

Les Thuatha Dé Danaan, Lug, Cúchulainn, Oisin...
Qui sont les Dieux, Déesses, héros et héroïnes celtes d'Irlande, du Pays de Galles de Bretagne et de Gaule d'après les Cycles d'Ustler et de Fenian...?
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À l’échelle de l’Histoire…

n regroupe sous le nom de celtes un ensemble de tribus originaires d’Europe centrale, qui s’étendent à tout le continent occidental dans le
La peur d’un effondrement du ciel n’a rien d’une terreur primitive irraisonnée, qu’on retrouverait à la fois chez les jeunes enfants et chez les peuples non civilisés, comme on l’a sous-entendu. Elle manifeste d’une croyance ancrée chez les celtes : la fin des temps (comme peut l’être le Ragnarök pour les scandinaves). Les mercenaires gaulois annoncent ainsi qu’aucun adversaire ne pourra ébranler leur loyauté et détermination. Seule la fin des temps pourra mettre un terme aux combats qu’ils livreront.
courant du I er millénaire av. J-C. Leur expansion ne donna pas naissance à un Empire homogène, mais une mosaïque de communautés réparties de l’Espagne (celtibères) à la Turquie actuelle (galates). A partir du III siècle les conquêtes romaines repoussèrent les croyances celtes jusqu’aux marges de l’Europe, notamment en Irlande, au Pays de Galles, en Écosse et dans l’Ouest de la France.
La transmission des récits mythologiques celtes était exclusivement orale. Le nom d’un dieu était souvent tabou afin qu’il puisse échapper à la domination de l’ennemi si ce dernier le prononçait. Les textes irlandais ou gallois, dans lesquels les dieux celtiques côtoient Fin et Cùchulain, consignent certains de ces mythes à une époque plus tardive, que l’on appelle le Cycle d’Ulster, le cycle de Fenian et Mabinogion.
Le territoire celte, qui s’étendait donc des îles britanniques à l’Europe centrale, incluait aussi la Gaule.
Les gaulois ont-ils peur que « le ciel ne leur tombe sur la tête » ?
Le peuple celte gaulois fut longtemps présenté comme un peuple fier et vantard. Cette réputation remonte aux chroniques écrites en 334 av J-C, par Ptolémée l’un des généraux qui accompagna Alexandre le Grand lors de son expédition chez les Celtes.
« Les Celtes sont de grande taille et ils ont une haute opinion d’eux-mêmes. (…) À tous, Alexandre accorda sa confiance, et reçu d’eux la leur. Puis il demanda aux Celtes ce qu’ils redoutaient le plus, espérant (…) qu’ils allaient lui dire que c’était lui qu’il redoutait le plus au monde. Mais la réponse des Celtes fut toute autre qu’il ne l’espérait(…) ils lui dire qu’ils redoutaient rien que de voir le ciel tomber sur eux ».
Ces gaulois proposent en fait leurs services à Alexandre qui s’apprête à engager sa conquête de l’Inde et de l’Asie centrale. La réponse gauloise est diplomatique et, en quelques sorte, à double sens. Ayant bien compris que la question d’Alexandre faisait allusion à la force militaire, ils lui répondirent très astucieusement qu’ils n’avaient pas à le redouter puisqu’il s’apprêtait à lancer son offensive dans la direction opposée. Ainsi n’ont-ils pas à le vexer frontalement en lui répondant qu’ils ne craignent aucun ennemi.
Alliances et conflits se succèdent avec Rome. La conquête des Gaules (celtes, aquitains et belges) par Jules césar en 51 av J-C mettra un terme à l’indépendance gauloise. Les opérations de César sur les confins du Nord de la Gaule ont été globalement médiocres. Si le général a conservé à Rome, tout son prestige de conquérant, il n’en va pas de même en Gaule, où se fomentent des complots et rébellions. Harcelés par les cavaliers gaulois, les romains qui durent battre en retraite vers la province romaine finissent par les mettre en déroute. A Alésia, malgré l’arrivée d’une armée gauloise de secours, les assiégés durent finalement s’avouer vaincus avec à leur tête Vercingétorix.
Après que les menaces germaniques aient été écartées car la prospérité de la Gaule attirait leur convoitise, Jules César tenta de débarquer en Bretagne insulaire mais échoua. C’est sous l’empereur Claude, dès 43 après J-C. que la conquête de l’île de Bretagne commença.
Les romains connurent aussi de nombreuses résistances sur l’île de Bretagne. Vers l’an 60, la veuve du roi Britto-romain Prasutagos, Boudica (Boadicée) prit les armes contre eux pour venger les humiliations et les atrocités infligées à sa famille et son peuple lorsque son royaume fut incorporé à la province romaine. La neuvième légion, se porta à la rencontre de l’armée bretonne, mais ses troupes furent anéanties dans une embuscade. Ainsi, les romain abandonnèrent un temps la ville de Londonium (Londres) à un triste sort. Tous ceux qui n’avaient pas quitté la ville furent massacrés. La mort de Boadicée : diverge selon les chroniqueurs de l’époque. Tacite raconte qu’en voyant la partie perdue, elle avale du poison pour ne pas tomber aux mains de l’ennemi ; selon d’autres, elle meurt de maladie avant le combat. Ne parvenant pas à conquérir l’Ecosse, les romains construisent donc le mur d’Hadrien afin de se protéger de l’ennemi : les Pictes.
Les Pictes étaient une confédération de tribus déjà présents en Ecosse avant la conquête de l’île de Bretagne par les Romains. On suppose que l’ancienne religion picte s’apparentait au polythéisme celte. Malgré leurs divisions, les Pictes résistèrent toujours à l’Empire romain, puis aux envahisseurs germaniques pendant plusieurs siècles. La disparition des royaumes des Pictes fut le résultat d’un processus de fusion avec les « Scots» qui aboutit, au milieu du IXe siècle, à la création de l’Écosse médiévale.













