mythes Thraces

Tombe Thrace de Kazanlak, en Bulgarie, fin du IVe siècle av. J-C, détail
Tombe Thrace de Kazanlak, en Bulgarie, fin du IVe siècle av. J-C, détail
 
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À l’échelle de l’Histoire…

 

es Thraces, les historiens savent encore bien peu de chose, et les archéologues découvrent à peine leurs trésors. La mythologie grecque (surtout l’Odyssée)

Puis la Dacie fut conquise par l’empire de Rome, entre le Ier siècle avant notre ère et le Ier siècle. Des Thraces vaincus sont amenés en esclavage ou déplacés par la force, d’abord vers les confins orientaux  de l’Empire romain puis (la majorité) vers la partie occidentale. Le célèbre gladiateur Spartacus est d’origine Thrace. Après la conquête romaine de la péninsule des Balkans et après la soumission des Thraces, au IVsiècle les Romains entreprennent la  christianisation des territoires Thraces.

évoque quelques-uns de leurs rois : Rhésos vient au secours de Priam durant la guerre de Troie ; Térée tombe amoureux de Philomèle ; Diomède se fait voler ses chevaux par Hercule lors de son huitième travail. A chaque fois, le Thrace apparaît comme un barbare violent, menteur, colérique, adepte de gros banquets qu’il termine invariablement ivre.

Grecs et Thraces, loin de se regarder en frères ennemis, préfèrent s’apprécier en partenaires commerciaux. Ce qui est moins le cas avec l’autre grand voisin, la belliqueuse Macédoine. Au IVe siècle, vers 340 avant Jésus-Christ, Philippe II arrive à conquérir temporairement l’un des royaumes de Dacie (le royaume Odryse). Sous le règne d’Alexandre le Grand, Des guerriers thraces sont engagés en masse dans l’armée d’Alexandre. Lorsque des nouveaux territoires sont conquis en Egypte, en Asie ou en Asie Mineure, les Thraces fondent des villages de colons militaires. Ils obtiennent de la terre et des moyens pour la travailler, établissent leurs coutumes, parlent leur langue et par dessus tout sauvegardent leurs cultes.

A la mort d’Alexandre le Grand la puissance des macédoniens s’effrite, et la Thrace retrouve sa puissance. 44 tribus se fédérent sur un territoire qui s’étend de la mer Egée au Danube jusqu’à la mer Noire, à cheval entre la Bulgarie, la Grèce et la Turquie.  Mais Les communautés thraces coexistent plus qu’elles ne s’unissent, et leur organisation change d’une tribu à l’autre. Contemporain de cette période, l’historien grec Hérodote résume : « La nation des Thraces est, après celle des Indiens, la plus importante du monde. S’ils avaient un seul roi et s’ils pouvaient s’entendre entre eux, ils seraient invincibles et beaucoup plus puissants que toutes les nations. »

 

Les croyances thraces

La culture thrace est marquée depuis la fin du second millénaire avant notre ère et jusqu’après la création des provinces romaines par l’Orphisme thrace. Il est différent de l’Orphisme grec. Dans ses fondements, repose l’idée de la perfection de soi et de l’immortalité. Conformément à la dualité du système social des Thrace l’Orphisme se réalise à deux niveaux : un secret, accessible aux initiés et un populaire. On entrait en contact avec les dieux de deux façons : la première, grâce à l’enthousiasme, le mystère individuel, l’introduction de dieu en soi, était personnifiée par Orphée, l’autre, l’extase, la communion, l’accès collectif à dieu était personnifiée par Dionysos.

La Déesse-Mère (Terre), qui est la divinité principale chez les Thraces, suit un cycle de quatre phases : elle engendre le monde, puis elle donne naissance à son fils divin – le Soleil qui (dans sa troisième phase) atteint le stade d’homme adulte et entre en union sacrée avec la Déesse-Mère pour poser ainsi le début du cycle prochain et la naissance d’un nouveau fils. L’Orphisme thrace se base sur un cycle d’éternel renouvellement. Dans l’Orphisme grec Orphée est le fils céleste. Il prend aussi d’autres noms, comme Zalmoxis. 

Les Thraces considèrent que l’esprit et le corps ne font qu’un. Ce qui contraste avec la conception des Grecs chez qui les deux sont séparés, le corps étant une punition pour l’âme qui, elle, est immortelle. L’immortalité occupe une place centrale chez des Thraces. Ils croient que les âmes des 

défunts retourneront à un monde divin supérieur. Ceci se retrouve dans leur rituels et sépultures. Chez les Gètes il était coutume d’envoyer un messager à Zalmoxis tous les quatre ans. Lorsqu’un homme important décédait, cela donnait lieu à des festivités et une cérémonie funéraire somptueuse. Le corps du défunt était placé dans un tombeau qui s’apparentait à un temple, 

avec chevaux, servantes et sa femme favorite. C’était un honneur pour l’épouse d’être choisi pour accompagner son époux. Généralement sa mise à mort s’effectuait par empoisonnement lors des rituels festifs. La mort terrestre n’était qu’une étape vers le chemin de l’immortalité.

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