

chapitre I
Comment le monde a-t-il été créé ? Qui sont les dieux Ea, Enki et Marduk ? Comment le dieu Ea évita de peu la mort ? Comment les hommes ont-ils été créés et comment échappèrent-ils de peu au déluge ?
chapitre II
Comment Adapa, représentant des hommes, va-t-il manquer de peu l'immortalité ? Qui est la déesse Ishtar ? Comment va-t-elle échapper au royaume des morts et à sa soeur Ereshkigal ?
chapitre III
Quelles épreuves Gilgamesh va-t-il affronter avec son ami Enkidu et pour tenter d'accéder à l'immortalité ? Comment envisageait-on la m
Sumer - Akkad - Babylone
À l’échelle de l’Histoire…

a Mésopotamie est une région très fertile qui se situe entre les rives fertiles du Tigre et de L’Euphrate (dans le sud de l’actuelle Irak) que l’on
et de la prospérité, était connue à Babylone sous le nom d’Ishtar, par exemple. Elle s’apparenterait à Astarté ou Ashéra en pays de Canaan. Plusieurs cultures vont donc se développer dans cette région fertile.
Sumer se développe dans la partie la plus méridionale, Akkad (dont la langue entretient un lointain cousinage avec l’arabe ou l’hébreux), elle, se développe plus au centre de la Mésopotamie. Vers 2300 av J-C un
surnomme le croissant fertile. Cette région voit émerger l’agriculture, l’écriture et les premières villes marquant ainsi définitivement le passage de la Préhistoire à l’Histoire. L’écriture cunéiforme (écriture poinçonnée dans des tablettes d’argile à l’aide d’un stylé, ayant la forme de petits clous, comme son nom l’indique) aurait été crée vers 3000 av J-C. Elle serait donc l’écriture la plus ancienne jusqu’ici retrouvée.
Après avoir mis à jour les sites de villes comme Babylone, Assour, Our et Ourouk, les archéologues se mirent également en devoir de déchiffrer les textes gravés sur d’innombrables tablettes d’argiles. Ainsi se dessina des sociétés bien plus raffinées qu’on ne l’avait cru jusqu’alors, berceau de grandes avancées dans les domaines des mathématiques, de l’astrologie, les domaines médicaux et juridiques. Par ailleurs, l’archéologie jeta une lumière décisive sur les croyances des habitants de ces cités et les récits autour desquels se forgeait leur identité.
La seule vision biblique qu’on avait de ces peuples jusqu’ici petit à petit se modifia en découvrant des récits saisissants, relatifs à la création, à des voyages dans le monde des morts, ou encore aux hauts faits de héros comme Gilgamesh, le roi légendaire qui aspirait à l’immortalité. Certaines de ces passionnantes histoires trouvent un écho troublant dans d’autres cultures. Le meilleur exemple est sans doute celui du déluge, thème présent dans de nombreuses mythologies. L’interprétation de ce thème au Moyen Orient fait intervenir un patriarche Outnapishtim, qui construisit un bateau pour échapper aux flots déchaînés par un dieu furieux. Elle ressemble étonnamment à l’histoire de Noé dans l’ancien testament : Outnapishtim rassemble en effet dans son « arche » les représentants de toutes les espèces animales pour assurer leur survie.
Si les premières villes en Mésopotamie étaient des cités états autonomes, certaines gagnèrent en puissance jusqu’à fédérer autour d’elles de grands empires. Elles partageaient les mêmes mythes, mais divergeaient par la langue, si bien que divinités et héros, se retrouvaient sous des noms différents. Ainsi Inanna, déesse de l’amour, de la fertilité
évènement va contribuer à forger l’identité « suméro-akkadienne » : une dynastie va brièvement réunir Sumer et Akkad et unifier la Mésopotamie pour la première fois. Elle servira de référence à tous les rois de la région pendant plus de quinze siècles. Un roturier qui se fait appeler Sargon prend le pouvoir à Kirsch (l’actuel Bagdad) il conquiert l’ensemble de la Mésopotamie. Puis l’empire se désagrège sous la déferlante de peuples venus de l’Est.
Entre 2000 et 1500 av J-C, les amorrites, dont son plus illustre représentant fut Hammourabi, feront de Babylone, la plus prestigieuse des cité de l’antiquité. Babylone connut deux apogées, au XVIIIe et au VIe siècle av J-C. Sous Nabuchodonosor II, Babylone était une ville florissante, dont les jardins suspendus constituaient une des sept merveilles du monde. L’architecture imposante de ses temples et de sa porte d’Ishtar reflétaient l’influence de ses institutions religieuses.
Le second empire assyrien (vers 880-610 av J-C), dont la capitale était Assour, fut presqu’aussi rayonnante; ses scribes adoptèrent et perpétuèrent nombre de mythes venus des cités voisines. L’empire s’étendit jusqu’à la côte du Levant : Jérusalem, Byblos, jadis royaumes vassaux de l’Égypte (vers 1300 av JC) et jusqu’à Ougarit. Fin lettré et roi cruel, Assourbanipal détruisit Thèbes d’Égypte en 663 av J-C. Jamais l’armée d’Assour n’est allé aussi loin dans ses conquêtes. Mais Babylone et les médès formèrent une alliance. En 612 av J-C, ils anéantirent la ville de Ninive et firent chuter l’empire assyrien. Sous domination perse (539-331 av J-C), Babylone demeura tout de même le centre du pouvoir.
Enfin, après avoir battu la Perse, Alexandre le Grand entra à Babylone, en 331 av J-C. La Mésopotamie, qui rayonnait aussi longtemps, influença et se nourrit des cultures voisines par la même occasion. Les puissantes divinités de l’orage que sont Adad (Syrie et Mésopotamie) ou Baal, (en Ougarit ou Canaan) influencèrent fortement le dieu hittite Teshoub, par exemple.



















