mythes d’Arabie – de Palmyre & nabatéens

mythes d'Arabie
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Qui sont les déesses Al-Lat, Manat et Al-Uzza en Arabie et pour les nabatéens ?A Palmyre, qui sont les dieux Aglibôl, Baalshamin et Malakbêl ? Pourquoi la déesse du soleil était-elle autant redoutée ? Les goules, les djinns sont-elles des créatures qui ont vu le jour dans l'arabe avant l'islam ?

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À l’échelle de l’Histoire…


ontrairement à une idée reçue la majorité des habitants de la péninsule arabique n’était pas nomade. La poésie préislamique et la pensée musulmane 

En 258 après J.C., à la suite de graves crises internes l’Empire romain éclata en trois États séparés concurrents. L’empire de Palmyre (271-273) désigna la partie orientale. Il englobait les provinces romaines de Syrie,

avaient construit et transmis cette image comme modèle. La croyance en l’existence de Djinns, évoquée dans le Coran, se retrouve aussi dans la poésie préislamique. Ils inspirèrent la figure du génie dans la littérature islamique plus tardive. Les traces retrouvées d’anciennes divinités arabes sont réduites et n’apportent qu’une connaissance fragmentaire des anciennes croyances. Une pierre marquait la présence de cette entité surnaturelle ou divinité dans le lieu où elle se trouvait.

Dans l’Arabie du sud ouest (actuel Yemen)

Le royaume « historique » de Saba date de 716 av J-C, soit plus de trois siècles après la date possible du règne de Salomon évoqué dans la bible. On ne sait si la reine de Saba décrite dans la bible a réellement existé. Lorsque l’empire assyrien fut à son apogée, le royaume de Saba paya un lourd tribut à Sargon II. Les Sabéens étaient donc en contact avec tout le monde méditerranéen avant même que Rome soit bâtie. À cette époque, le peuple sabéen avait la réputation d’être le plus riche connu. Il se situait sur la route de l’encens, qui fournissait, par caravanes l’encens d’Arabie et d’Inde aux ports méditerranéens, et plus particulièrement à Gaza en Palestine, via Pétra. Le dieu Almaqah y fut une grande divinité solaire et de la fertilité extrêmement vénérée. Surnommé le Taureau du pays du Seigneur, son temple principal se trouvait dans la capitale sabenne, à Marib.

Dans l’Arabie du Nord…

Les annales assyriennes firent mention d’un royaume de Qédar dès le VIIe siècle av. J-C. Les souverains y portaient le titre de « Roi » ou de « Reine des Arabes ». Le royaume était centré sur l’oasis de Duma. Le royaume a sans doute disparu au début du IVe  siècle av. J-C, au moment où les Nabatéens arrivèrent dans la région.

– Les Nabatéens avaient fondé leur royaume autour de la ville de Pétra. Eux aussi, montrèrent une excellente maîtrise de l’environnement, des techniques d’irrigation et d’agriculture. L’empereur Trajan y créa une nouvelle province romaine en 106 après J-C.

– Dès le Ier siècle, Palmyre prit le relais de Pétra en devenant la nouvelle cité prospère située sur la nouvelle route des caravaniers. Son temple était consacré au dieu Bēl. La ville avait acquis son indépendance quand les Séleucides avaient pris le contrôle de la région en 323 av. J-C.

de Palestine, d’Égypte et de grandes parties de l’Asie Mineure. Zénobie, l’épouse du premier souverain de Palmyre, profita de la situation confuse et des négligences de Rome à défendre la région de la progression perse, pour s’emparer du pouvoir. Elle s’attribua le titre d’Auguste pour elle et son fils. En 272 après J-C, Aurélien, devenu empereur romain, reprit la situation en main dans la région et anéantit l’armée de la reine Zénobie et l’emprisonna. L’empire de Palmyre fut réunifié à l’Empire romain. Un traité de paix entre les Sassanides et les Romains arrêta les guerres dans la région.

Divisée longtemps en une multitude de royaumes rivaux, l’Arabie fut réunie à la fin du IIIe siècle par le royaume de Himyar qui devint un vaste empire. Ce royaume est pour la première fois attesté au cours du IIe siècle av. J-C. Sous la domination du puissant royaume de Qataban, (qui dominait alors le Yemen), il se substitua à lui lorsque ce dernier déclina. Le royaume de Himyar contrôla celui de Saba, unifia petit à petit la totalité de l’Arabie méridionale au IVe siècle jusqu’à dominer la majeure partie de la péninsule arabique de 350 à 560 de notre ère. Il soumit les régions de Médine, de la Mecque ou encore le royaume de Kindah, dans l’actuelle Arabie saoudite.

Commence une grande période dans laquelle, les perses sassanides, les byzantins et les himyariens s’affrontèrent pour le contrôle de l’Arabie désertique. Après que les royaumes de Hîra (en Syrie), soumis aux Sassanides et des Ghassanides (en Jordanie), mis en place par Byzance aient combattus pour contenir les incursions ennemies dans les terres de leur suzerain respectif, une nouvelle période suivit : celle où la Perse domina la Péninsule. Malgré son alliance donc avec Byzance, le royaume de Himyar s’effondra.

La tradition construisit une opposition entre l’Arabie préislamique, pauvre, ignorante, polythéiste et tribale, surnommée Jāhiliyya (Age de de l’ignorance) et l’Arabie islamique, riche et puissante. L’archéologie a prouvé, à l’inverse, que l’Arabie pré-islamique possédait des royaumes puissants, que l’écriture était répandue largement, qu’elle s’inscrivait dans l’Antiquité tardive méditerranéenne, et que le polythéisme y fut abandonné plus tôt qu’on ne le pensait, dès le IVe siècle. Le monothéisme juif ou chrétien, accueilli jadis en Arabie, qui se superposa à une religion polythéiste, influença incontestablement la prédication de Muhammad. La conquête musulmane de la Perse précipitant la chute des Sassanides marqua le début d’une conquête bien plus vaste. 

Procession de bétyle, Palmyre, Ier siècle après J-C
Procession de bétyle, Palmyre, Ier siècle après J-C
 
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