pleuvoir sur les malheureux automates un déluge de résine et les livrèrent à une cohorte de démons féroces. Les dieux voulurent créer une troisième race mais la terre dépeuplée et livrée aux démons devait avant cela être débarrassée de tout monstre qui à présent l’occupait. Les jumeaux Hunahpu et Ixbalanque furent chargés de cette mission.
A peine eurent-ils le temps de débarrasser la terre de Vucub Caquix, un oiseau monstrueux qui se prenait pour le soleil et la lune que les seigneurs de Xibalba, le sinistre territoire des morts, les invitèrent à venir disputer une partie de balle chez eux.
Après moult péripéties, les jumeaux arrivèrent au portes du monde des défunts. Là , ils furent soumis à une sévère épreuve par les seigneurs du lieu: on leur confia une torche et un cigare allumé, à charge pour eux de les garder allumés toute la nuit en les empêchant donc de se consumer. Ils dupèrent les dieux en collant un ver luisant au bout du cigare et une plume chatoyante d’ara rouge au bout de la torche. Ils traversèrent ensuite les terribles demeures des lames d'obsidienne, demeure du froid, demeure des jaguars, demeure du feu et arrivèrent à la demeure des chauves-souris, repaire d’un affreux vampire qui décapita Hunahpu et les deux jumeaux furent réduits en cendres.
On raconte aussi que le père des deux jumeaux n’était autre que le dieu du maïs, piégé dans les enfers puis décapité.
La terre se peupla alors d’une humanité de bois, bête et insensible et secs et qui n’avaient gardé aucun souvenir de ceux qu’ils étaient censés invoquer. Les démiurges durent se résigner à les détruire et firent pleuvoir sur les malheureux automates un déluge de résine et les livrèrent à une cohorte de démons féroces. Les dieux voulurent créer une troisième race mais la terre dépeuplée et livrée aux démons devait avant cela être débarrassée de tout monstre qui à présent l’occupait. Les jumeaux Hunahpu et Ixbalanque furent chargés de cette mission.
A peine eurent-ils le temps de débarrasser la terre de Vucub Caquix, un oiseau monstrueux qui se prenait pour le soleil et la lune que les seigneurs de Xibalba, le sinistre territoire des morts, les invitèrent à venir disputer une partie de balle chez eux.
Après moult péripéties, les jumeaux arrivèrent au portes du monde des défunts. Là , ils furent soumis à une sévère épreuve par les seigneurs du lieu: on leur confia une torche et un cigare allumé, à charge pour eux de les garder allumés toute la nuit en les empêchant donc de se consumer. Ils dupèrent les dieux en collant un ver luisant au bout du cigare et une plume chatoyante d’ara rouge au bout de la torche. Ils traversèrent ensuite les terribles demeures des lames d'obsidienne, demeure du froid, demeure des jaguars, demeure du feu et arrivèrent à la demeure des chauves-souris, repaire d’un affreux vampire qui décapita Hunahpu et les deux jumeaux furent réduits en cendres.
On raconte aussi que le père des deux jumeaux n’était autre que le dieu du maïs, piégé dans les enfers puis décapité.
Ses fils, les jumeaux héros partis le secourir purent accéder aux enfers qu’en étant brulés et réduis en cendres. Alors que leurs cendres furent plongées dans l’eau, les jumeaux héros se régénèrent. Ils regagnèrent la terre ferme avec la tête du dieu maïs et ils la plantèrent dans le sol. C’est à partir de ce premier maïs que les premiers mayas auraient été créés.
Les deux frères revinrent se présenter devant leurs bourreaux sous forme de deux sorciers en haillons. Ils prétendirent avoir le pouvoir de se régénérer et de ramener à la vie qui ils voulaient. Ils mirent leurs affirmations en pratique en mourant puis en ressuscitant devant l’assemblée infernale éblouie.
Tout le monde voulu tester ce nouveau jeu et les faux sorciers découpèrent les divinités maléfiques consentantes. Ils prirent bien garde de ne pas les faire revenir et c’est ainsi que le monde fut nettoyé de ses démons. Avant l’arrivée des vrais hommes.
Quatre humains mâles furent moulés à partir des maïs blanc et jaune; et furent à la hauteur des espérances des dieux: le troisième homme était beau, brave, bien fait, intelligent. Il avait de la mémoire et de la sagesse et son premier acte fut de rendre grâce à ses pères. Ceux-ci l’écoutèrent avec attention jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que ces hommes étaient un peu trop parfaits: ils voyaient tout. Ils avaient la vue aussi perçante que celle des dieux. Les divinités décidèrent de limiter leur vision. Ils voilèrent leurs yeux comme l’haleine soufflée sur un miroir, leur interdisant d’avoir accès au tout. Une petite partie du monde seulement resta accessible à l’humanité, et c’est ainsi qu’elle perdit la sagesse et la science des premiers âges mais reçu la femme en compensation. Le soleil se leva enfin sur ce dernier monde, et tout put commencer.
Les deux frères revinrent se présenter devant leurs bourreaux sous forme de deux sorciers en haillons. Ils prétendirent avoir le pouvoir de se régénérer et de ramener à la vie qui ils voulaient. Ils mirent leurs affirmations en pratique en mourant puis en ressuscitant devant l’assemblée infernale éblouie.
Tout le monde voulu tester ce nouveau jeu et les faux sorciers découpèrent les divinités maléfiques consentantes. Ils prirent bien garde de ne pas les faire revenir et c’est ainsi que le monde fut nettoyé de ses démons. Avant l’arrivée des vrais hommes.
Quatre humains mâles furent moulés à partir des maïs blanc et jaune; et furent à la hauteur des espérances des dieux: le troisième homme était beau, brave, bien fait, intelligent. Il avait de la mémoire et de la sagesse et son premier acte fut de rendre grâce à ses pères. Ceux-ci l’écoutèrent avec attention jusqu’à ce qu’ils s’aperçoivent que ces hommes étaient un peu trop parfaits: ils voyaient tout. Ils avaient la vue aussi perçante que celle des dieux. Les divinités décidèrent de limiter leur vision. Ils voilèrent leurs yeux comme l’haleine soufflée sur un miroir, leur interdisant d’avoir accès au tout. Une petite partie du monde seulement resta accessible à l’humanité, et c’est ainsi qu’elle perdit la sagesse et la science des premiers âges mais reçu la femme en compensation. Le soleil se leva enfin sur ce dernier monde, et tout put commencer.
Aztèques
Le monde aztèque est le cinquième et dernier soleil de la création. Quatre mondes l’ont précédé, crées successivement par les dieux Tezcatlipoca et Quetzalcoatl, qui chacun à leur tour détruisirent la création de son adversaire. Tezcatlipoca était un dieu protéiforme aux multiples. avatars, sa couleur est le noir, il est maitre du ciel, de la nuit, du froid et des ombres, l’inquiétant et obscur miroir-fumée, le patron des sorciers capable de lire l’avenir dans les miroirs. Redouté des guerriers, les aztèques l’appelaient aussi « celui dont nous sommes les esclaves ». Quetzalcoatl, lui, était le serpent à plumes, une divinité associée à la direction de l’est, à la couleur blanche, à l’eau, à la fertilité, à la vie et à la résurrection, patron des calendriers et des scribes.
Lorsque Tezcatlipoca créa le premier soleil: le soleil du jaguar, le monde fut peuplé par des géants, le soleil de vent lui succéda mais fut à son tour balayé et ses habitants transformés en singes.
Puis le troisième soleil, le soleil-pluie bénéficia de la protection du dieu Tlaloc, le très ancien dieu des eaux et des éclairs. Quetzalcoatl le noya sous une pluie de feu et changea ses occupants en dindons.
Le quatrième monde, soleil d'Eau, fut sous la protection de Chialchiuhtlicue, épouse de Tlaloc et déesse des fleuves et des lacs. Il ne résista pas au déluge qui s’abattit sur lui. Le ciel tomba sur la terre et métamorphosa les malheureux hommes qui y vivaient en poissons.
Un seul couple Tata et Nene échappa au cataclysme grâce à Tezcatlipoca qui leur conseilla de s’abriter dans un arbre creux. Il leur fournit des épis de maïs en leur recommandant de ne rien manger d’autre, mais ils désobéirent.
Lorsque Tezcatlipoca créa le premier soleil: le soleil du jaguar, le monde fut peuplé par des géants, le soleil de vent lui succéda mais fut à son tour balayé et ses habitants transformés en singes.
Puis le troisième soleil, le soleil-pluie bénéficia de la protection du dieu Tlaloc, le très ancien dieu des eaux et des éclairs. Quetzalcoatl le noya sous une pluie de feu et changea ses occupants en dindons.
Le quatrième monde, soleil d'Eau, fut sous la protection de Chialchiuhtlicue, épouse de Tlaloc et déesse des fleuves et des lacs. Il ne résista pas au déluge qui s’abattit sur lui. Le ciel tomba sur la terre et métamorphosa les malheureux hommes qui y vivaient en poissons.
Un seul couple Tata et Nene échappa au cataclysme grâce à Tezcatlipoca qui leur conseilla de s’abriter dans un arbre creux. Il leur fournit des épis de maïs en leur recommandant de ne rien manger d’autre, mais ils désobéirent.
Sortant de leur cachette, épuisés et affamés, ils attrapèrent un beau poisson et le cuisinèrent. Horrifié par cet acte de cannibalisme, le dieu décapita les coupables et colla leurs têtes sur leurs derrières. Et c’est ainsi que naquirent les chiens.
Tezcatlipoca et Quetzalcoatl décidèrent de ne plus rivaliser pour que le monde ait une chance d’exister. Ils façonnèrent ensemble la terre à partir du corps d’un monstre gigantesque ressemblant à un crocodile, Tlaltecuhtli.
Tous deux avaient été horrifiés par son appétit féroce et avaient décidé qu’une telle créature ne saurait exister dans le cinquième monde. Ils se transformèrent en serpents et s’enroulèrent autour des membres de la bête, puis chacun tira de son côté et Tlaltecuhtli périt écartelé entre les deux puissances. La création des hommes est l’oeuvre du seul serpent à plumes. Pour cela il dut se rendre au séjour des trépassés. Ils se présenta devant les maîtres des lieux Mictlantecuhtli et son épouse Mictlancihuatl et leur demanda les os de ceux qui avaient peuplés le quatrième monde.
Après quelques hésitations, Quetzalcoatl finit par se passer de toute approbation et vola quelques os. Furieux, Mictlantecuhtli lui tendit un piège: il fit creuser un fossé et envoya une caille effrayer le fugitif qui chuta dans le trou. La caille saccagea les os en les picorant les brisant ainsi en mille morceaux (d’où différentes statures chez les humains). Serpent à plume dut se résigner à créer les hommes à partir de ces restes et le fit venir à la vie avec un peu de son sang. Les dieux voulurent fournir aux hommes un soleil. Les divinités tinrent conseil dans l’antique cité Teotihuacan et arrivèrent à la conclusion que l’un des leurs devait pour cela se sacrifier pour devenir l'ultime soleil.
Tezcatlipoca et Quetzalcoatl décidèrent de ne plus rivaliser pour que le monde ait une chance d’exister. Ils façonnèrent ensemble la terre à partir du corps d’un monstre gigantesque ressemblant à un crocodile, Tlaltecuhtli.
Tous deux avaient été horrifiés par son appétit féroce et avaient décidé qu’une telle créature ne saurait exister dans le cinquième monde. Ils se transformèrent en serpents et s’enroulèrent autour des membres de la bête, puis chacun tira de son côté et Tlaltecuhtli périt écartelé entre les deux puissances. La création des hommes est l’oeuvre du seul serpent à plumes. Pour cela il dut se rendre au séjour des trépassés. Ils se présenta devant les maîtres des lieux Mictlantecuhtli et son épouse Mictlancihuatl et leur demanda les os de ceux qui avaient peuplés le quatrième monde.
Après quelques hésitations, Quetzalcoatl finit par se passer de toute approbation et vola quelques os. Furieux, Mictlantecuhtli lui tendit un piège: il fit creuser un fossé et envoya une caille effrayer le fugitif qui chuta dans le trou. La caille saccagea les os en les picorant les brisant ainsi en mille morceaux (d’où différentes statures chez les humains). Serpent à plume dut se résigner à créer les hommes à partir de ces restes et le fit venir à la vie avec un peu de son sang. Les dieux voulurent fournir aux hommes un soleil. Les divinités tinrent conseil dans l’antique cité Teotihuacan et arrivèrent à la conclusion que l’un des leurs devait pour cela se sacrifier pour devenir l'ultime soleil.
On désigna un dieu difforme, infirme, pauvre et couvert de pustules appelé Nanahuatzin, mais un dieu hautin et riche,Tecuciztecalt, se présenta à son tour et l’assemblée se retrouva face à deux soleils potentiels.
Les deux élus avant d’être sacrifiés, firent des offrandes. Tandis que Tecuciztecalt apporta plumes, or, jade et encens, Nanahuatzin offrit des épines tachées de son sang et des roseaux.
Quand vint le jour du sacrifice, le premier revêtit ses habits paré de plumes et taillés dans du simple papier pour l’autre. Quatre fois, Tecuciztecalt recula lorsqu’il tenta de se jeter dans le bûcher mais Nanahuatzin n’hésita pas un instant. Encouragé par son exemple Tecuciztecalt finit lui aussi par s’immoler. Les dieux attendirent alors que leurs corps soient réduits en cendre, puis se mirent à guetter leur retour sous la forme de Tonatiuh, le cinquième soleil. Les uns regardèrent vers le nord, les autres vers l’ouest et le sud mais c’est à l’est que les deux sacrifiés firent leur apparition. Nanahuatzin comme soleil et Tecuciztecalt sous l’aspect de la lune.
Cette dernière était alors tellement brillante que les dieux lui jetèrent un lapin au visage, qui l’obscurcit en la couvrant d’une grosse tache.
Hélas Tonatiuh ne semblait pas vouloir bouger et les dieux commencèrent à s’inquiéter: s’il restait immobile, toute leur création brûlerait. Ils réalisèrent qu’il n’y avait qu’un seul moyen terrible de sauver ce nouveau monde. Un par un, ils vinrent s’étendre sur le dos devant Quetzalcoatl qui leur ouvrit la poitrine, arracha leur coeur et l’offrit, fumant à Tonatiuh, qui se mit enfin en mouvement. Lorsqu’il est au zénith, chaque jour les aztèques devaient l’abreuver de sang sous peine de briser l’ordre cosmique et de précipiter la fin d’un monde programmée dans un ultime tremblement de terre.
Les deux élus avant d’être sacrifiés, firent des offrandes. Tandis que Tecuciztecalt apporta plumes, or, jade et encens, Nanahuatzin offrit des épines tachées de son sang et des roseaux.
Quand vint le jour du sacrifice, le premier revêtit ses habits paré de plumes et taillés dans du simple papier pour l’autre. Quatre fois, Tecuciztecalt recula lorsqu’il tenta de se jeter dans le bûcher mais Nanahuatzin n’hésita pas un instant. Encouragé par son exemple Tecuciztecalt finit lui aussi par s’immoler. Les dieux attendirent alors que leurs corps soient réduits en cendre, puis se mirent à guetter leur retour sous la forme de Tonatiuh, le cinquième soleil. Les uns regardèrent vers le nord, les autres vers l’ouest et le sud mais c’est à l’est que les deux sacrifiés firent leur apparition. Nanahuatzin comme soleil et Tecuciztecalt sous l’aspect de la lune.
Cette dernière était alors tellement brillante que les dieux lui jetèrent un lapin au visage, qui l’obscurcit en la couvrant d’une grosse tache.
Hélas Tonatiuh ne semblait pas vouloir bouger et les dieux commencèrent à s’inquiéter: s’il restait immobile, toute leur création brûlerait. Ils réalisèrent qu’il n’y avait qu’un seul moyen terrible de sauver ce nouveau monde. Un par un, ils vinrent s’étendre sur le dos devant Quetzalcoatl qui leur ouvrit la poitrine, arracha leur coeur et l’offrit, fumant à Tonatiuh, qui se mit enfin en mouvement. Lorsqu’il est au zénith, chaque jour les aztèques devaient l’abreuver de sang sous peine de briser l’ordre cosmique et de précipiter la fin d’un monde programmée dans un ultime tremblement de terre.
Incas
Pour les Incas, la Mer et la Terre étaient deux déesses. La première était Mama Cocha «mère mer», patronne des pêcheurs et des marins. La seconde était Pacha Mama «terre mère», parèdre du dieu soleil Inti. Elle aurait épousé Pachaca-mac, le dieu du feu et de la pluie, et créa avec lui les étoiles, le soleil, la lune et le monde
Le dieu de l’orage Illapu était une divinité belliqueuse, dont l’arme était la foudre.
Un jour, alors qu’il traversait le ciel à grande foulées en projetant une ombre immense qui devint la voie lactée, il visa de sa fronde une cruche d’eau que portait sa soeur.
Le bruit que fit la fronde en se détendant fit retentir le tonnerre, la pierre qui fendit les airs créa un éclair étincelant et lorsqu’elle frappa la cruche, la pluie se mit à tomber du ciel
Le dieu créateur Viracocha émergea un jour du lac Titicaca pour créer une race de géants. mais ces créatures lui déplurent et il suscita pour les anéantir un grand déluge. C’est alors qu’il créa les premiers hommes à partir de galets qu’il avait ramassé près du lac.
Selon une version, il les confina dans une caverne en attendant le moment propice à leur émergence.
Le dieu de l’orage Illapu était une divinité belliqueuse, dont l’arme était la foudre.
Un jour, alors qu’il traversait le ciel à grande foulées en projetant une ombre immense qui devint la voie lactée, il visa de sa fronde une cruche d’eau que portait sa soeur.
Le bruit que fit la fronde en se détendant fit retentir le tonnerre, la pierre qui fendit les airs créa un éclair étincelant et lorsqu’elle frappa la cruche, la pluie se mit à tomber du ciel
Le dieu créateur Viracocha émergea un jour du lac Titicaca pour créer une race de géants. mais ces créatures lui déplurent et il suscita pour les anéantir un grand déluge. C’est alors qu’il créa les premiers hommes à partir de galets qu’il avait ramassé près du lac.
Selon une version, il les confina dans une caverne en attendant le moment propice à leur émergence.
Après avoir créé les hommes Viracocha se mit en retrait pour veiller sur eux. Il prit l’apparence d’un mendiant et erra parmi eux pour accomplir des miracles et enseigner la sagesse.
Mais de nombreux hommes l’ignorèrent, et le dieu revint en larmes de son voyage sur terre. Il pensait que ses pleurs causeraient un jour un nouveau déluge qui détruirait l’humanité.
Manco Capac, premier roi vivait alors avec son peuple des andes dans la caverne en compagnie aussi de ses trois frères et ses trois soeurs. Un jour Manco Capac et ses proches furent déposés par le dieu-soleil Inti sur les rives du lac Titicaca.
Le dieu lui confia un bâton d’or et lui intima de partir explorer la région, en veillant à plonger le bâton dans le sol chaque fois qu’ils s’arrêteraient
pour se reposer. Il leur annonça qu’il parviendraient finalement en un lieu où le bâton s’enfoncerait dans le sol jusqu’à y disparaitre complètement. Ce serait le signe que la terre y était profonde et fertile, sur ce site. Manco Capac devrait fonder une grande ville.
Les hommes suivirent les conseils du dieu et fondèrent la capitale de leur royaume Cuzco.
Mais de nombreux hommes l’ignorèrent, et le dieu revint en larmes de son voyage sur terre. Il pensait que ses pleurs causeraient un jour un nouveau déluge qui détruirait l’humanité.
Manco Capac, premier roi vivait alors avec son peuple des andes dans la caverne en compagnie aussi de ses trois frères et ses trois soeurs. Un jour Manco Capac et ses proches furent déposés par le dieu-soleil Inti sur les rives du lac Titicaca.
Le dieu lui confia un bâton d’or et lui intima de partir explorer la région, en veillant à plonger le bâton dans le sol chaque fois qu’ils s’arrêteraient
pour se reposer. Il leur annonça qu’il parviendraient finalement en un lieu où le bâton s’enfoncerait dans le sol jusqu’à y disparaitre complètement. Ce serait le signe que la terre y était profonde et fertile, sur ce site. Manco Capac devrait fonder une grande ville.
Les hommes suivirent les conseils du dieu et fondèrent la capitale de leur royaume Cuzco.
Pour les Incas, l’arc-en-ciel était une divinité prenant la forme d’un serpent à deux têtes, nommée Cuichi. S’ils ignoraient l’origine de ses multiples couleurs, le lien qui existait entre l’arc-en-ciel et le soleil ne leur échappait pas. Ils voyaient en lui un don ou signe envoyé par Inti et la manifestation de la présence du bienveillant Cuichi. Parce qu’il semblait relier le monde céleste des dieux au monde terrestre des hommes, Cuichi était regardé comme le messager du ciel, qui aidait les dieux du soleil comme de la pluie à transmettre leurs bienfaits à la terre.
La déesse lunaire Mama Quilla était selon certains la soeur d’Inti. Lors des éclipses lunaires, les incas croyaient qu’un monstre cherchait à dévorer Mama Quilla, signe annonciateur de désastres.
Ils brandissaient alors leurs armes vers le ciel en faisant un grand vacarme pour effrayer le monstre. Mama Quilla était aussi la déesse des femmes: elle veillait à ce que les voeux du mariage soient respectés et favorisait leur fécondité.
Tukanos
Le monde d’avant le monde était habité par deux frères jumeaux, Lune et soleil. Ils restèrent longtemps seuls, jusqu’à ce que le second se fasse un enfant tout seul, une fille qu’il prit pour épouse. Lune assista à l’inceste commis par son frère, au cours duquel la jeune fille eut ses premières règles; des gouttelettes de sang volèrent jusqu’à lui et tachèrent son visage de manière indélébile. Amoureux de sa nièce, Lune tenta de la séduire. Soleil n’apprécia guère les avances déplacées de son frère et lui arracha sa belle coiffe de plumes brillantes. Il la remplaça par une plus petite couronne, faite de plumes blanches faiblement luisantes et le renvoya. Depuis les deux frères sont séparés et se tiennent soigneusement à l’écart l’un de l’autre.
La lune est devenue le soleil de nuit et incarne le séducteur et l’adultère. La nuit il prend l’apparence d’un homme et descend violer les femmes endormies. La lune hante aussi les cimetières pour dévorer les cadavres.
C’est soleil qui créa l’univers, lui donna vie et stabilité. Il fit venir la terre, avec ses forêts, ses rivières, ses animaux et ses plantes. Il lui donna la forme ronde, immense et de couleur rouge, celle du sang et de la vie. En dessous, se trouve un autre monde, de couleur verte.
La lune est devenue le soleil de nuit et incarne le séducteur et l’adultère. La nuit il prend l’apparence d’un homme et descend violer les femmes endormies. La lune hante aussi les cimetières pour dévorer les cadavres.
C’est soleil qui créa l’univers, lui donna vie et stabilité. Il fit venir la terre, avec ses forêts, ses rivières, ses animaux et ses plantes. Il lui donna la forme ronde, immense et de couleur rouge, celle du sang et de la vie. En dessous, se trouve un autre monde, de couleur verte.
C’est là que vont les âmes des morts et que se trouve, à l’est, le lac où se jettent toutes les rivières terrestres. Vue de ce monde, c’est à dire par en dessous, la terre est transparente. Et ressemble à une gigantesque toile d’araignée.
Le soleil fit ensuite jaillir la voie lactée du monde souterrain, un courant d’écume venteux s’écoulant d’est en ouest, dangereuse pour qui la traverse afin de communiquer avec le monde des esprits. Elle sépare en deux le ciel, que les chamans tukanos concevaient comme un gigantesque cerveau. Dans la voie lactée se trouvait une poudre qui provenait à l’origine du nombril du soleil et qui provoque les hallucinations grâce auxquelles les hommes peuvent entrer en contact avec les divinités. Elle est aussi le territoire des maladies et du mal, une zone dangereuse et chargée de maléfices.
Quand le soleil créa les hommes, il donna naissance à un exemplaire pour chacune des tribus qui peupleront la forêt amazonienne. Il leur expédia un guide, appelé Pamuri-Maxsë, pour les sortir du monde souterrain et les accompagner jusqu’au territoire qu’ils devaient peupler. Avant le départ, il confia à chacun une petite bourse noire sur laquelle ils devaient veiller. Ils embarquèrent ensuite à bord d’une grande pirogue. Il s’agissait en réalité d’un gigantesque anaconda.
Le soleil fit ensuite jaillir la voie lactée du monde souterrain, un courant d’écume venteux s’écoulant d’est en ouest, dangereuse pour qui la traverse afin de communiquer avec le monde des esprits. Elle sépare en deux le ciel, que les chamans tukanos concevaient comme un gigantesque cerveau. Dans la voie lactée se trouvait une poudre qui provenait à l’origine du nombril du soleil et qui provoque les hallucinations grâce auxquelles les hommes peuvent entrer en contact avec les divinités. Elle est aussi le territoire des maladies et du mal, une zone dangereuse et chargée de maléfices.
Quand le soleil créa les hommes, il donna naissance à un exemplaire pour chacune des tribus qui peupleront la forêt amazonienne. Il leur expédia un guide, appelé Pamuri-Maxsë, pour les sortir du monde souterrain et les accompagner jusqu’au territoire qu’ils devaient peupler. Avant le départ, il confia à chacun une petite bourse noire sur laquelle ils devaient veiller. Ils embarquèrent ensuite à bord d’une grande pirogue. Il s’agissait en réalité d’un gigantesque anaconda.
Les poissons jusqu’ici absents de l’univers terrestre s’agglutinèrent autour de lui et le serpent remonta le courant des fleuves pendant des jours et des jours. L’un des hommes ouvrit un des sacs confiés et des milliers, des millions de fourmis noires s’en échappèrent. Elles étaient si nombreuses qu’elles masquaient la lumière solaire et tout fut soudain plongé dans l’obscurité. Ce fut la première nuit.
Pamuri-Maxsë donna un ver luisant à chacun de ses passagers pour s’éclairer un peu, mais les fourmis ne cessaient de se multiplier, étouffant de leur noirceur le moindre rai de lumière.
Le soleil dut intervenir, il fouetta le sac avec une baguette et les fourmis retournèrent dedans. Quelques unes s’échappèrent et se répandre ainsi sur terre. Le voyage se poursuivit puis un jour, la pirogue-serpent fut arrêtée par un énorme rocher creux. Les hommes crurent qu’ils étaient parvenus à destination et s’échappèrent par un trou creusé à l’avant de leur embarcation. Pamuri-Maxsë tenta de le refermer avec son pied mais il était trop tard, tout son petit monde se dispersa dans la forêt à jamais.
Pamuri-Maxsë donna un ver luisant à chacun de ses passagers pour s’éclairer un peu, mais les fourmis ne cessaient de se multiplier, étouffant de leur noirceur le moindre rai de lumière.
Le soleil dut intervenir, il fouetta le sac avec une baguette et les fourmis retournèrent dedans. Quelques unes s’échappèrent et se répandre ainsi sur terre. Le voyage se poursuivit puis un jour, la pirogue-serpent fut arrêtée par un énorme rocher creux. Les hommes crurent qu’ils étaient parvenus à destination et s’échappèrent par un trou creusé à l’avant de leur embarcation. Pamuri-Maxsë tenta de le refermer avec son pied mais il était trop tard, tout son petit monde se dispersa dans la forêt à jamais.
Chimanes
Enfermé dans une calebasse, le monde chimane butait à l’ouest contre les imposants sommets de la cordillère des Andes et se resserrait à l’est sur un espace indéterminé. Entre les deux, une étendue de forêt et de savane traversée par un fleuve, était la colonne vertébrale de ce monde…
La terre fut l’œuvre de deux frères, Dojity et Micha, qui la créèrent en jetant au ciel une couverture qui se mit à s’agrandir, s’agrandir jusqu’à atteindre la taille souhaitée. Elle était terriblement instable et n’arrêtait pas d’osciller, comme un navire pris dans la houle, et se retourna au moins une fois: le dessous devint le dessus et vice-versa. Elle avait aussi la fâcheuse manie de pivoter sur elle-même, et nul ne sait si ce qu’on appelle ouest aujourd’hui n’était pas l’est des temps jadis…
Dojity fut contraint de trouver un moyen de la stabiliser. Il fit voler un oiseau vers l’ouest, la terre se souleva et se gondola en suivant les lignes sinueuses de son vol, et c’est ainsi que naquirent les Andes.
Le ciel des premiers temps n’avait rien à envier à la terre: très bas, il tombait sans arrêt sur elle, écrasant tout sur son passage.
Il fallut le courage et la détermination d’un petit lézard, appelé Noco, pour oser le remettre à sa place et l’y maintenir. Noco fut adopté dès sa naissance par une vieille femme qui vivait seule. Il vécut dans une poterie qu’elle changeait à chaque fois qu’elle devenait trop étroite pour lui.
La nuit, il l’aidait à pêcher. Pour cela, Noco se couchait en travers d’un cours d’eau, lui barrant la route et l’empêchant de couler, et la vieille n’avait plus qu’à se baisser pour récupérer en aval les poissons asphyxiés.
Plus le lézard grandissait, plus gros étaient les poissons capturés. Les gens du village commencèrent à jaser sur cette soudaine bonne fortune et la vieille leur révéla son secret. Le soir même, Noco s’en alla au ciel accomplir sa mission.
La terre fut l’œuvre de deux frères, Dojity et Micha, qui la créèrent en jetant au ciel une couverture qui se mit à s’agrandir, s’agrandir jusqu’à atteindre la taille souhaitée. Elle était terriblement instable et n’arrêtait pas d’osciller, comme un navire pris dans la houle, et se retourna au moins une fois: le dessous devint le dessus et vice-versa. Elle avait aussi la fâcheuse manie de pivoter sur elle-même, et nul ne sait si ce qu’on appelle ouest aujourd’hui n’était pas l’est des temps jadis…
Dojity fut contraint de trouver un moyen de la stabiliser. Il fit voler un oiseau vers l’ouest, la terre se souleva et se gondola en suivant les lignes sinueuses de son vol, et c’est ainsi que naquirent les Andes.
Le ciel des premiers temps n’avait rien à envier à la terre: très bas, il tombait sans arrêt sur elle, écrasant tout sur son passage.
Il fallut le courage et la détermination d’un petit lézard, appelé Noco, pour oser le remettre à sa place et l’y maintenir. Noco fut adopté dès sa naissance par une vieille femme qui vivait seule. Il vécut dans une poterie qu’elle changeait à chaque fois qu’elle devenait trop étroite pour lui.
La nuit, il l’aidait à pêcher. Pour cela, Noco se couchait en travers d’un cours d’eau, lui barrant la route et l’empêchant de couler, et la vieille n’avait plus qu’à se baisser pour récupérer en aval les poissons asphyxiés.
Plus le lézard grandissait, plus gros étaient les poissons capturés. Les gens du village commencèrent à jaser sur cette soudaine bonne fortune et la vieille leur révéla son secret. Le soir même, Noco s’en alla au ciel accomplir sa mission.
Prenant appui de part et d’autre de la terre, il s’étira en travers du firmament et le souleva, l’empêchant depuis lors de dégringoler sur terre.
Dojity et Micha se rendirent un jour chez leur soeur Dovo’s. Ils décidèrent de jouer un mauvais tour à leur frère le soleil. Une fois qu’ils seraient au zénith, ils l’inviteraient à se joindre à eux et lui feraient boire une telle quantité d’alcool que l’astre saoul, ne pourraient plus bouger. Toute la terre serait alors brûlée. Cela amusait beaucoup les deux jumeaux mais Dovo’s veillait: elle le fit boire tant et si bien qu’ils s’endormirent, et le soleil put passer tranquillement son chemin.
Au réveil les deux frères se mirent à pleurer en s’apercevant qu’ils avaient manqué cette occasion et leurs larmes se transformèrent en une liane qui coula jusqu’à la terre et décidèrent de l’utiliser pour descendre. dojity ne résista pas à l’envie de faire chuter Micha qui se cassa en deux morceaux, sa tête roula et dojity tenta de la recoller sur son corps. La tête de Micha fut placée sur son postérieur et c’est sous cette apparence que Micha désormais apparait.
En explorant le vaste monde, ils tombèrent en chemin sur les femmes-grenouilles. Durant leur hospitalité Dojity viola toutes les femmes-grenouilles. Outragées ces dernières enfermèrent les deux frères dans une hutte en attendant de décider de leur sort.
Pendant que Dojity dormait, Micha creusa un long tunnel qui le conduisit de l’autre côté de l’endroit où le ciel et la terre se rencontraient, à l’extrémité est du monde. Prenant soin d’effacer les traces de son évasion, il y établit sa demeure et n’en bougea plus.
Lorsque Dojity se réveilla, il fut très inquiet de ne pas voir son frère à ses côtés. Pour le retrouver, il devait trouver le moyen de s’échapper.
Dojity et Micha se rendirent un jour chez leur soeur Dovo’s. Ils décidèrent de jouer un mauvais tour à leur frère le soleil. Une fois qu’ils seraient au zénith, ils l’inviteraient à se joindre à eux et lui feraient boire une telle quantité d’alcool que l’astre saoul, ne pourraient plus bouger. Toute la terre serait alors brûlée. Cela amusait beaucoup les deux jumeaux mais Dovo’s veillait: elle le fit boire tant et si bien qu’ils s’endormirent, et le soleil put passer tranquillement son chemin.
Au réveil les deux frères se mirent à pleurer en s’apercevant qu’ils avaient manqué cette occasion et leurs larmes se transformèrent en une liane qui coula jusqu’à la terre et décidèrent de l’utiliser pour descendre. dojity ne résista pas à l’envie de faire chuter Micha qui se cassa en deux morceaux, sa tête roula et dojity tenta de la recoller sur son corps. La tête de Micha fut placée sur son postérieur et c’est sous cette apparence que Micha désormais apparait.
En explorant le vaste monde, ils tombèrent en chemin sur les femmes-grenouilles. Durant leur hospitalité Dojity viola toutes les femmes-grenouilles. Outragées ces dernières enfermèrent les deux frères dans une hutte en attendant de décider de leur sort.
Pendant que Dojity dormait, Micha creusa un long tunnel qui le conduisit de l’autre côté de l’endroit où le ciel et la terre se rencontraient, à l’extrémité est du monde. Prenant soin d’effacer les traces de son évasion, il y établit sa demeure et n’en bougea plus.
Lorsque Dojity se réveilla, il fut très inquiet de ne pas voir son frère à ses côtés. Pour le retrouver, il devait trouver le moyen de s’échapper.
Il fit semblant d’être mort et se laissa couvrir par une multitude de vers. Dégoutées par ce qu’elles pensaient être un répugnant cadavre en décomposition, les femmes-grenouilles le jetèrent dans la rivière.
Descendant le cours d’eau, dojity transformait chaque humain qu’il avait le malheur de croiser sur son chemin en un animal comestible afin de se nourrir.
Un jour il croisa un groupe d’oiseaux qui volait dans la même direction que lui. Il leur demanda des plumes pour pouvoir se confectionner des ailes et voyager ainsi dans les airs. Les oiseaux acceptèrent, à la condition qu’il se garde d’imiter le cri de leurs femelles. Ce que bien sûr Dojity s’empressa de faire, et il perdit toutes les plumes.
Il chuta sur un arbre, et il réussit à persuader une chenille de l’aider. Une fois au sol, il la fit tomber et la malheureuse se brisa tous les os… il arriva enfin au bout du monde.
Micha habitait au delà de cette limite et Dojity réfléchit au meilleur moyen de se rendre chez lui. Il devait écarter les mâchoires du ciel et de la terre, les bloquer et se faufiler à l’intérieur. Lorsqu’il se retrouva devant Micha, il découvrit que son frère s’était marié à deux femmes et avait eu une fils. Sans rancune Micha fit bon accueil à son terrible frère. Ce dernier ne pu s’empêcher de repartir vers l’ouest en kidnappant l’une de ses belles-soeurs, avec qui il eut un fils en chemin. Il les transforma tous deux en sel lorsqu’il parvint au pied de la cordillère des Andes. Il demanda à un oiseau si c’était là le centre du monde mais l’animal envoyé en éclaireur lui annonça que c’était la ville qui se trouvait aux sommets qui l’était: la Paz, où Dojity définitivement s’installa.
Descendant le cours d’eau, dojity transformait chaque humain qu’il avait le malheur de croiser sur son chemin en un animal comestible afin de se nourrir.
Un jour il croisa un groupe d’oiseaux qui volait dans la même direction que lui. Il leur demanda des plumes pour pouvoir se confectionner des ailes et voyager ainsi dans les airs. Les oiseaux acceptèrent, à la condition qu’il se garde d’imiter le cri de leurs femelles. Ce que bien sûr Dojity s’empressa de faire, et il perdit toutes les plumes.
Il chuta sur un arbre, et il réussit à persuader une chenille de l’aider. Une fois au sol, il la fit tomber et la malheureuse se brisa tous les os… il arriva enfin au bout du monde.
Micha habitait au delà de cette limite et Dojity réfléchit au meilleur moyen de se rendre chez lui. Il devait écarter les mâchoires du ciel et de la terre, les bloquer et se faufiler à l’intérieur. Lorsqu’il se retrouva devant Micha, il découvrit que son frère s’était marié à deux femmes et avait eu une fils. Sans rancune Micha fit bon accueil à son terrible frère. Ce dernier ne pu s’empêcher de repartir vers l’ouest en kidnappant l’une de ses belles-soeurs, avec qui il eut un fils en chemin. Il les transforma tous deux en sel lorsqu’il parvint au pied de la cordillère des Andes. Il demanda à un oiseau si c’était là le centre du monde mais l’animal envoyé en éclaireur lui annonça que c’était la ville qui se trouvait aux sommets qui l’était: la Paz, où Dojity définitivement s’installa.
Navajos
Le premier monde navajo, de couleur rouge, recouvert d’un ciel en forme de hutte était habité par un peuple bizarre, qui ressemblait à des insectes. Ils vivaient sans aucun tabou et ne manifestaient aucun respect envers les dieux. Leur comportement les ayant rendu indésirables dans ce monde, ils furent priés de le quitter et s’envolèrent dans le ciel. Là , ils découvrirent un trou. Qui les mena dans le deuxième monde.
De couleur verte, celui-ci abritait le peuple hirondelle. Après avoir cherché en vain des êtres qui leur ressemblent, les insectes se firent à l’idée de devoir cohabiter avec les hirondelles et tout se passa bien un certain temps. Mais incapables de résister à leur nature perverse, ils commencèrent à violer les femmes hirondelles et furent chassés. Ils se sauvèrent par une ouverture dans le ciel et se retrouvèrent dans le troisième monde jaune.
Il était occupé par le peuple sauterelle qui accepta de leur laisser une place. Mais les insectes cédèrent de nouveau à leurs bas instincts et furent encore une fois obligés de s’enfuir. Ils échouèrent dans le quatrième monde, plus vaste que les précédents, sec et blanc. Quatre grands pics montagneux veillaient sur ce monde, telles des sentinelles, sur les quatre coins. Les insectes y furent très gentiment accueillis par le peuple pueblo, et ils se jurèrent cette fois de rester tranquilles. Les choses se passaient donc plutôt bien, quand ils reçurent la visite de quatre étranges personnages: corps-blanc, corps-noir, corps-jaune, et corps-bleu.
Ces être surnaturels essayèrent l’un après l’autre de communiquer avec eux, et corps-noir réussit à leur faire comprendre le but de leur visite. Les dieux voulaient créer une nouvelle population, mais qui serait faite à leur image et non à celle des insectes.
Ces derniers étaient trop laids et sentaient vraiment mauvais. Douze jours plus tard, les insectes se lavèrent et tandis que les insectes femmes se séchèrent avec de la farine de blé jaune, les insectes hommes, eux, se séchèrent avec de la farine blanche.
De couleur verte, celui-ci abritait le peuple hirondelle. Après avoir cherché en vain des êtres qui leur ressemblent, les insectes se firent à l’idée de devoir cohabiter avec les hirondelles et tout se passa bien un certain temps. Mais incapables de résister à leur nature perverse, ils commencèrent à violer les femmes hirondelles et furent chassés. Ils se sauvèrent par une ouverture dans le ciel et se retrouvèrent dans le troisième monde jaune.
Il était occupé par le peuple sauterelle qui accepta de leur laisser une place. Mais les insectes cédèrent de nouveau à leurs bas instincts et furent encore une fois obligés de s’enfuir. Ils échouèrent dans le quatrième monde, plus vaste que les précédents, sec et blanc. Quatre grands pics montagneux veillaient sur ce monde, telles des sentinelles, sur les quatre coins. Les insectes y furent très gentiment accueillis par le peuple pueblo, et ils se jurèrent cette fois de rester tranquilles. Les choses se passaient donc plutôt bien, quand ils reçurent la visite de quatre étranges personnages: corps-blanc, corps-noir, corps-jaune, et corps-bleu.
Ces être surnaturels essayèrent l’un après l’autre de communiquer avec eux, et corps-noir réussit à leur faire comprendre le but de leur visite. Les dieux voulaient créer une nouvelle population, mais qui serait faite à leur image et non à celle des insectes.
Ces derniers étaient trop laids et sentaient vraiment mauvais. Douze jours plus tard, les insectes se lavèrent et tandis que les insectes femmes se séchèrent avec de la farine de blé jaune, les insectes hommes, eux, se séchèrent avec de la farine blanche.
Corps-blanc, corps-noir, corps-jaune, et corps-bleu revinrent avec deux épis de blé, un jaune et un blanc. Au terme d’une cérémonie longue et complexe, l’épi jaune se transforma en première femme et le blanc en premier homme. Ils donnèrent naissance à cinq paires de jumeaux. La première était hermaphrodite et donna de fabuleux artisans, et les quatre suivants étaient autant de couples qui s’unirent et vécurent comme mari et femme. Ils furent initiés à la magie et aux secrets du monde par les quatre êtres surnaturels qui leur firent promettre de ne rien dire aux hommes de leur origine incestueuse.
Vint le temps des querelles. Premier homme et première femme, qui ne cessaient de se reprocher l’un l’autre de ne penser qu’au sexe, se séparèrent chacun avec son peuple. Tous le hommes d’un côté de la rivière et toutes les femmes de l’autre. Elles vécurent tranquillement sur leur réserves durant toute une années pendant que les hommes travaillaient d’arrache-pied dans les champs.
Manquant de mourir de faim la deuxième année, les hommes bon-princes les acceptèrent à nouveau à leurs côtés.
La vie reprit son cours, jusqu’au jour où on entendit un sinistre grondement: les eaux montaient et le quatrième monde allait être englouti. La raison de cette catastrophe est assez mystérieuse, mais il semble qu’elle ait été provoqué par Coyote, qui avait enlevé les enfants d’un monstre vivant au fond de la rivière. Lorsqu’il fut temps de partir, les dieux firent pousser un gigantesque roseau jusqu’au ciel.
Criquet ou Blaireau, selon les versions, réussit à y percer un trou par lequel tout le monde s’échappa pour rejoindre le cinquième monde. Ils l’aménagèrent avec l’aide de dieux, créèrent la lune, le soleil et les étoiles. Ils rétablirent les quatre montagnes sacrées qui veillait sur le quatrième monde par la même occasion.
Vint le temps des querelles. Premier homme et première femme, qui ne cessaient de se reprocher l’un l’autre de ne penser qu’au sexe, se séparèrent chacun avec son peuple. Tous le hommes d’un côté de la rivière et toutes les femmes de l’autre. Elles vécurent tranquillement sur leur réserves durant toute une années pendant que les hommes travaillaient d’arrache-pied dans les champs.
Manquant de mourir de faim la deuxième année, les hommes bon-princes les acceptèrent à nouveau à leurs côtés.
La vie reprit son cours, jusqu’au jour où on entendit un sinistre grondement: les eaux montaient et le quatrième monde allait être englouti. La raison de cette catastrophe est assez mystérieuse, mais il semble qu’elle ait été provoqué par Coyote, qui avait enlevé les enfants d’un monstre vivant au fond de la rivière. Lorsqu’il fut temps de partir, les dieux firent pousser un gigantesque roseau jusqu’au ciel.
Criquet ou Blaireau, selon les versions, réussit à y percer un trou par lequel tout le monde s’échappa pour rejoindre le cinquième monde. Ils l’aménagèrent avec l’aide de dieux, créèrent la lune, le soleil et les étoiles. Ils rétablirent les quatre montagnes sacrées qui veillait sur le quatrième monde par la même occasion.
Se livrant à cette époque à des activités qui furent par la suite jugées totalement immorales, comme le jeu, ce comportement leur valut d’être envahis par des monstres qui terrorisaient et tuaient nombre d’entre eux. Il y avait là un monstre qui tuait avec ses yeux, le rocher qui broie, le monstre cornu, le roseau balafreur et beaucoup d’autres encore. Première femme et son peuple créèrent alors femme-changeante à partir d’une turquoise et firent jaillirent Perle-coquillage blanc d’une coquille immaculée.
Un jour, le soleil les aperçu et leur envoya un rai de lumière. Il pénétra en elle, les féconda et toutes deux tombèrent enceintes. Elles accouchèrent en même temps de deux beaux garçons, qu’elle élevèrent ensemble.
Quand les deux enfants devinrent assez grands, leurs mères finirent par leur avouer que leur père n’était autre que le soleil lui-même. Les jumeaux se mirent alors en route pour le retrouver et le prier de les aider à exterminer les monstres. Le chemin fut long et semé d’embûches, mais fort heureusement ces courageux garçons furent aidé par femme-araignée qui leur appris à se battre, à utiliser leurs pouvoirs et à dresser des pièges aux monstres. elle les guida jusqu’à la demeure de leur père à qui ils révélèrent leur identité, mais celui-ci ne les crut pas et il leur imposa plusieurs épreuves magiques. Ils en sortirent victorieux et le soleil décida de les aider. Il compléta leur éducation guerrière, les dota d’encore plus de pouvoirs surnaturels et les envoya chasser le monstre.
Le fils de femme-chantante prit alors le nom de Tueur de monstres et celui de femme-coquillage blanc devint Né de l’eau. Ils massacrèrent la plupart des horreurs qui hantaient le cinquième monde et laissèrent leurs cadavres sécher au soleil. Quelques carcasses sont encore visibles sur le territoire Navajo. Ils ne laissèrent la vie sauve qu’aux monstres nécessaires à l’équilibre du monde, ceux qui dévorent la chair des morts, les charognards, ceux qui apportent le grand âge, femme froide, c’est à dire l’hiver et les saisons, la pauvreté, le monstre de la faim…
Un jour, le soleil les aperçu et leur envoya un rai de lumière. Il pénétra en elle, les féconda et toutes deux tombèrent enceintes. Elles accouchèrent en même temps de deux beaux garçons, qu’elle élevèrent ensemble.
Quand les deux enfants devinrent assez grands, leurs mères finirent par leur avouer que leur père n’était autre que le soleil lui-même. Les jumeaux se mirent alors en route pour le retrouver et le prier de les aider à exterminer les monstres. Le chemin fut long et semé d’embûches, mais fort heureusement ces courageux garçons furent aidé par femme-araignée qui leur appris à se battre, à utiliser leurs pouvoirs et à dresser des pièges aux monstres. elle les guida jusqu’à la demeure de leur père à qui ils révélèrent leur identité, mais celui-ci ne les crut pas et il leur imposa plusieurs épreuves magiques. Ils en sortirent victorieux et le soleil décida de les aider. Il compléta leur éducation guerrière, les dota d’encore plus de pouvoirs surnaturels et les envoya chasser le monstre.
Le fils de femme-chantante prit alors le nom de Tueur de monstres et celui de femme-coquillage blanc devint Né de l’eau. Ils massacrèrent la plupart des horreurs qui hantaient le cinquième monde et laissèrent leurs cadavres sécher au soleil. Quelques carcasses sont encore visibles sur le territoire Navajo. Ils ne laissèrent la vie sauve qu’aux monstres nécessaires à l’équilibre du monde, ceux qui dévorent la chair des morts, les charognards, ceux qui apportent le grand âge, femme froide, c’est à dire l’hiver et les saisons, la pauvreté, le monstre de la faim…
Hurons
Pendant très longtemps le monde Huron dans la région des grands lacs et de l’actuel Canada, fut divisé en deux régions bien distinctes. La première, située de l’autre côté du ciel, ressemblait trait pour trait à la terre actuelle et était peuplée d’hommes qui auraient pu être des hurons. La seconde, placée sous le ciel, n’était qu’un vaste océan. Un arbre gigantesque, vénéré par tous, se dressait au milieu du monde supérieur. Le sol à ses pieds était tapissé de merveilleuses fleurs jaunes qui irradiaient une éclatante lumière. Personne n’avait le droit de les toucher mais, un jour que son mari était parti à la chasse, une jeune femme appelée Ataensic en cueillit quelques unes et les mangea. Elle tomba malade et l’arbre sacré se mit à dépérir.
Consultés, les sorciers déclarèrent que le remède qui pouvait les sauver tous deux se trouvait sous les racines de l’arbre, et ils allongèrent la femme sous ses immenses ramures. Ils se mirent à creuser et, soudain, un grand trou apparut qui avala et l’arbre et la jeune femme. Cette dernière traversa le ciel et tomba avec une vitesse vertigineuse vers l’océan. Elle s’y serait sûrement noyée si deux oies sauvages ou deux cygnes ne volèrent à son secours et la prirent sur leur dos.
Commençant à fatiguer, les deux oiseaux consultèrent Grande tortue qui nageait paresseusement. Elle convoqua un grand conseil et tous les animaux vivant dans ce monde accoururent.
L’arbre qui avait chuté avait emporté avec lui de la terre accrochée à ses racines et grande tortue demanda aux animaux de plonger pour essayer de la récupérer. L’arbre s’était enfoncé très profondément dans l’eau. Loutre, rat musqué, castor tentèrent de repêcher une poignée de terre mais sans succès. Crapaud plongea à son tour. Lorsqu’il refit surface, il était mort asphyxié mais dans sa bouche se trouvaient quelques précieux grains de terre.
Consultés, les sorciers déclarèrent que le remède qui pouvait les sauver tous deux se trouvait sous les racines de l’arbre, et ils allongèrent la femme sous ses immenses ramures. Ils se mirent à creuser et, soudain, un grand trou apparut qui avala et l’arbre et la jeune femme. Cette dernière traversa le ciel et tomba avec une vitesse vertigineuse vers l’océan. Elle s’y serait sûrement noyée si deux oies sauvages ou deux cygnes ne volèrent à son secours et la prirent sur leur dos.
Commençant à fatiguer, les deux oiseaux consultèrent Grande tortue qui nageait paresseusement. Elle convoqua un grand conseil et tous les animaux vivant dans ce monde accoururent.
L’arbre qui avait chuté avait emporté avec lui de la terre accrochée à ses racines et grande tortue demanda aux animaux de plonger pour essayer de la récupérer. L’arbre s’était enfoncé très profondément dans l’eau. Loutre, rat musqué, castor tentèrent de repêcher une poignée de terre mais sans succès. Crapaud plongea à son tour. Lorsqu’il refit surface, il était mort asphyxié mais dans sa bouche se trouvaient quelques précieux grains de terre.
Grande tortue ordonna à petite tortue de les répandre sur son dos, puis elle s’enfonça dans l’eau, ne laissant émerger que la surface recouverte par la terre. Elle devint la première île du monde et les oies y déposèrent Ataensic. Il y manquait cependant quelque chose de primordial: la lumière. Réunis encore une fois en conseil, les animaux décidèrent de confier à petite tortue, la création d’une source lumineuse. Petite tortue récupéra des éclairs du ciel et s’en servit pour allumer un grand feu, le soleil. Immobile au milieu du ciel, le soleil menaçait de brûler l’île. De plus, seule une partie avait de la lumière, le reste étant en permanence plongée dans le noir. Petite tortue trouva une nouvelle fois la solution. Elle creusa deux trous, l’un à l’ouest et l’autre à l’est de la terre, et ordonna au soleil de se mettre en mouvement. Depuis, il disparaît chaque soir dans le trou de l’ouest et réapparaît chaque matin à l’est.
Cette alternance du jour et de la nuit était certes fort appréciable, mais les animaux trouvèrent que le monde devenait un peu trop obscur lorsque le soleil s’en allait. Petite tortue fabriqua alors un second astre, la lune, qui devint la compagne du soleil. Tous deux eurent une myriade d’enfants, les étoiles, et petite tortue fut nommée gardienne du ciel en remerciement de ses bons et loyaux services.
Chevreuil la regarda s’en aller avec envie, tant il rêvait d’aller habiter là -haut. Il consulta Hinon, l’oiseau tonnerre qui provoque les éclairs en clignant des yeux et dont chaque battement d’ailes est un coup de tonnerre. L’animal fabuleux lui demanda d’attendre la première pluie de printemps: lorsqu’apparaît l’arc-en-ciel, le pont de toutes les couleurs qui relie la terre au ciel, il n’aurait qu’à l’emprunter pour rejoindre petite tortue. C’est lorsque fut convoqué un nouveau conseil que les autres animaux se rendirent compte de sa disparition et partirent à sa recherche.
Cette alternance du jour et de la nuit était certes fort appréciable, mais les animaux trouvèrent que le monde devenait un peu trop obscur lorsque le soleil s’en allait. Petite tortue fabriqua alors un second astre, la lune, qui devint la compagne du soleil. Tous deux eurent une myriade d’enfants, les étoiles, et petite tortue fut nommée gardienne du ciel en remerciement de ses bons et loyaux services.
Chevreuil la regarda s’en aller avec envie, tant il rêvait d’aller habiter là -haut. Il consulta Hinon, l’oiseau tonnerre qui provoque les éclairs en clignant des yeux et dont chaque battement d’ailes est un coup de tonnerre. L’animal fabuleux lui demanda d’attendre la première pluie de printemps: lorsqu’apparaît l’arc-en-ciel, le pont de toutes les couleurs qui relie la terre au ciel, il n’aurait qu’à l’emprunter pour rejoindre petite tortue. C’est lorsque fut convoqué un nouveau conseil que les autres animaux se rendirent compte de sa disparition et partirent à sa recherche.
Faucon le découvrit, gambadant gaiement dans les plaines infinies du ciel. Les animaux allèrent à sa rencontre pour le réprimander. La querelle s’envenima et ours se rua vers chevreuil mais ce dernier infligea de sérieuses blessures à ours avec ses bois. Des gouttes de sang tombèrent sur la terre et colorièrent les feuilles des arbres en rouge, en brun, en jaune… depuis, chaque automne, la nature se souvient de ce combat en se teintant des chaudes couleurs du premier sang versé dans le monde.
Ataensic était enceinte lorsqu’elle chuta du ciel. Elle mit au monde deux jumeaux, au caractère et à la personnalité radicalement opposés.
Tsesta, l’homme de feu était bon et doux; Taweskar’e, l’homme de pierre ou de glace, était un vrai monstre et violent. Incapables de s’entendre, ils se partagèrent la Terre en deux et chacun aménagea sa moitié à sa guise. Le bon créa un véritable paradis végétal et animal, où il n’y avait qu’à se baisser pour ramasser des haricots gros comme des poings et où les eaux des rivières coulaient dans les deux sens pour éviter aux futurs habitants de cet endroit de devoir pagayer… l’autre frère, en revanche, accoucha d’un enfer aride peuplé de moustiques et de serpents géants, perpétuellement battu par des vents glacés et hérissé de montagnes gigantesques, aux arrêtes tranchantes.
Lorsque Tsesta vit l’œuvre de son frère, il n’eut de cesse de raboter les pics acérés, d’atténuer les vents, d’éliminer ses sales bêtes en insufflant à cette région un peu de chaleur. Pendant ce temps, Taweskar’e saccageait sa création en y introduisant la peur, la haine et la violence, en transformant les animaux en bêtes féroces, en réduisant la taille des haricots, des arbres et en faisant que les rivières ne coulent que dans un sens. L’un des deux frères était décidément en trop, et ils se livrèrent une guerre sans pitié. Tsesta tua son mauvais frère, qui malgré tous ses efforts ne put jamais redonner à la Terre son ancienne splendeur, ni la débarrasser des mauvaises choses créent par son jumeau.
Ataensic était enceinte lorsqu’elle chuta du ciel. Elle mit au monde deux jumeaux, au caractère et à la personnalité radicalement opposés.
Tsesta, l’homme de feu était bon et doux; Taweskar’e, l’homme de pierre ou de glace, était un vrai monstre et violent. Incapables de s’entendre, ils se partagèrent la Terre en deux et chacun aménagea sa moitié à sa guise. Le bon créa un véritable paradis végétal et animal, où il n’y avait qu’à se baisser pour ramasser des haricots gros comme des poings et où les eaux des rivières coulaient dans les deux sens pour éviter aux futurs habitants de cet endroit de devoir pagayer… l’autre frère, en revanche, accoucha d’un enfer aride peuplé de moustiques et de serpents géants, perpétuellement battu par des vents glacés et hérissé de montagnes gigantesques, aux arrêtes tranchantes.
Lorsque Tsesta vit l’œuvre de son frère, il n’eut de cesse de raboter les pics acérés, d’atténuer les vents, d’éliminer ses sales bêtes en insufflant à cette région un peu de chaleur. Pendant ce temps, Taweskar’e saccageait sa création en y introduisant la peur, la haine et la violence, en transformant les animaux en bêtes féroces, en réduisant la taille des haricots, des arbres et en faisant que les rivières ne coulent que dans un sens. L’un des deux frères était décidément en trop, et ils se livrèrent une guerre sans pitié. Tsesta tua son mauvais frère, qui malgré tous ses efforts ne put jamais redonner à la Terre son ancienne splendeur, ni la débarrasser des mauvaises choses créent par son jumeau.








