






Sud cosmogonies
Le Sud
Égypte
Les principales villes égyptiennes possédaient chacune leur créateur. Hermopolis par exemple accordait une importance particulière à huit entités, l’Ogdoade: Noun et Nounet, dieu et déesse des eaux primordiales, Kek et Keket, divinités des ténèbres, Amon et Amonet, divinités de ce qui est caché, Heh et Hehet, l’infinité spatiale. Ce sont eux qui auraient organisé le monde et donné vie à Rê, en fécondant un lotus poussé par un tertre au milieu des eaux primordiales.
Dans une autre version, ils se seraient rassemblés pour former l’oeuf d’où serait issu le dieu. Hermopolis se vantait de posséder un morceau de sa coquille… à Memphis, les dieux furent créés par Ptah, le protecteur des artisans, qui les conçu d’abord par le coeur puis les anima par la parole.
A Thèbes, le grand dieu Amon était à l’origine du Tout tandis qu’à Esna, la lourde tâche d’accoucher du monde revenait à Khnoum, le dieu à tête de bélier qui fabriqua dieux et humains sur son tour de potier.
Mais le plus connu des récits de la création du monde- raconté dans le texte des pyramides et des sarcophages ou encore le livre des morts- vient d’heliopolis. Le monde serait issu du Noun, l’incréé qui ne connaissait ni temps, ni espace, ni lumière, ni vie. Les germes du cosmos se trouvaient en lui en lui, latent. La première chose qui émergea de cette mer infinie fut une bute sur laquelle Atoum, le démiurge en sommeil, put prendre pied. Il se donna d’abord à lui-même forme et existence au milieu du chaos, de sa semence jaillirent Shou et sa soeur Tefnout.
Show est la lumière et le souffle vital. Tefnout est la chaleur, tout en étant assimilé à Mâat, le principe d’ordre et d’harmonie cosmique.
Dans une autre version, ils se seraient rassemblés pour former l’oeuf d’où serait issu le dieu. Hermopolis se vantait de posséder un morceau de sa coquille… à Memphis, les dieux furent créés par Ptah, le protecteur des artisans, qui les conçu d’abord par le coeur puis les anima par la parole.
A Thèbes, le grand dieu Amon était à l’origine du Tout tandis qu’à Esna, la lourde tâche d’accoucher du monde revenait à Khnoum, le dieu à tête de bélier qui fabriqua dieux et humains sur son tour de potier.
Mais le plus connu des récits de la création du monde- raconté dans le texte des pyramides et des sarcophages ou encore le livre des morts- vient d’heliopolis. Le monde serait issu du Noun, l’incréé qui ne connaissait ni temps, ni espace, ni lumière, ni vie. Les germes du cosmos se trouvaient en lui en lui, latent. La première chose qui émergea de cette mer infinie fut une bute sur laquelle Atoum, le démiurge en sommeil, put prendre pied. Il se donna d’abord à lui-même forme et existence au milieu du chaos, de sa semence jaillirent Shou et sa soeur Tefnout.
Show est la lumière et le souffle vital. Tefnout est la chaleur, tout en étant assimilé à Mâat, le principe d’ordre et d’harmonie cosmique.
Ils sont indissociables et là où s’arrête leur action règne le chaos: les eaux primordiale du Noun n’ont fait que refluer aux confins de l’univers, elles n’ont pas disparu… de Shou et Tefnout naquirent Nout et Geb, le ciel et la terre.
Ils vinrent au monde si étroitement imbriqués l’un dans l’autre que Nout, grosse de quatre enfants, ne put accoucher faute d’espace. Shou s’intercala alors entre eux et les sépara.
Nout, représentée parfois sous la forme d’une vache, plus souvent sous la forme d’une mince jeune femme au corps joliment arqué au-dessus de celui de son frère, se libéra alors d’Isis, Osiris, de Seth et de Néphtys. Atoum l’ancien endossa sa seconde personnalité, celle de Rê, le dieu soleil, seigneur et maître du monde. Il tient son royaume constamment à l’oeil, seul élément de son anatomie qui soit accessible. L’oeil de Rê est son rayonnement, la couronne d’or éclatante qui cache son apparence réelle. Il est chaleur, lumière, principe de vie, mouvement, mais aussi brûlure et douleur. A peine créés, Shou et Tefnout s’en furent explorer le Noun et Atoum envoya l’œil de Rê à leur recherche. Quand il les ramena, Atoum fut si content de les voir qu’il en pleura, et de cette humide manifestation de l’émotion divine naquirent les hommes.
Dans une autre version, l’oeil vagabond de Rê tarda tellement à revenir que le dieu, lassé, le remplaça. Lorsque l’oeil revint, il lui fut tellement triste de se trouvé évincé qu’il en sanglota des humains. Rê le mit alors sur son front, où il devint l’uraeus, le cobras dressé. L’oeil de Rê est aussi sa fille Hathor, la belle déesse de l’amour et de la fertilité mais aussi Sekhmet, la redoutable déesse à la tête de lionne. Rê est un dieu qui vieillit. Profitant de sa sénilité, les hommes se rebellèrent mais il envoya Sekhmet la puissante écraser la sédition.
Ils vinrent au monde si étroitement imbriqués l’un dans l’autre que Nout, grosse de quatre enfants, ne put accoucher faute d’espace. Shou s’intercala alors entre eux et les sépara.
Nout, représentée parfois sous la forme d’une vache, plus souvent sous la forme d’une mince jeune femme au corps joliment arqué au-dessus de celui de son frère, se libéra alors d’Isis, Osiris, de Seth et de Néphtys. Atoum l’ancien endossa sa seconde personnalité, celle de Rê, le dieu soleil, seigneur et maître du monde. Il tient son royaume constamment à l’oeil, seul élément de son anatomie qui soit accessible. L’oeil de Rê est son rayonnement, la couronne d’or éclatante qui cache son apparence réelle. Il est chaleur, lumière, principe de vie, mouvement, mais aussi brûlure et douleur. A peine créés, Shou et Tefnout s’en furent explorer le Noun et Atoum envoya l’œil de Rê à leur recherche. Quand il les ramena, Atoum fut si content de les voir qu’il en pleura, et de cette humide manifestation de l’émotion divine naquirent les hommes.
Dans une autre version, l’oeil vagabond de Rê tarda tellement à revenir que le dieu, lassé, le remplaça. Lorsque l’oeil revint, il lui fut tellement triste de se trouvé évincé qu’il en sanglota des humains. Rê le mit alors sur son front, où il devint l’uraeus, le cobras dressé. L’oeil de Rê est aussi sa fille Hathor, la belle déesse de l’amour et de la fertilité mais aussi Sekhmet, la redoutable déesse à la tête de lionne. Rê est un dieu qui vieillit. Profitant de sa sénilité, les hommes se rebellèrent mais il envoya Sekhmet la puissante écraser la sédition.
Elle dévasta la terre d’Egypte et commit de tels massacres que Rê décida de mettre fin à sa mission. Il ordonna aux prêtres d’Heliopolis de remplir sept mille jarres de bière teinté en rouge sang, qu’ils déversèrent sur les lieux où la déesse sévissait. Elle but ce qu’elle prit pour du sang et tomba ivre morte. Et c’est sous la forme de la douce Hathor, souvent représentée en vache, qu’elle revint parmi les dieux.
Rê finit par renoncer à la terre. Nout, sous la forme d’une vache, reçut le soleil sur son dos et se dressa vers le ciel. Mais, prise de vertige, elle vacilla sur ses pattes. Chou appela alors les Hébou à la rescousse, huit créatures à qui il avait donné vie du temps d’Atoum- l’Ogdoade d’Hérmopolis- et qui soutinrent les quatre piliers du ciel.
Nout est le réceptacle des astres, qui circulent en elle et à qui elle donne chaque jour naissance. Son corps devint la demeure que Rê ne devait plus quitter.
Chaque matin, il est engendré par Tout. Il est alors Kephri, symbolisé par le scarabée qui pousse devant lui sa pelouse ronde d’excréments représentant le soleil. Le dieu prend place dans la barque solaire et commence sa traversée du ciel. Kephri grandit au fur et à mesure de son périple et devient l’adulte Rê lorsque le soleil est au zénith. Mais c’est le ciel Atoum, le principe créateur et la promesse de résurrection, qui s’enfonce dans les profondeurs souterraines au coucher du soleil et entame la difficile traversée du monde obscur. Le dieu y est menacé par le serpent Apophis, incarnation du chaos qui ne rêve que de faire basculer la barque divine pour prendre possession du monde. Il y parvient de temps à autre et il arrive que Rê, vaincu par le monstre, disparaisse du ciel en plein jour: ce sont les éclipses de soleil. Les dieux qui l’accompagnent dans sa barque se précipitent alors à son secours et finissent toujours par l’arracher à l’ennemi, rétablissant l’ordre de l’univers.
Rê finit par renoncer à la terre. Nout, sous la forme d’une vache, reçut le soleil sur son dos et se dressa vers le ciel. Mais, prise de vertige, elle vacilla sur ses pattes. Chou appela alors les Hébou à la rescousse, huit créatures à qui il avait donné vie du temps d’Atoum- l’Ogdoade d’Hérmopolis- et qui soutinrent les quatre piliers du ciel.
Nout est le réceptacle des astres, qui circulent en elle et à qui elle donne chaque jour naissance. Son corps devint la demeure que Rê ne devait plus quitter.
Chaque matin, il est engendré par Tout. Il est alors Kephri, symbolisé par le scarabée qui pousse devant lui sa pelouse ronde d’excréments représentant le soleil. Le dieu prend place dans la barque solaire et commence sa traversée du ciel. Kephri grandit au fur et à mesure de son périple et devient l’adulte Rê lorsque le soleil est au zénith. Mais c’est le ciel Atoum, le principe créateur et la promesse de résurrection, qui s’enfonce dans les profondeurs souterraines au coucher du soleil et entame la difficile traversée du monde obscur. Le dieu y est menacé par le serpent Apophis, incarnation du chaos qui ne rêve que de faire basculer la barque divine pour prendre possession du monde. Il y parvient de temps à autre et il arrive que Rê, vaincu par le monstre, disparaisse du ciel en plein jour: ce sont les éclipses de soleil. Les dieux qui l’accompagnent dans sa barque se précipitent alors à son secours et finissent toujours par l’arracher à l’ennemi, rétablissant l’ordre de l’univers.
Mésopotamie
Le destin du monde babylonien fut scellé dans l’eau, une immense masse liquide indifférenciée dans laquelle se trouvaient Apsou et Tiamat. Le premier, un mâle incarnait l’eau douce, calme et abyssale. La seconde était l’eau salée, l’eau de la mer. Tous deux engendrèrent Anshar et kishar, qui donnèrent naissance à Lahmou et Lahamou. Chaque génération était mieux faite et plus intelligente que la précédente et le fils de ces derniers, Anou fut, fut le premier à mériter le nom de dieu. Il devint lui-même le père du dieu Ea, la divinité la plus accomplie de ces premiers temps.
Les enfants d’Apsou et Tiamat emplirent alors le monde de leurs cris, de leurs larmes et de leurs soupirs. Tout ce mouvement finit par rendre fou furieux le vénérable patriarche, dont les eaux habituellement inertes et placides ne pouvaient trouver le repos au milieu de cette agitation. Il appela son messager et conseiller Moummou, et tous deux se rendirent chez Tiamat.
Apsou proposa à Tiamat d’éliminer définitivement tous leurs descendants. Entendant cela, Tiamat lui reprocha ses affreuses pensées et Apsou n’avait qu’à faire preuve d’un peu plus de patience et Apsou s’en retourna. Moummou dit alors à Apsou qu’il n’avait absolument pas besoin de l’aval de Tiamat pour éliminer sa descendance qui l’empêcher de dormir. Apsou s’en alla la nouvelle de leur prochain massacre aux innocents immortels. Tétanisées, les futures victimes auraient été anéanties si le rusé Ea n’avait réagi immédiatement. Usant de magie, il plongea Moummou et Apsou dans un profond sommeil. Il passa un anneau au nez du premier et le tint en laisse dans un sombre cachot. Quand au second, il trouva ce qu’il cherchait un repos éternel.
Ea s’offrit un tout nouveau et tout beau palais dans le domaine d’Apsou, où son épouse Damkina accoucha du Grand MardukEa s’offrit un tout nouveau et tout beau palais dans le domaine d’Apsou, où son épouse Damkina accoucha du Grand Marduk
Les enfants d’Apsou et Tiamat emplirent alors le monde de leurs cris, de leurs larmes et de leurs soupirs. Tout ce mouvement finit par rendre fou furieux le vénérable patriarche, dont les eaux habituellement inertes et placides ne pouvaient trouver le repos au milieu de cette agitation. Il appela son messager et conseiller Moummou, et tous deux se rendirent chez Tiamat.
Apsou proposa à Tiamat d’éliminer définitivement tous leurs descendants. Entendant cela, Tiamat lui reprocha ses affreuses pensées et Apsou n’avait qu’à faire preuve d’un peu plus de patience et Apsou s’en retourna. Moummou dit alors à Apsou qu’il n’avait absolument pas besoin de l’aval de Tiamat pour éliminer sa descendance qui l’empêcher de dormir. Apsou s’en alla la nouvelle de leur prochain massacre aux innocents immortels. Tétanisées, les futures victimes auraient été anéanties si le rusé Ea n’avait réagi immédiatement. Usant de magie, il plongea Moummou et Apsou dans un profond sommeil. Il passa un anneau au nez du premier et le tint en laisse dans un sombre cachot. Quand au second, il trouva ce qu’il cherchait un repos éternel.
Ea s’offrit un tout nouveau et tout beau palais dans le domaine d’Apsou, où son épouse Damkina accoucha du Grand MardukEa s’offrit un tout nouveau et tout beau palais dans le domaine d’Apsou, où son épouse Damkina accoucha du Grand Marduk
Il naquit adulte, bien supérieur à ses prédécesseurs par sa grâce, sa beauté, sa force et son éclat. Anou décupla ses dons en lui accordant une divinité doublée celle des autres, fit surgir les vents et confia son contrôle à son magnifique petit-fils. Marduk s’empressa de les faire souffler sur la mer, s’amusant à les voir soulever d’énormes vagues. Ceux qui vivaient dans ces eaux s’en plaignirent à Tiamat et exigèrent la tête de Marduk. Se rangeant à leurs arguments, la grand-mère primordiale se prépara donc à la guerre.
Tiamat forgea des armes extraordinaire et enfanta dragons, sphinx, chiens enragés, homme-scorpion, homme-poisson… destinés à devenir l’élite de ses soldats. Elle nomma Kingou, le plus abject de tous, général de la horde infernale, l’éleva au rang de dieu et s’unit à lui. Tous ces préparatifs n’étaient pas passés inaperçus et Ea commença à sérieusement s’inquiéter. Il n’avait nulle envie d’affronter son aïeule et sollicita donc l’aide d’Anshar et Anou, qui fuient devant Tiamat. Aucun autre dieu n’était prêt à se rendre au combat et Ea envoya Marduk.
Le colosse ne se fit pas prier mais exigea que les autres dieux lui confèrent la royauté absolue. Ce n’est qu’une fois doté des pleins pouvoirs qu’il monta sur son char et se rendit sur le champ de bataille. Kingou se précipita vers lui avec sa horde et Marduk lui expédia un charme qui le mit hors d’état de nuire. Ce danger momentanément écarté, il marcha à la rencontre de Tiamat. Elle se rua vers lui, la gueule grande ouverte et Marduk déploya alors un grand filet magique. Il immobilisa la furie et libéra un vent mauvais qu’il gardait en réserve. Celui-ci s’engouffra dans la bouche béante de Tiamat, dilata son corps à l’en faire exploser, et Marduk n’eut plus qu’à l’achever d’une flèche bien placée.
Marduk coupa ensuite en deux le corps de Tiamat. La première moitié devint la voûte céleste qu’il organisa en différents niveaux. Il y plaça un gigantesque palais où demeureraient les dieux.
Tiamat forgea des armes extraordinaire et enfanta dragons, sphinx, chiens enragés, homme-scorpion, homme-poisson… destinés à devenir l’élite de ses soldats. Elle nomma Kingou, le plus abject de tous, général de la horde infernale, l’éleva au rang de dieu et s’unit à lui. Tous ces préparatifs n’étaient pas passés inaperçus et Ea commença à sérieusement s’inquiéter. Il n’avait nulle envie d’affronter son aïeule et sollicita donc l’aide d’Anshar et Anou, qui fuient devant Tiamat. Aucun autre dieu n’était prêt à se rendre au combat et Ea envoya Marduk.
Le colosse ne se fit pas prier mais exigea que les autres dieux lui confèrent la royauté absolue. Ce n’est qu’une fois doté des pleins pouvoirs qu’il monta sur son char et se rendit sur le champ de bataille. Kingou se précipita vers lui avec sa horde et Marduk lui expédia un charme qui le mit hors d’état de nuire. Ce danger momentanément écarté, il marcha à la rencontre de Tiamat. Elle se rua vers lui, la gueule grande ouverte et Marduk déploya alors un grand filet magique. Il immobilisa la furie et libéra un vent mauvais qu’il gardait en réserve. Celui-ci s’engouffra dans la bouche béante de Tiamat, dilata son corps à l’en faire exploser, et Marduk n’eut plus qu’à l’achever d’une flèche bien placée.
Marduk coupa ensuite en deux le corps de Tiamat. La première moitié devint la voûte céleste qu’il organisa en différents niveaux. Il y plaça un gigantesque palais où demeureraient les dieux.
Il organisa ensuite les étoiles en constellations, répliques des divinités et traça la route que devra suivre le soleil et les planètes dans la voûte céleste. Il fixa l’année, le temps mis par le soleil à parcourir ce chemin, le divisant en douze portions auxquelles, il assigna une constellation pour former chacune, un des signes du zodiaque.
Il ouvrit les portes est et ouest, par où apparait et disparait le soleil, les dota de solides vérrous, plaça le zénith dans le ventre de Tiamat et créa Nanna, la lune, à qui il confia le temps. Il lui décrivit sa tâche, fixant les jours et les différents aspects sous lesquels elle devait se montrer. Marduk façonna aussi la terre, à partir de la seconde moitié du corps de Tiamat et l’organisa tout aussi méticuleusement que le ciel. Il transformait la tête de la vielle déesse en montagne, fit couler les eaux du Tigre et de l’Euphrate de ses yeux, ses seins devinrent d’opulentes collines.
Admiratifs face à ce grand oeuvre, les autres dieux se prosternèrent devant Marduk jusque’à ce qu’il réalisent que ce serait à eux de s’occuper de toutes ces terres. Marduk réfléchit au problème et convoqua Ea, à qui il avoua ses projets: créer un petit esclave voué à leur service, un être appelé homme. Mais pour cela il avait besoin de l’ossature et du sang d’un dieu. Après que les dieux se soient réunis en conseil, une solution fut trouvée. Kingou, élevé au rang de divinité par la défunte Tiamat, fut choisi pour être sacrifié à cet effet. Ses os et son sang servirent à donner vie aux hommes.
Mais les dieux en colère contre ces hommes trop bruyants, envoyèrent un déluge afin de les éliminer. Ea confia ce secret aux roseaux qui, à leur tour, le murmurèrent à l’oreille d'Uta-Napishtim. Ce dernier fabriqua un bateau, dans lequel il fit entrer son épouse et tous les animaux de la terre. Le déluge, qui inonda le monde, dura 6 jours et fut si violent que même la terrible déesse Ishtar fut terrifiée. Malgré cela, grâce à la précieuse aide du dieu Ea, la race des hommes pu repeupler le vaste monde qui avait été dévasté.
Il ouvrit les portes est et ouest, par où apparait et disparait le soleil, les dota de solides vérrous, plaça le zénith dans le ventre de Tiamat et créa Nanna, la lune, à qui il confia le temps. Il lui décrivit sa tâche, fixant les jours et les différents aspects sous lesquels elle devait se montrer. Marduk façonna aussi la terre, à partir de la seconde moitié du corps de Tiamat et l’organisa tout aussi méticuleusement que le ciel. Il transformait la tête de la vielle déesse en montagne, fit couler les eaux du Tigre et de l’Euphrate de ses yeux, ses seins devinrent d’opulentes collines.
Admiratifs face à ce grand oeuvre, les autres dieux se prosternèrent devant Marduk jusque’à ce qu’il réalisent que ce serait à eux de s’occuper de toutes ces terres. Marduk réfléchit au problème et convoqua Ea, à qui il avoua ses projets: créer un petit esclave voué à leur service, un être appelé homme. Mais pour cela il avait besoin de l’ossature et du sang d’un dieu. Après que les dieux se soient réunis en conseil, une solution fut trouvée. Kingou, élevé au rang de divinité par la défunte Tiamat, fut choisi pour être sacrifié à cet effet. Ses os et son sang servirent à donner vie aux hommes.
Mais les dieux en colère contre ces hommes trop bruyants, envoyèrent un déluge afin de les éliminer. Ea confia ce secret aux roseaux qui, à leur tour, le murmurèrent à l’oreille d'Uta-Napishtim. Ce dernier fabriqua un bateau, dans lequel il fit entrer son épouse et tous les animaux de la terre. Le déluge, qui inonda le monde, dura 6 jours et fut si violent que même la terrible déesse Ishtar fut terrifiée. Malgré cela, grâce à la précieuse aide du dieu Ea, la race des hommes pu repeupler le vaste monde qui avait été dévasté.
Perses
Le monde perse est né à la fois de la volonté du dieu suprême Ormazd, soit Ahura Mazda, incarnation du bien absolue et du combat qui l’opposa à Angra Mainyu, soit Ahriman, le dieu du mal. Une tradition qui fut jugée par la suite comme hérétique - fait descendre les deux divinités antagonistes de Zurvan, le temps. Celui-ci voulait un enfant et pendant mille ans offrit des sacrifices dans l’espoir de voir un jour son voeu exaucé.
Ormazd et Ahriman furent conçus en même temps. Le premier vivait dans un illimité supérieur, baigné dans la lumière du bien, tandis que le second, animé de pensées meurtrières, se trouvait dans les profondeurs obscures. Entre les deux divinités se trouvait un grand vide. Ahriman ignorait l’existence d’Ormazd, lequel en revanche était parfaitement au courant de la sienne. Omniscient, il savait tout des sinistres complots tramés par l’être des ténèbres, n’ignorait rien de son sort futur ni de ce qu’il adviendrait de lui et de ses créatures. Il connaissait la meilleure manière d’en finir avec lui, et c’est pourquoi il créa le monde. Dans un premier temps, il le fit venir à l’état spirituel, potentiel, immatériel. Il n’avait encore ni chair, ni forme, ni consistance, ni intelligence: mais bien qu’insaisissable et privé de mouvement, le monde était bien là , dans sa formidable diversité, et il demeura dans cet état pendant trois mille ans.
Ahriman quitta un jour les ténèbres et s’aperçut enfin de l’existence de la lumière. Il se dirigea vers elle et ce qu’il vit le rendit fou de jalousie et de haine. Dévoré par l’envie de détruire l’oeuvre d’Ormazd, il accoucha d’une contre-création, reflet négatif de la première, aussi laide, mauvaise, obscure et folle que l’autre était sage et bonne. Ormazd commença par donner une chance à Ahriman: au lieu de s’opposer à lui, tous deux pourraient tirer profit de la situation et Ahriman vivrait éternellement, dans la paix.
Ormazd et Ahriman furent conçus en même temps. Le premier vivait dans un illimité supérieur, baigné dans la lumière du bien, tandis que le second, animé de pensées meurtrières, se trouvait dans les profondeurs obscures. Entre les deux divinités se trouvait un grand vide. Ahriman ignorait l’existence d’Ormazd, lequel en revanche était parfaitement au courant de la sienne. Omniscient, il savait tout des sinistres complots tramés par l’être des ténèbres, n’ignorait rien de son sort futur ni de ce qu’il adviendrait de lui et de ses créatures. Il connaissait la meilleure manière d’en finir avec lui, et c’est pourquoi il créa le monde. Dans un premier temps, il le fit venir à l’état spirituel, potentiel, immatériel. Il n’avait encore ni chair, ni forme, ni consistance, ni intelligence: mais bien qu’insaisissable et privé de mouvement, le monde était bien là , dans sa formidable diversité, et il demeura dans cet état pendant trois mille ans.
Ahriman quitta un jour les ténèbres et s’aperçut enfin de l’existence de la lumière. Il se dirigea vers elle et ce qu’il vit le rendit fou de jalousie et de haine. Dévoré par l’envie de détruire l’oeuvre d’Ormazd, il accoucha d’une contre-création, reflet négatif de la première, aussi laide, mauvaise, obscure et folle que l’autre était sage et bonne. Ormazd commença par donner une chance à Ahriman: au lieu de s’opposer à lui, tous deux pourraient tirer profit de la situation et Ahriman vivrait éternellement, dans la paix.
Persuadé qu’Ormazd ne lui avait fait cette proposition que par peur et par faiblesse, le mauvais la rejeta, jurant d’amener la création d’Ormazd de son côté et de la transformer pour la retourner contre son créateur. Tous deux passèrent alors un pacte: puisqu’ils étaient destinés à se combattre par monde interposé, mieux valait-il fixer un terme à la bataille. Il fut convenu que ce duel durerait neuf mille ans, à l’issu duquel un vainqueur serait proclamé.
Ormazd avait lu l’avenir, et savait tout ce qui allait se passer. Le dieu suprême se mit à chanter une prière sacrée, et Ahriman comprit enfin quel sort l’attendait. Durant les trois premiers millénaires, Ormazd pourrait faire ce que bon lui semblerait. Puis viendrait le temps du mélange du bien et du mal, trois mille années d’un combat acharné, incertain, où le bien et le mal cohabiteraient et s’affronteraient sans que l’un domine l’autre. Enfin, les trois derniers millénaires verraient le recul du mal et la victoire définitive du bien. Le mauvais n’avait aucun espoir de dominer un jour l’univers: ses créatures seraient toutes détruites et le monde définitivement libéré de son emprise, deviendrait un paradis lumineux où tous ceux qui auraient combattu au côté d’ahura Mazda vivraient dans une éternelle félicité. Entendant cela Ahriman s’évanouit et Ormazd, ainsi qu’il était prévu, put disposer à sa guise des trois premiers milliers d’années… il fit venir sa création à la vie, il lui donna corps, forme et mouvement.
Il mit en place le ciel, puis l’eau, la terre, les plantes, le bétail, et enfin l’homme. Il tourna le ciel en forme d’oeuf, le dota d’une solide coquille de métal et y déposa toutes les choses et les êtres qu’il avait enfantés. Ahriman se retrouva piégé à l’intérieur: il ne fallait surtout pas qu’il puisse s’échapper. Il ne pouvait être combattu et anéanti que de l’intérieur, dans son oeuvre.Ahriman se retrouva piégé à l’intérieur: il ne fallait surtout pas qu’il puisse s’échapper. Il ne pouvait être combattu et anéanti que de l’intérieur, dans son œuvre.
Ormazd avait lu l’avenir, et savait tout ce qui allait se passer. Le dieu suprême se mit à chanter une prière sacrée, et Ahriman comprit enfin quel sort l’attendait. Durant les trois premiers millénaires, Ormazd pourrait faire ce que bon lui semblerait. Puis viendrait le temps du mélange du bien et du mal, trois mille années d’un combat acharné, incertain, où le bien et le mal cohabiteraient et s’affronteraient sans que l’un domine l’autre. Enfin, les trois derniers millénaires verraient le recul du mal et la victoire définitive du bien. Le mauvais n’avait aucun espoir de dominer un jour l’univers: ses créatures seraient toutes détruites et le monde définitivement libéré de son emprise, deviendrait un paradis lumineux où tous ceux qui auraient combattu au côté d’ahura Mazda vivraient dans une éternelle félicité. Entendant cela Ahriman s’évanouit et Ormazd, ainsi qu’il était prévu, put disposer à sa guise des trois premiers milliers d’années… il fit venir sa création à la vie, il lui donna corps, forme et mouvement.
Il mit en place le ciel, puis l’eau, la terre, les plantes, le bétail, et enfin l’homme. Il tourna le ciel en forme d’oeuf, le dota d’une solide coquille de métal et y déposa toutes les choses et les êtres qu’il avait enfantés. Ahriman se retrouva piégé à l’intérieur: il ne fallait surtout pas qu’il puisse s’échapper. Il ne pouvait être combattu et anéanti que de l’intérieur, dans son oeuvre.Ahriman se retrouva piégé à l’intérieur: il ne fallait surtout pas qu’il puisse s’échapper. Il ne pouvait être combattu et anéanti que de l’intérieur, dans son œuvre.
L’eau fut conçue à partir de la substance du ciel et le vent, la pluie, le brouillard, l’orage et la neige apparurent en même temps qu’elle. Puis ce fut au tour de la terre, ronde. Elle baignait dans l’eau primordiale, qui par la suite reflua au sud pour former la mer. Elle était alimentée par un fleuve gigantesque et deux rivières en sortirent, l’une coulant à l’est et l’autre à l’ouest, enserrant le monde.
La terre fut divisée en sept sections, disposées de telle sorte que six d’entre elles entouraient un vaste territoire central dont la surface était équivalente à celle de toutes les autres régions réunies. Ormazd déposa dans la terre la semence des montagnes et leur mère à tous, le mont Albourz, se mit à pousser au milieu. Sa croissance dura huit cents ans: il lui fallut deux siècle pour atteindre les étoiles, deux autres pour arriver jusque’à la lune, encore deux cents ans pour atteindre le soleil et deux cents de plus pour toucher la lumière infinie, le sommet du ciel. Celui-ci était percé de cent quatre-vingt ouvertures l’est et cent quatre-vingt à l’ouest, par où apparaissait et disparaissait le soleil et les autres astres. La quatrième création, la plante, poussa au milieu de la terre. Fraîche et douce, dépourvue de branches, d’écorce et d’épines, elle possédait en elle toutes les potentialités et les germes de la végétation à venir.
Ormazd donna ensuite au monde son premier animal, le bovin primordial, un taureau clair et brillant comme la lune. Enfin apparut Gayomard, le premier homme. Il ne vécu qu’une trentaine d’année avant d’être tué par Angra Mainyu, qui avait lancé son offensive contre le bien. Sa semence fut récupérée par les bons génies d’ahura Mazda et purifiée par le soleil. Quarante ans plus tard, elle fructifia sous la forme d’un plant de rhubarbe qui se métamorphosa en deux nouveaux humains, Mashya et Mashyane. Aura Mazda leur parla, les exhorta à l’adorer, à se détourner du mal et de ses démons, mais Ahriman troubla leur esprit et ils se mirent à le louer pour sa grandeur et sa sagesse… et c’est ainsi que le mal se mélangea au bien.
La terre fut divisée en sept sections, disposées de telle sorte que six d’entre elles entouraient un vaste territoire central dont la surface était équivalente à celle de toutes les autres régions réunies. Ormazd déposa dans la terre la semence des montagnes et leur mère à tous, le mont Albourz, se mit à pousser au milieu. Sa croissance dura huit cents ans: il lui fallut deux siècle pour atteindre les étoiles, deux autres pour arriver jusque’à la lune, encore deux cents ans pour atteindre le soleil et deux cents de plus pour toucher la lumière infinie, le sommet du ciel. Celui-ci était percé de cent quatre-vingt ouvertures l’est et cent quatre-vingt à l’ouest, par où apparaissait et disparaissait le soleil et les autres astres. La quatrième création, la plante, poussa au milieu de la terre. Fraîche et douce, dépourvue de branches, d’écorce et d’épines, elle possédait en elle toutes les potentialités et les germes de la végétation à venir.
Ormazd donna ensuite au monde son premier animal, le bovin primordial, un taureau clair et brillant comme la lune. Enfin apparut Gayomard, le premier homme. Il ne vécu qu’une trentaine d’année avant d’être tué par Angra Mainyu, qui avait lancé son offensive contre le bien. Sa semence fut récupérée par les bons génies d’ahura Mazda et purifiée par le soleil. Quarante ans plus tard, elle fructifia sous la forme d’un plant de rhubarbe qui se métamorphosa en deux nouveaux humains, Mashya et Mashyane. Aura Mazda leur parla, les exhorta à l’adorer, à se détourner du mal et de ses démons, mais Ahriman troubla leur esprit et ils se mirent à le louer pour sa grandeur et sa sagesse… et c’est ainsi que le mal se mélangea au bien.
Dogons
Le monde dogon est l’oeuvre du tout-puissant Amma. Il fabriqua un oeuf avec de la glaise, une matrice qui se scinda en deux placentas. À partir des éléments terre, eau, air et feu, Amma créa ensuite Nommo, l’androgyne doté de la double identité mâle et femelle, associé au silure, le poisson-chat.
Le démiurge le déclina en quatre exemplaires: le Grand Nommo, futur régisseur du ciel et de l’orage, le Nommo messager, le Nommo de la mare et Ogo. Il les plaça dans les placentas, une paire dans chacun et les dota d’un double féminin.
Ogo était incapable de tenir en place et il se mit à chercher sa moitié femelle, qu’Amma n’avait pas encore achevé pour s’unir à elle. Il sortit avant terme de l’oeuf mais toujours attaché à son cordon ombilical, il arracha un morceau de son placenta. Il s’en servit pour glisser dans l’espace vide et cet fragment devint la terre sur laquelle il atterrit. Toujours en quête de sa jumelle qu’entre-temps Amma avait pris soin de cacher, Ogo fouilla le placenta pensant qu’il l’avait amené avec lui.
Ce faisant, il pénétra la terre et commis un viol, doublé d’un inceste. Il en naquit, dit-on, les yebans, petits êtres à grosse tête qui vivaient dans des trous. Ogo remonta ensuite dans l’œuf, espérant y récupérer sa soeur, mais Amma l’avait transformée en une boule de feu qu’il fit sortir par la porte ouest de la matrice initiale.
Ogo ne trouva alors rien de mieux que de voler les huit graines de la création qu’Amma avait déposées dans l’oeuf primordial, et redescendit sur terre. Le dieu expédia la fourmi, le termite et l’araignée pour récupérer son bien mais Ogo avait déjà planté une graine, le fonio rouge, espérant par ce geste amorcer la création. Depuis cette plante est considérée comme impure. Amma décida de nettoyer et purifier le monde du désordre occasionné par Ogo en procédant à un sacrifice.
Le démiurge le déclina en quatre exemplaires: le Grand Nommo, futur régisseur du ciel et de l’orage, le Nommo messager, le Nommo de la mare et Ogo. Il les plaça dans les placentas, une paire dans chacun et les dota d’un double féminin.
Ogo était incapable de tenir en place et il se mit à chercher sa moitié femelle, qu’Amma n’avait pas encore achevé pour s’unir à elle. Il sortit avant terme de l’oeuf mais toujours attaché à son cordon ombilical, il arracha un morceau de son placenta. Il s’en servit pour glisser dans l’espace vide et cet fragment devint la terre sur laquelle il atterrit. Toujours en quête de sa jumelle qu’entre-temps Amma avait pris soin de cacher, Ogo fouilla le placenta pensant qu’il l’avait amené avec lui.
Ce faisant, il pénétra la terre et commis un viol, doublé d’un inceste. Il en naquit, dit-on, les yebans, petits êtres à grosse tête qui vivaient dans des trous. Ogo remonta ensuite dans l’œuf, espérant y récupérer sa soeur, mais Amma l’avait transformée en une boule de feu qu’il fit sortir par la porte ouest de la matrice initiale.
Ogo ne trouva alors rien de mieux que de voler les huit graines de la création qu’Amma avait déposées dans l’oeuf primordial, et redescendit sur terre. Le dieu expédia la fourmi, le termite et l’araignée pour récupérer son bien mais Ogo avait déjà planté une graine, le fonio rouge, espérant par ce geste amorcer la création. Depuis cette plante est considérée comme impure. Amma décida de nettoyer et purifier le monde du désordre occasionné par Ogo en procédant à un sacrifice.
Il extirpa le jumeau d’Ogo, le Nommo de la mare, de son placenta et il chargea le Nommo messager de procéder au rituel. Amma détruisit l’androgynie du Nommo de la mare créant une distinction nette entre mâles et femelles, et le sacrificateur coupa son cordon ombilical et son sexe. Du sang coula, donnant naissance à l’étoile Sirius et à la planète Vénus. Ogo rôdait toujours; il vola les âmes de sexe du sacrifié et les mit dans son prépuce. Il récupéra aussi sa semence et s’enfuit.
Mais le sacrificateur veillait et il attrapa avec sa bouche l’extrémité du sexe d’Ogo et lui sectionna, récupérant les âmes de sexe. Le sang de la circoncision donna naissance à la planète mars. Il lui arracha aussi la langue et les dents, qui devinrent des étoiles. Muet et privé des attributs qui lui aurait permis de donner jour à son double femelle, Ogo redescendit sur terre où Amma le métamorphosa en renard pâle, Yorugu. Le sacrifice se poursuivit, et le Nommo messager trancha les membres et le cou de la victime. il. Traîna le corps vers le nord, arrosant la terre de son sang qui forma la voie lactée et de nouveaux astres tels Jupiter.
Il le découpa ensuite en soixante-six parcelles, qu’il divisa en quatre tas égaux, dispersés aux quatre points cardinaux pour purifier l’espace. Il rassembla ses organes, les pétrit, leur donna forme d’homme et leur insuffla la vie. Le sacrifié devint le Nommo de la mare, gardien des eaux et de l’ordre d’Amma. Le monde était enfin nettoyé, le soleil pouvait se lever et l’univers prendre son aspect définit. Amma créa encore quatre paires mixtes, les huit ancêtres des dogons et les fit descendre sur terre à bord d’une arche qui contenait les animaux, les minéraux et les végétaux. Au cours du sacrifice, deux graines tombèrent des clavicules du Nommo sacrifié. Elles devinrent deux petites étoiles invisibles à l’œil nu. Selon les dogons, elle gravitaient autour de Sirius.
Mais le sacrificateur veillait et il attrapa avec sa bouche l’extrémité du sexe d’Ogo et lui sectionna, récupérant les âmes de sexe. Le sang de la circoncision donna naissance à la planète mars. Il lui arracha aussi la langue et les dents, qui devinrent des étoiles. Muet et privé des attributs qui lui aurait permis de donner jour à son double femelle, Ogo redescendit sur terre où Amma le métamorphosa en renard pâle, Yorugu. Le sacrifice se poursuivit, et le Nommo messager trancha les membres et le cou de la victime. il. Traîna le corps vers le nord, arrosant la terre de son sang qui forma la voie lactée et de nouveaux astres tels Jupiter.
Il le découpa ensuite en soixante-six parcelles, qu’il divisa en quatre tas égaux, dispersés aux quatre points cardinaux pour purifier l’espace. Il rassembla ses organes, les pétrit, leur donna forme d’homme et leur insuffla la vie. Le sacrifié devint le Nommo de la mare, gardien des eaux et de l’ordre d’Amma. Le monde était enfin nettoyé, le soleil pouvait se lever et l’univers prendre son aspect définit. Amma créa encore quatre paires mixtes, les huit ancêtres des dogons et les fit descendre sur terre à bord d’une arche qui contenait les animaux, les minéraux et les végétaux. Au cours du sacrifice, deux graines tombèrent des clavicules du Nommo sacrifié. Elles devinrent deux petites étoiles invisibles à l’œil nu. Selon les dogons, elle gravitaient autour de Sirius.
Il existe un second récit de la création du monde dogon. Amma est toujours le maître d’oeuvre de l’univers. Il créa les étoiles et les planètes en jetant des boulettes de terre dans le ciel et Fabrice quatorze mondes plats- quatorze systèmes solaires- empilés les uns sur les autres et cernés par un serpent qui se mord la queue.
Amma donna à la terre la forme d’une femme, avec son sexe figuré par une fourmilière au sud. Une termitière s’installa juste devant, gênant le démiurge qui voulait s’accoupler avec sa créature. Il excisa la terre qui donna naissance à un petit enfant, le chacal. Amma eut ensuite deux jumeaux êtres mi-hommes mi-serpents de couleur verte: les Nommos. Choqués par la nudité de leur mère, il lui fabriquer une jupe et l’en revêtirent. Pas suffisant pour empêcher le chacal de la violer et de rendre ainsi la terre impure.
Amma s’en détourna et fabriqua lui-seul les hommes. Il modela une matrice en glaise humide, et du ciel, lança dedans deux boulettes de terre, dont une avait la forme d'un sexe masculin. De cette union naquirent un homme et une femme qui engendrèrent les huit ancêtres dogons. Le septième d’entre eux est le créateur de la parole et du tissage, savoirs qui furent ensuite transmis aux hommes par la fourmi. Les ancêtres montèrent aux cieux rejoindre les Nommos qui leur interdirent de se fréquenter, et Amma confia huit graines de fonio au premier d’entre eux avec interdiction de les consommer.
Malheureusement les ancêtres enfreignirent la règle. Ils furent priés de revenir sur terre et leur chef construisit alors une arche qu’il chargea de toutes les créatures vivantes de ce monde et vola le feu au soleil. Puis il descendit sur son vaisseau en suivant l’arc-en-ciel. La chute fut assez brutale et ses membres, jusqu’ici souples se brisèrent au niveau de ce qui devint les articulations des bras et des jambes puis repeuplent la terre.
Amma donna à la terre la forme d’une femme, avec son sexe figuré par une fourmilière au sud. Une termitière s’installa juste devant, gênant le démiurge qui voulait s’accoupler avec sa créature. Il excisa la terre qui donna naissance à un petit enfant, le chacal. Amma eut ensuite deux jumeaux êtres mi-hommes mi-serpents de couleur verte: les Nommos. Choqués par la nudité de leur mère, il lui fabriquer une jupe et l’en revêtirent. Pas suffisant pour empêcher le chacal de la violer et de rendre ainsi la terre impure.
Amma s’en détourna et fabriqua lui-seul les hommes. Il modela une matrice en glaise humide, et du ciel, lança dedans deux boulettes de terre, dont une avait la forme d'un sexe masculin. De cette union naquirent un homme et une femme qui engendrèrent les huit ancêtres dogons. Le septième d’entre eux est le créateur de la parole et du tissage, savoirs qui furent ensuite transmis aux hommes par la fourmi. Les ancêtres montèrent aux cieux rejoindre les Nommos qui leur interdirent de se fréquenter, et Amma confia huit graines de fonio au premier d’entre eux avec interdiction de les consommer.
Malheureusement les ancêtres enfreignirent la règle. Ils furent priés de revenir sur terre et leur chef construisit alors une arche qu’il chargea de toutes les créatures vivantes de ce monde et vola le feu au soleil. Puis il descendit sur son vaisseau en suivant l’arc-en-ciel. La chute fut assez brutale et ses membres, jusqu’ici souples se brisèrent au niveau de ce qui devint les articulations des bras et des jambes puis repeuplent la terre.
Fons
Mawu, le principal dieu des Fons, appela Aido-Hwedo, le serpent cosmique, pour qu’il l’aide à faire le monde et ce dernier le porta dans sa gueule tandis qu’il créait. Le mouvement du serpent créa toutes les ondulations visibles à la surface de la terre qui prit la forme d’une calebasse.
Le dieu la chargea à ras bord de tous les éléments de la création: montagnes, animaux, plantes, rivières… une fois son travail achevé, il se rendit compte que cette cargaison était bien trop lourde pour son malheureux monde et demanda au serpent cosmique de s’enrouler sous la terre et de la soutenir. Mawu immergea alors la terre dans les eaux afin qu’Aido-Hwedo puisse se rafraichir en dessous. Son rugueux fardeau lui donne parfois des démangeaisons qui le font se tortiller et s’agiter, ce qui provoque des tremblements de terre.
Des petits singes rouges, qui vivent dans la mer, le nourrissent de barres de fer et, le jour où elles viendront à manquer, le serpent sera contraint de se manger la queue: le monde déséquilibré, tombera dans la mer.
Le serpent cosmique a un jumeau, le serpent arc-en-ciel qui vit dans le ciel. C’est lui qui envoie la foudre sur terre, lâche l’éclair et engendre le tonnerre en faisant claquer sa queue sur le sol. Les hommes sont aussi l’oeuvre du dieu Mawu, qui façonna dans de l’argile le couple primordial Adanhu et Yewa. Au tout début, Mawu vivait parmi les hommes.
Avec sa compagne Lissa, il avait eu quatorze enfants, quatorze dieux parmi lesquels Legba, qui ne ratait jamais une occasion de faire des farces. Un jour, il rendit visite à Mawu et l’avertit que les hommes du village projetaient de voler les ignames qu’il cultivait dans son champ. Le dieu en colère avertit ses sujets que si l’un d’entre eux osait toucher à son champ, il lui ferait regretter d’être né. Terrorisés, les villageois jurèrent de ne jamais rien faire qui puisse lui déplaire et, rassuré Mawu rentra chez lui dormir.
Le dieu la chargea à ras bord de tous les éléments de la création: montagnes, animaux, plantes, rivières… une fois son travail achevé, il se rendit compte que cette cargaison était bien trop lourde pour son malheureux monde et demanda au serpent cosmique de s’enrouler sous la terre et de la soutenir. Mawu immergea alors la terre dans les eaux afin qu’Aido-Hwedo puisse se rafraichir en dessous. Son rugueux fardeau lui donne parfois des démangeaisons qui le font se tortiller et s’agiter, ce qui provoque des tremblements de terre.
Des petits singes rouges, qui vivent dans la mer, le nourrissent de barres de fer et, le jour où elles viendront à manquer, le serpent sera contraint de se manger la queue: le monde déséquilibré, tombera dans la mer.
Le serpent cosmique a un jumeau, le serpent arc-en-ciel qui vit dans le ciel. C’est lui qui envoie la foudre sur terre, lâche l’éclair et engendre le tonnerre en faisant claquer sa queue sur le sol. Les hommes sont aussi l’oeuvre du dieu Mawu, qui façonna dans de l’argile le couple primordial Adanhu et Yewa. Au tout début, Mawu vivait parmi les hommes.
Avec sa compagne Lissa, il avait eu quatorze enfants, quatorze dieux parmi lesquels Legba, qui ne ratait jamais une occasion de faire des farces. Un jour, il rendit visite à Mawu et l’avertit que les hommes du village projetaient de voler les ignames qu’il cultivait dans son champ. Le dieu en colère avertit ses sujets que si l’un d’entre eux osait toucher à son champ, il lui ferait regretter d’être né. Terrorisés, les villageois jurèrent de ne jamais rien faire qui puisse lui déplaire et, rassuré Mawu rentra chez lui dormir.
Legba se faufila dans sa case et lui vola ses chaussures. Il alla dans le champ et s’arrangea pour laisser dans la terre de nombreuses empreintes de pas, tout en mangeant certains légumes. Le lendemain Mawu entra dans une rage folle à la vue de son champ saccagé et convoqua les villageois. Ils eurent beau protester, il ne les crut pas et était sur le point de les massacrer quand une villageoise suggéra que le vrai coupable pouvait être démasqué grâce aux empreintes laissées dans le sol. Tous, Legba compris, mirent le pied dans les traces de pas du voleur mais personne n’avait la bonne pointure. C’est alors que Legba osa insinuer que c’était peut-être le dieu lui-même qui avait marché dans le champ. Outré, ce dernier répliqua qu’il ne se volait pas lui-même mais Legba insista. Il fut obligé d’essayer lui aussi et force lui fut de constater que les empreintes correspondaient. Rouge de honte, il préféra quitter les humains et s’enfuit au ciel d’où il ne revint plus. Legba devint ainsi le messager entre le ciel et la terre.
Chez les yorubas, Legba s’appelait Eshu et le serpent arc-en-ciel est Oshumaré, incarnation des forces vitales, du mouvement et de la fortune. Lui aussi soutient la terre et l’empêche de se désintégrer. Il fut l’un des serviteurs de Shango, antique roi Yoruba devenu dieu, et son office consistait à monter au ciel de l’eau puisée sur terre. Il y a bien longtemps, bien avant l’arrivée des hommes, le monde se limitait au ciel et à la vaste étendue d’eau.
Olodumare, divinité suprême et maître du ciel convoqua un jour Orishanla et lui ordonna d’aller créer une terre solide et de la peupler d’humains. Orishanla se munit d’un sac qui contenait du sable, de l’acier et une poule à cinq doigts. Il descendit le long d’une chaîne accrochée au firmament et, une fois parvenu au ras de l’eau, il y jeta le morceau d’acier. Il saupoudra de sable la surface qui émergeait hors de l’océan primordial et y lâcha la poule qui éparpilla les grains un peu partout. Il envoya ensuite de précautionneux caméléons tester la solidité de cette terre puis appela les autres dieux à venir le rejoindre sur ce nouveau territoire. Selon une autre version ce n’est pas Orishanla qui a créé la Terre mais Oduduwa, l’ancêtre des yorubas.
Chez les yorubas, Legba s’appelait Eshu et le serpent arc-en-ciel est Oshumaré, incarnation des forces vitales, du mouvement et de la fortune. Lui aussi soutient la terre et l’empêche de se désintégrer. Il fut l’un des serviteurs de Shango, antique roi Yoruba devenu dieu, et son office consistait à monter au ciel de l’eau puisée sur terre. Il y a bien longtemps, bien avant l’arrivée des hommes, le monde se limitait au ciel et à la vaste étendue d’eau.
Olodumare, divinité suprême et maître du ciel convoqua un jour Orishanla et lui ordonna d’aller créer une terre solide et de la peupler d’humains. Orishanla se munit d’un sac qui contenait du sable, de l’acier et une poule à cinq doigts. Il descendit le long d’une chaîne accrochée au firmament et, une fois parvenu au ras de l’eau, il y jeta le morceau d’acier. Il saupoudra de sable la surface qui émergeait hors de l’océan primordial et y lâcha la poule qui éparpilla les grains un peu partout. Il envoya ensuite de précautionneux caméléons tester la solidité de cette terre puis appela les autres dieux à venir le rejoindre sur ce nouveau territoire. Selon une autre version ce n’est pas Orishanla qui a créé la Terre mais Oduduwa, l’ancêtre des yorubas.
Orishanla s’enivrait très régulièrement. Il était ivre lorsque Oduduwa lui confia sa mission et il s’endormit avant de pouvoir la mener à bien. Ne voyant rien ravir, Olodumare envoya Oduduwa voir ce qui se passait et celui-ci découvrit Orishanla ivre mort. Il récupéra le sac de la création et accomplit son oeuvre à sa place. Lorsqu’il se réveilla, Orishanla en fut tellement mortifié qu’Olodumare magnanime, lui confia la fabrication des hommes. Il s’y employa tant bien que mal, résistant du mieux qu’il pouvait à la boisson: il y cédait de temps en temps, et les hommes qui sortaient de ses mains à ces moments là étaient difformes, estropiés ou mal cuits, c’est à dire blancs.
Oraniyan était le fils d’Ogun, le dieu de la guerre patron des forgerons et d’Oduduwa. Tous deux firent l’amour à la même femme, le même jour. Elle accoucha d’un enfant au corps à moitié blanc comme l’était le clair Oduduwa, et à moitié noir comme le sombre Ogun. Oraniyan était le septième et dernier des princes qu’Olodumare envoya occuper ce qui n’était encore qu’une vaste plaine aquatique en faisant pousser un gigantesque cocotier afin de descendre du ciel sur lequel les sept princes s’installèrent.
Olodumare confia à chacun d’eux un paquetage qui contenait une calebasse, de la nourriture, un sac de couvertures et d’habits et leur confia une poule, vingt barres d’acier et une substance mystérieuse emballée dans du tissus noir. Ayant tous été fait princes par Olodumare, ils voulaient chacun commandaient. Après avoir volé le paquet à l’un d’entre eux pour s’en partager les vivres et s’être dispersés dans le cocotier, Oraniyan se retrouva seul avec les vingt barres d’acier, la poule et le mystérieux emballage. La substance qui s’y trouvait se répandit à la surface des eaux et la poule la dispersant forma ainsi la terre.
Oraniyan prit possession de son nouveau royaume et ses frères, voyant cela voulurent le dépouiller un seconde fois de ce qu’il possédait. Oraniyan vit rouge et les barres d’acier se transformèrent en armes bien déterminé à les tuer. Ils se jetèrent à ses pieds le suppliant de les épargner. Oraniyan leur laissa la vie sauve et un petit territoire, à condition que leurs peuples soient assujettis au sien et lui paient régulièrement un tribut. Oraniyan devint ainsi le premier roi yorubas.
Oraniyan était le fils d’Ogun, le dieu de la guerre patron des forgerons et d’Oduduwa. Tous deux firent l’amour à la même femme, le même jour. Elle accoucha d’un enfant au corps à moitié blanc comme l’était le clair Oduduwa, et à moitié noir comme le sombre Ogun. Oraniyan était le septième et dernier des princes qu’Olodumare envoya occuper ce qui n’était encore qu’une vaste plaine aquatique en faisant pousser un gigantesque cocotier afin de descendre du ciel sur lequel les sept princes s’installèrent.
Olodumare confia à chacun d’eux un paquetage qui contenait une calebasse, de la nourriture, un sac de couvertures et d’habits et leur confia une poule, vingt barres d’acier et une substance mystérieuse emballée dans du tissus noir. Ayant tous été fait princes par Olodumare, ils voulaient chacun commandaient. Après avoir volé le paquet à l’un d’entre eux pour s’en partager les vivres et s’être dispersés dans le cocotier, Oraniyan se retrouva seul avec les vingt barres d’acier, la poule et le mystérieux emballage. La substance qui s’y trouvait se répandit à la surface des eaux et la poule la dispersant forma ainsi la terre.
Oraniyan prit possession de son nouveau royaume et ses frères, voyant cela voulurent le dépouiller un seconde fois de ce qu’il possédait. Oraniyan vit rouge et les barres d’acier se transformèrent en armes bien déterminé à les tuer. Ils se jetèrent à ses pieds le suppliant de les épargner. Oraniyan leur laissa la vie sauve et un petit territoire, à condition que leurs peuples soient assujettis au sien et lui paient régulièrement un tribut. Oraniyan devint ainsi le premier roi yorubas.
Kongos
Les Kongos racontent que, jadis, il existait un premier peuple constitué par les Nzondos, des demi-hommes qui ne possédaient qu’un bras, une jambe et un oeil. Ils hantèrent un temps la terre, puis choisirent de s’enfoncer dans le monde souterrain, sous l’eau du fleuve Congo.
Arriva alors le héros Kivanda, si laid avec ses vingt quatre doigts et sa grosse tête que ses divins parents avaient préféré l’abandonner. Il voulait récupérer sa soeur jumelle donnée en mariage à un Nzondo anthropophage en montant une expédition dans le royaume souterrain avec huit de ses compagnons. Il travers la nappe d’argile blanche intermédiaire entre le monde d’en haut et celui d’en bas, força la porte qui séparait la vie de la mort et entra seul dans le village des Nzondos. Il les plongea dans un profond sommeil, récupéra sa soeur et s’enfuit. Au passage, il vola tous les masques que les nzondos empruntaient au maître de la terre, Mbenza, pour tromper les humains en se mêlant à eux. Les affreux ne tardèrent pas à se réveiller et Kivanda échappa de justesse à leurs javelots. Il émergea sain et sauf à la surface de la terre où il fonda le premier village humain. Digne de ce nom.
Les deux principales divinités kongos étaient Mbenza, le maître de la terre et Mbumba, le serpent arc-en-ciel maître des eaux terrestres et qu’on disait capable d’empêcher la pluie de tomber. Un autre récit veut que l’humanité soit née du corps de Mbumba, coupé en deux. Elle connut un âge d’or, interrompu par l’arrivée des Nzondos qui provoquèrent un déluge à l’origine du fleuve Congo. Les hommes qui survécurent se dispersèrent à la surface de la terre.
Le ciel, que les Kongos imaginaient carré et soutenu par quatre pilier de fer, était le territoire de Pulu Mbunzi, maître des tornades et des eaux en crue, dieu de la foudre qui n’appréciait guère que Mbumba arrête la pluie à chaque fois qu’il apparaissait. Il livra une terrible bataille cosmique au serpent arc-en-ciel qui finit décapité.
Arriva alors le héros Kivanda, si laid avec ses vingt quatre doigts et sa grosse tête que ses divins parents avaient préféré l’abandonner. Il voulait récupérer sa soeur jumelle donnée en mariage à un Nzondo anthropophage en montant une expédition dans le royaume souterrain avec huit de ses compagnons. Il travers la nappe d’argile blanche intermédiaire entre le monde d’en haut et celui d’en bas, força la porte qui séparait la vie de la mort et entra seul dans le village des Nzondos. Il les plongea dans un profond sommeil, récupéra sa soeur et s’enfuit. Au passage, il vola tous les masques que les nzondos empruntaient au maître de la terre, Mbenza, pour tromper les humains en se mêlant à eux. Les affreux ne tardèrent pas à se réveiller et Kivanda échappa de justesse à leurs javelots. Il émergea sain et sauf à la surface de la terre où il fonda le premier village humain. Digne de ce nom.
Les deux principales divinités kongos étaient Mbenza, le maître de la terre et Mbumba, le serpent arc-en-ciel maître des eaux terrestres et qu’on disait capable d’empêcher la pluie de tomber. Un autre récit veut que l’humanité soit née du corps de Mbumba, coupé en deux. Elle connut un âge d’or, interrompu par l’arrivée des Nzondos qui provoquèrent un déluge à l’origine du fleuve Congo. Les hommes qui survécurent se dispersèrent à la surface de la terre.
Le ciel, que les Kongos imaginaient carré et soutenu par quatre pilier de fer, était le territoire de Pulu Mbunzi, maître des tornades et des eaux en crue, dieu de la foudre qui n’appréciait guère que Mbumba arrête la pluie à chaque fois qu’il apparaissait. Il livra une terrible bataille cosmique au serpent arc-en-ciel qui finit décapité.
Chez les Bakubas voisins, le monde d’avant le monde n’étaient rien que de l’eau, une étendue infinie enveloppée par l’obscurité. Dans ce triste océan vivait le dieu Mbombo et la déesse Nchienge, qui avait établi ses quartiers à l’est. Mbombo fut un jour pris de nausées. Son estomac se souleva et il vomit le soleil, la lune et les étoiles. Les rayons du soleil firent évaporer une partie des eaux créant ainsi les nuages. l’eau baissa et progressivement apparurent des collines desséchées.
Mbombo fut pris de nouvelles contractions et vomit le léopard, le singe Fumu, l’aigle, l’étoile filante, l’enclume, la médecine, l’éclair, la première femme et le premier homme. Pendant que Mbombo vidait son estomac de toute la création, Nchienge fut prise à son tour de convulsions et accoucha d’un garçon Woto et d’une fille, Labama. Woto s’unit à sa soeur, il teignit leurs enfants en noir, leur apprit un nouveau langage et les emmena vers l’ouest où il devint le tout premier roi des Kubas.
Quelques temps plus tard, les moeurs ayant changé depuis les temps des premiers dieux, Woto commença à être regardé étrangement pour avoir épousé sa soeur. Il préféra quitter son territoire pour fonder la nation des Balubas. Il changea encore une fois le langage de ses enfants en leur pratiquant une petite incision sur la langue et ils s’installèrent dans le désert. Woto fit jaillir une forêt luxuriante en soufflant dans sa corne et le singe Fumu s’y établit aussi.
Un jour un homme malveillant trouva le petit animal et le tua. Le léopard devint fou furieux et vengea le petit singe en massacrant le chasseur. Depuis, hommes et bêtes se font la guerre.
A l’origine du monde des Fangs du Gabon, il y a trois dieux: Nzame, Mebere, Nkwa. Le premier, le plus puissant, est celui qui mit en place toute la création et insuffla la vie. Il invita ensuite ses confrères à venir admirer son oeuvre et demanda leur avis. Les deux autres firent une moue dubitative, ils trouvaient qu’il manquait encore quelque chose au monde.
Mbombo fut pris de nouvelles contractions et vomit le léopard, le singe Fumu, l’aigle, l’étoile filante, l’enclume, la médecine, l’éclair, la première femme et le premier homme. Pendant que Mbombo vidait son estomac de toute la création, Nchienge fut prise à son tour de convulsions et accoucha d’un garçon Woto et d’une fille, Labama. Woto s’unit à sa soeur, il teignit leurs enfants en noir, leur apprit un nouveau langage et les emmena vers l’ouest où il devint le tout premier roi des Kubas.
Quelques temps plus tard, les moeurs ayant changé depuis les temps des premiers dieux, Woto commença à être regardé étrangement pour avoir épousé sa soeur. Il préféra quitter son territoire pour fonder la nation des Balubas. Il changea encore une fois le langage de ses enfants en leur pratiquant une petite incision sur la langue et ils s’installèrent dans le désert. Woto fit jaillir une forêt luxuriante en soufflant dans sa corne et le singe Fumu s’y établit aussi.
Un jour un homme malveillant trouva le petit animal et le tua. Le léopard devint fou furieux et vengea le petit singe en massacrant le chasseur. Depuis, hommes et bêtes se font la guerre.
A l’origine du monde des Fangs du Gabon, il y a trois dieux: Nzame, Mebere, Nkwa. Le premier, le plus puissant, est celui qui mit en place toute la création et insuffla la vie. Il invita ensuite ses confrères à venir admirer son oeuvre et demanda leur avis. Les deux autres firent une moue dubitative, ils trouvaient qu’il manquait encore quelque chose au monde.
Nzame les pressa de lui dire quoi et, au bout d’un temps de réflexion, Mebere et Nkwa finirent par mettre le doigt sur ce qui les gênait: il manquait un chef à la terre.
Nzame jaugea toutes ses créatures pour déterminer laquelle avait l’étoffe d’un chef. L’éléphant, le léopard et le singe auraient bien fait l’affaire, mais il ne les jugeait pas dignes de cette fonction et les nomma sous-chefs. Les trois dieux se mirent alors au travail. Ils fabriquèrent un être à leur image, à qui, ils donnèrent le nom de Fam, soit pouvoir. Nzame lui donna la force, Mebere lui confia l’autorité et Nkwa lui offrit la beauté. Ils laissèrent les clefs du monde à Fam et retournèrent dans les hauteurs où ils avaient élu domicile.
Au début tout marcha bien, les sous-chefs animaux acceptèrent sans problème l’autorité de Fam Puis la situation commença à se dégénérer. Fam devint petit à petit arrogant en raison des cadeaux offerts par les trois divinités et devint de plus en plus autoritaire. Il maltraita les animaux et cessa de prier celui qui avait fait tant pour lui, Nzame. Ce dernier finit par soupçonner que quelque chose n’allait plus et descendit sur terre réclamer des comptes à Fam. Ce dernier le regarda avec dédain et Nzame entra dans une grande colère. Il détruisit toute la création mais ne réussit pas détruire Fam: les dieux lui ayant fait don d’immortalité, Nzame ne pouvait revenir sur sa parole. Mebere et Nkwa vinrent prêter main forte à leur frère et tous trois recouvrirent l’ancienne terre d’une épaisse couche de terreau. Il suffit d’y creuser un trou pour y retrouver l’ancien monde, transformé à charbon noir et minéral. Un arbre fut planté au milieu du nouveau monde et les êtres vivants sortirent de ses feuilles, de ses racines, de son écorce, des gouttes de pluie qui en perlaient.
Nzame créa un second chef, mais, par précaution, il le fit mortel: c’est Sekume, l’ancêtre des Gangs, qui se fabriqua lui-même une compagne à partir des éléments de l’arbre. Le couple prospéra. Son bonheur aurait été parfait si Fam, de temps en temps, n’avait pas creusé un tunnel pour remonter sur terre et venir terroriser les enfants…
Nzame jaugea toutes ses créatures pour déterminer laquelle avait l’étoffe d’un chef. L’éléphant, le léopard et le singe auraient bien fait l’affaire, mais il ne les jugeait pas dignes de cette fonction et les nomma sous-chefs. Les trois dieux se mirent alors au travail. Ils fabriquèrent un être à leur image, à qui, ils donnèrent le nom de Fam, soit pouvoir. Nzame lui donna la force, Mebere lui confia l’autorité et Nkwa lui offrit la beauté. Ils laissèrent les clefs du monde à Fam et retournèrent dans les hauteurs où ils avaient élu domicile.
Au début tout marcha bien, les sous-chefs animaux acceptèrent sans problème l’autorité de Fam Puis la situation commença à se dégénérer. Fam devint petit à petit arrogant en raison des cadeaux offerts par les trois divinités et devint de plus en plus autoritaire. Il maltraita les animaux et cessa de prier celui qui avait fait tant pour lui, Nzame. Ce dernier finit par soupçonner que quelque chose n’allait plus et descendit sur terre réclamer des comptes à Fam. Ce dernier le regarda avec dédain et Nzame entra dans une grande colère. Il détruisit toute la création mais ne réussit pas détruire Fam: les dieux lui ayant fait don d’immortalité, Nzame ne pouvait revenir sur sa parole. Mebere et Nkwa vinrent prêter main forte à leur frère et tous trois recouvrirent l’ancienne terre d’une épaisse couche de terreau. Il suffit d’y creuser un trou pour y retrouver l’ancien monde, transformé à charbon noir et minéral. Un arbre fut planté au milieu du nouveau monde et les êtres vivants sortirent de ses feuilles, de ses racines, de son écorce, des gouttes de pluie qui en perlaient.
Nzame créa un second chef, mais, par précaution, il le fit mortel: c’est Sekume, l’ancêtre des Gangs, qui se fabriqua lui-même une compagne à partir des éléments de l’arbre. Le couple prospéra. Son bonheur aurait été parfait si Fam, de temps en temps, n’avait pas creusé un tunnel pour remonter sur terre et venir terroriser les enfants…







