
Huppe Paon
Huppe
HUDHUD
Dans la conférence des oiseaux, écrit par Attar, c’est la huppe qui pousse les autres oiseaux à rechercher le Simorgh en répondant à leurs justifications et à leurs questions, les guidant ainsi jusqu’à son royaume. La huppe, qui possède les connaissances secrètes du monde spirituel, est le guide des autres oiseaux en étant capable de répondre à chacune de leur peur ou inquiétude. C’est un oiseau de bonne augure à qui la tâche a été donnée d’apporter les bonnes nouvelles et qui symbolise ‘‘ l’homme parfait ’’ et le guide.
Attar dit de la huppe:
C’est sur toi que le Roi Salomon comptait
Pour porter les messages secrets entre
Sa cour et la lointaine et belle Reine de Sabah.
Comme la huppe facilite la conversion de la Reine de Sabah (Bilqis), à l'islam, grâce à son rôle d'émissaire messager entre elle et le Roi Salomon, dans le Coran, la huppe d’Attar facilite la transformation spirituelle des oiseaux qu’elle conduit, grâce aussi aux remontrances qu'elle peut parfois leur adresser. Salomon, qui comprend le langage des oiseaux, choisit la huppe pour dialoguer de manière privilégiée.
Attar dit de la huppe:
C’est sur toi que le Roi Salomon comptait
Pour porter les messages secrets entre
Sa cour et la lointaine et belle Reine de Sabah.
Comme la huppe facilite la conversion de la Reine de Sabah (Bilqis), à l'islam, grâce à son rôle d'émissaire messager entre elle et le Roi Salomon, dans le Coran, la huppe d’Attar facilite la transformation spirituelle des oiseaux qu’elle conduit, grâce aussi aux remontrances qu'elle peut parfois leur adresser. Salomon, qui comprend le langage des oiseaux, choisit la huppe pour dialoguer de manière privilégiée.
Paon
TAWUS
Le paon est important pour beaucoup de cultures et symbolise le paradis, la vie éternelle et l’immortalité de l’âme. Certainement d’origine Indienne, il a représenté la réincarnation et l’âme de l’homme dans la mythologie Hindoue, le Bouddhisme et l’Islam. Dans l’Hindouisme, le paon était employé pour représenter Indra, le dieu du tonnerre, de la pluie et de la guerre. ‘‘ En récompense l’oiseau fut doté de milliers d’yeux dans ses plumes, de la capacité de réjouir quand les pluies venaient et le pouvoir de tuer les serpents. Il a été observé manifestement que l’oiseau attaque les serpents, parade et chante au début de la saison des pluies’’. Ceci peut nous aider à comprendre pourquoi les plumes du paon sont utilisées par certains Hindous et musulmans pour éloigner le mal. Attar peut avoir eu connaissance de l’importance du paon dans la mythologie Hindoue ou du moins des observations faites sur l’oiseau attaquant les serpents. D’où sa référence aux serpents :
Et bienvenue au paon, de ce paradis d’autrefois,
Qui se laissa séduire par le serpent venimeux et lisse.
Farid al-Din Attar - Mantiq al tayr ou Conférence des oiseaux.
Tout comme Adam tenté par Satan et chassé du paradis, le paon a été également abusé par Satan.
Dans le livre Nahj al-Balâgha, ’Ali ibn Abi Talib loue la beauté et la perfection du paon, disant ‘‘ qu’Allah l’a créé dans de parfaites proportions et arrangé ses nuances avec la meilleure harmonie… Vous devriez imaginer ses plumes telles des baguettes d’argent entremêlées d’autres magnifiques plumes arrondies en forme de soleil faites d’or pur et de pièces d’émeraude. Si vous les compariez à quelque chose poussant sur terre, vous diriez qu’elles sont comme un bouquet de fleurs cueilli à chaque printemps… Elles sont donc comme des fleurs dispersées qui n’ont pas subi les pluies du printemps et le soleil de l’été’’ ( ’Ali ibn Abi Talib ; 1980).
La beauté du paon est également décrite dans les écrits soufis. Les yeux de la queue du paon y sont comparés à ‘‘ l’œil du cœur’’. Selon une légende soufie: ‘‘ Dieu créa l’esprit en forme de paon et lui laissa voir sa propre image dans le miroir de l’essence divine. Le paon fut saisi d’une peur révérencieuse, laissa tomber des gouttes de sueur et les autres créatures furent crées à partir d’elles. La roue du paon imite le déploiement cosmique de l’esprit’’
Et bienvenue au paon, de ce paradis d’autrefois,
Qui se laissa séduire par le serpent venimeux et lisse.
Farid al-Din Attar - Mantiq al tayr ou Conférence des oiseaux.
Tout comme Adam tenté par Satan et chassé du paradis, le paon a été également abusé par Satan.
Dans le livre Nahj al-Balâgha, ’Ali ibn Abi Talib loue la beauté et la perfection du paon, disant ‘‘ qu’Allah l’a créé dans de parfaites proportions et arrangé ses nuances avec la meilleure harmonie… Vous devriez imaginer ses plumes telles des baguettes d’argent entremêlées d’autres magnifiques plumes arrondies en forme de soleil faites d’or pur et de pièces d’émeraude. Si vous les compariez à quelque chose poussant sur terre, vous diriez qu’elles sont comme un bouquet de fleurs cueilli à chaque printemps… Elles sont donc comme des fleurs dispersées qui n’ont pas subi les pluies du printemps et le soleil de l’été’’ ( ’Ali ibn Abi Talib ; 1980).
La beauté du paon est également décrite dans les écrits soufis. Les yeux de la queue du paon y sont comparés à ‘‘ l’œil du cœur’’. Selon une légende soufie: ‘‘ Dieu créa l’esprit en forme de paon et lui laissa voir sa propre image dans le miroir de l’essence divine. Le paon fut saisi d’une peur révérencieuse, laissa tomber des gouttes de sueur et les autres créatures furent crées à partir d’elles. La roue du paon imite le déploiement cosmique de l’esprit’’

Moineau Faucon
Moineau & Chardonneret
SAWAH
Les moineaux, dans l'œuvre littéraire du soufiste persan Ruzbihan Baqli (Sharh-i shathiyyat), font référence à la mauvaise compagnie que l’âme doit éviter.
Le chardonneret (analogue au moineau) d’Attar (La Conférence des oiseaux), est un oiseau au corps et au caractère faible. Il symbolise la couardise, le manque d’ambition et de confiance quant à l’embarquement pour le voyage à la recherche du bien Aimé.
Le chardonneret se dévalorise, expliquant à la huppe qu’il n’est pas digne de voir le Simorgh et que le voyage lui demandera trop d’efforts physiques.
A la fin de son discours, le chardonneret se compare au prophète Jacob, faisant allusion à Joseph tombé dans le puits :
‘Joseph est caché dans un puits et je dois chercher mon seul amour dans les puits alentours.’
D’après l’histoire trouvée à la fois dans le Coran et dans la Bible, Joseph était le préféré des douze fils de Jacob. Remplis de jalousie, ses frères le jetèrent dans un puits vide. Les frères firent croire à leur père que Joseph avait été dévoré par un animal féroce, laissant Jacob pleurer la perte de son fils. Jacob se languissant de son fils est une métaphore très connue dans la littérature persane, qui traduit le désir ardent de l’âme pour Dieu. Le chardonneret est la symbolique du père de Joseph pleurant la perte de son fils. Toutefois, en cherchant l’aimé, ‘‘ dans les puits alentours ’’, le chardonneret entretient la peur de perdre ce qui le lie à ce monde, et incarne ainsi celui qui est attaché au monde matériel. La huppe se rend compte de la fausse modestie du chardonneret qui veut juste dissimuler ses petits intérêts. Aux yeux de la huppe, le chardonneret montre qu’il est indigne, en se cherchant des excuses pour ne pas entreprendre le voyage à la recherche du Simorgh.
La huppe fait remarquer au chardonneret que même s’il prétend être l’égal de Jacob, son Joseph ne lui sera pas rendu pour autant.
Le chardonneret (analogue au moineau) d’Attar (La Conférence des oiseaux), est un oiseau au corps et au caractère faible. Il symbolise la couardise, le manque d’ambition et de confiance quant à l’embarquement pour le voyage à la recherche du bien Aimé.
Le chardonneret se dévalorise, expliquant à la huppe qu’il n’est pas digne de voir le Simorgh et que le voyage lui demandera trop d’efforts physiques.
A la fin de son discours, le chardonneret se compare au prophète Jacob, faisant allusion à Joseph tombé dans le puits :
‘Joseph est caché dans un puits et je dois chercher mon seul amour dans les puits alentours.’
D’après l’histoire trouvée à la fois dans le Coran et dans la Bible, Joseph était le préféré des douze fils de Jacob. Remplis de jalousie, ses frères le jetèrent dans un puits vide. Les frères firent croire à leur père que Joseph avait été dévoré par un animal féroce, laissant Jacob pleurer la perte de son fils. Jacob se languissant de son fils est une métaphore très connue dans la littérature persane, qui traduit le désir ardent de l’âme pour Dieu. Le chardonneret est la symbolique du père de Joseph pleurant la perte de son fils. Toutefois, en cherchant l’aimé, ‘‘ dans les puits alentours ’’, le chardonneret entretient la peur de perdre ce qui le lie à ce monde, et incarne ainsi celui qui est attaché au monde matériel. La huppe se rend compte de la fausse modestie du chardonneret qui veut juste dissimuler ses petits intérêts. Aux yeux de la huppe, le chardonneret montre qu’il est indigne, en se cherchant des excuses pour ne pas entreprendre le voyage à la recherche du Simorgh.
La huppe fait remarquer au chardonneret que même s’il prétend être l’égal de Jacob, son Joseph ne lui sera pas rendu pour autant.
Faucon
BAZ
Le symbolisme du faucon vient de sa rapidité, de son habileté à s’élever dans les airs et de sa férocité, même si ces qualités sont communes à tous les oiseaux de proie. Dans l’Egypte ancienne, le faucon représente l’âme, mais il est également comparé à la mort, en tant que passeur pour le ‘‘monde des âmes’’. Sa rapidité fait du faucon le messager des Dieux. Il symbolise également la Majesté Divine, la supériorité de l’intellect sur le physique, et du spirituel sur le matériel.
Pour Rûzbihan Baqli, la capture de l’oiseau est comparable à l’emprisonnement de l’âme dans le corps ; toutefois, il envisage l’âme ‘‘ se libérant elle-même et atteignant au final le statut d’être faucon sur le poignet du chasseur divin’’.
Dans La conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr), le faucon est un oiseau arrogant. Sa proximité avec la royauté lui a conféré un sentiment de supériorité sur les autres. Il représente donc la caractéristique humaine de l’orgueil et de la satisfaction du à sa position dans la vie.
En d’autres termes, le faucon est satisfait de la vie protégée qui lui a été donnée par son roi. Il est fier de son statut.
Traditionnellement employé comme oiseau de chasse dans de nombreuses cours royales, le faucon, avant d'être lâché dans les airs, a les yeux masqués. Ce mode de captivité devient, dans la poésie d'Attar, une métaphore permettant de souligner que l'oiseau ne reconnaît pas qu’il est aveugle à la vue du vrai roi. Le faucon est satisfait de ce que la main du souverain lui donne et d'être par la même occasion son esclave. Le faucon se perche sur le bras de son maître, un faux roi. La huppe en réponse au prétexte du faucon, l’invite à s’éloigner des rois du monde et du pouvoir qu’ils consentent à lui donner, pour devenir un esclave, serviteur du vrai roi.
Pour Rûzbihan Baqli, la capture de l’oiseau est comparable à l’emprisonnement de l’âme dans le corps ; toutefois, il envisage l’âme ‘‘ se libérant elle-même et atteignant au final le statut d’être faucon sur le poignet du chasseur divin’’.
Dans La conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr), le faucon est un oiseau arrogant. Sa proximité avec la royauté lui a conféré un sentiment de supériorité sur les autres. Il représente donc la caractéristique humaine de l’orgueil et de la satisfaction du à sa position dans la vie.
En d’autres termes, le faucon est satisfait de la vie protégée qui lui a été donnée par son roi. Il est fier de son statut.
Traditionnellement employé comme oiseau de chasse dans de nombreuses cours royales, le faucon, avant d'être lâché dans les airs, a les yeux masqués. Ce mode de captivité devient, dans la poésie d'Attar, une métaphore permettant de souligner que l'oiseau ne reconnaît pas qu’il est aveugle à la vue du vrai roi. Le faucon est satisfait de ce que la main du souverain lui donne et d'être par la même occasion son esclave. Le faucon se perche sur le bras de son maître, un faux roi. La huppe en réponse au prétexte du faucon, l’invite à s’éloigner des rois du monde et du pouvoir qu’ils consentent à lui donner, pour devenir un esclave, serviteur du vrai roi.

Rossignol Simorgh
Rossignol
BULBUL
L’image du rossignol amoureux de la rose rayonnante est régulièrement employée dans la littérature persane. Il représente l’humain mystique passionnément amoureux désirant la beauté transcendante et inaccessible de la divine rose, c’est-à-dire le Cœur du Bien Aimé. La rose peut symboliser la beauté, l’amour, l’Unité Divine, la poésie, la musique, la capacité d’être aimé, alors que le rossignol symbolise la multiplicité et la diversité.
La rose incite le rossignol à chanter sa louange et à l’adorer sur des mélodies d’amour infiniment riches.
Dans la Conférence des oiseaux, Attar diverge de la représentation traditionnelle, en cela qu’il emploie le rossignol et la rose pour symboliser un amour qui se détourne de Dieu :
‘Mon amour est pour la rose ; je m’incline devant elle ;
Je ne pourrai jamais me séparer de sa chère présence.
Si elle devait disparaître, le rossignol
en perdrait la raison et son chant faillirait,
Et bien que ma peine ne puisse être connue d’aucun autre oiseau,
un être comprend mon cœur: la rose’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
L’amour du rossignol pour la rose est analogue à l’amour humain pour le royaume terrestre (monde d’ici-bas) et ses séduisantes attractions. Le prétexte que donne le rossignol pour ne pas partir à la recherche du Simorg réside dans sa satisfaction pour la rose :
‘ Mon amour est ici ; le voyage que tu proposes
ne peut pas me détourner de ma vie : la rose.’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
Comme le rossignol, l’homme manque de désir pour chercher le Bien Aimé, car il est satisfait du monde matériel qui l’entoure.
La rose incite le rossignol à chanter sa louange et à l’adorer sur des mélodies d’amour infiniment riches.
Dans la Conférence des oiseaux, Attar diverge de la représentation traditionnelle, en cela qu’il emploie le rossignol et la rose pour symboliser un amour qui se détourne de Dieu :
‘Mon amour est pour la rose ; je m’incline devant elle ;
Je ne pourrai jamais me séparer de sa chère présence.
Si elle devait disparaître, le rossignol
en perdrait la raison et son chant faillirait,
Et bien que ma peine ne puisse être connue d’aucun autre oiseau,
un être comprend mon cœur: la rose’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
L’amour du rossignol pour la rose est analogue à l’amour humain pour le royaume terrestre (monde d’ici-bas) et ses séduisantes attractions. Le prétexte que donne le rossignol pour ne pas partir à la recherche du Simorg réside dans sa satisfaction pour la rose :
‘ Mon amour est ici ; le voyage que tu proposes
ne peut pas me détourner de ma vie : la rose.’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
Comme le rossignol, l’homme manque de désir pour chercher le Bien Aimé, car il est satisfait du monde matériel qui l’entoure.
Simorgh
Les différentes cultures n’ont pas uniquement employé les oiseaux pour symboliser l’esprit de l’homme. Elles les ont également considérés comme une manifestation divine. Dans la mythologie iranienne ancienne, le Simorgh était un oiseau aux pouvoirs surnaturels et une aide pour l’humanité. Etymologiquement, le mot Simorgh est lié à la figure de marayô saênô (‘‘ oiseau Saêna’’) mentionné dans l’Avesta ( les anciennes écritures du Zoroastrisme), et à la figure de sên murw (‘‘ Sên l’oiseau ’’), considéré comme le chef de tous les oiseaux. On trouve également le Simorgh dans le très connu Shah-nâmé de Firdousi, en énorme créature protectrice de Zâl (élevé par le Simorgh après avoir été abandonné par ses parents) et de son fils, le héros Rostam. En raison de ses liens avec l’Iran ancien, le Simorgh est devenu une métaphore du Divin dans la littérature Persane.
Il est dit que le château du Simorgh trône sur le mont Qâf, qui surplombe la terre. Il se manifesta tout d’abord en Chine :
‘ C’était en Chine, tard dans cette nuit sans lune,
le Simorg apparut d’abord aux mortels.
Il laissa une plume flotter dans les airs
Et des rumeurs sur sa renommée se propagèrent partout…’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
Attar emploie le Simorgh comme métaphore de la divinité, du Bien Aimé ou de la Réalité Absolue recherchée par les oiseaux.
Il est dit que le château du Simorgh trône sur le mont Qâf, qui surplombe la terre. Il se manifesta tout d’abord en Chine :
‘ C’était en Chine, tard dans cette nuit sans lune,
le Simorg apparut d’abord aux mortels.
Il laissa une plume flotter dans les airs
Et des rumeurs sur sa renommée se propagèrent partout…’
Farid al-Din Attar, La Conférence des oiseaux (le Mantiq al Tayr).
Attar emploie le Simorgh comme métaphore de la divinité, du Bien Aimé ou de la Réalité Absolue recherchée par les oiseaux.

Kilin Dragon
Kilin
& lions de Fo ou chiens de Fo
Le qilin ou kilin est un animal composite fabuleux issu de la mythologie chinoise possédant plusieurs apparences. Il tient généralement un peu du cerf et du cheval, possède un pelage, des écailles ou les deux, et une paire de cornes ou une corne unique semblable à celle du cerf. Créature cosmogonique et roi des animaux à pelage, il ne réside que dans les endroits paisibles ou au voisinage d’un sage, en découvrir un est toujours un bon présage. On lui prête aussi le pouvoir d'amener un fils talentueux qui fera de grandes choses. Il apparait dans les textes (mais pas toujours dans les représentations) avec une corne unique, et il est souvent appelé licorne dans les langues occidentales.
Les lions gardiens ou lions gardiens impériaux chinois, traditionnellement appelés en chinois simplement shi 獅 ( « lion »), et souvent appelés « lions de Fo » ou « chiens de Fo » en Occident.
Les statues des lions gardiens se situent traditionnellement devant les palais impériaux chinois, les tombes impériales, les temples, les résidences des classes aisées... depuis la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.). On croyait qu'ils étaient dotés de pouvoirs protecteurs.
Les lions gardiens ou lions gardiens impériaux chinois, traditionnellement appelés en chinois simplement shi 獅 ( « lion »), et souvent appelés « lions de Fo » ou « chiens de Fo » en Occident.
Les statues des lions gardiens se situent traditionnellement devant les palais impériaux chinois, les tombes impériales, les temples, les résidences des classes aisées... depuis la dynastie Han (206 av. J.-C. - 220 apr. J.-C.). On croyait qu'ils étaient dotés de pouvoirs protecteurs.
Les lions sont toujours représentés en couple, une manifestation du yin (la femelle) et du yang (le mâle). Le mâle a sa patte avant droite sur une boule décorée appelée xiù qiú 绣球. La femelle est presque identique, mais elle a un petit sous la patte la plus proche du mâle, qui représente le cycle de la vie. Symboliquement, la femelle protège ceux qui résident à l'intérieur, tandis que le mâle protège la structure. La femelle a parfois la gueule fermée et le mâle ouverte. Des adaptations japonaises affirment que le mâle inspire, ce qui représente la vie, alors que la femelle expire, ce qui représente la mort.
Dragon
en Orient
Contrairement à leurs homologues européens, les dragons asiatiques, bien qu'associés aux forces de la nature, sont dangereux mais pas vraiment hostiles. Ils ne montrent pas le caractère souvent violent des dragons occidentaux. Ils diffèrent aussi de par leur apparence : ils sont plus fins et aériens et ne possèdent pas spécialement d'ailes.
On retrouve une représentation fort semblable du dragon notamment en Chine, au Japon, en Corée et au Viêt Nam. Il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. On l'associe régulièrement au pouvoir en place.
La principale source de pouvoir du dragon réside dans une grosse perle qu'il cache sous les replis de son menton ou dans sa gorge. Cette perle est souvent synonyme de bonheur, d'abondance, de sagesse ou de connaissance pour celui qui la possède.
En revanche, dans la tradition perse, le dragon revêt les mêmes caractéristiques négatives qu'en Occident. De nombreux héros combattent un dangereux dragon au cours des 7 épreuves qu'ils doivent affronter : le héros Rostam, Esfandiar, Iskandar...
On retrouve une représentation fort semblable du dragon notamment en Chine, au Japon, en Corée et au Viêt Nam. Il représente les forces de la nature et dès lors doit être considéré avec précaution car, comme la nature, il peut être dangereux. On l'associe régulièrement au pouvoir en place.
La principale source de pouvoir du dragon réside dans une grosse perle qu'il cache sous les replis de son menton ou dans sa gorge. Cette perle est souvent synonyme de bonheur, d'abondance, de sagesse ou de connaissance pour celui qui la possède.
En revanche, dans la tradition perse, le dragon revêt les mêmes caractéristiques négatives qu'en Occident. De nombreux héros combattent un dangereux dragon au cours des 7 épreuves qu'ils doivent affronter : le héros Rostam, Esfandiar, Iskandar...
Contrairement à son cousin occidental, le dragon chinois ne ressemble pas à un dragon dès sa naissance. Il passera par divers stades de métamorphose qui s’étendent sur trois mille ans. L'œuf de dragon n'éclot qu'après mille ans, donnant naissance à un serpent aquatique. Il acquiert, après cinq cents ans, une tête de carpe.
Durant la suite de sa métamorphose, le dragon chinois conserve un corps anguiforme, mais celui-ci se couvre d'écailles, de longues moustaches sensorielles caractéristiques et une barbe se développe. Il développe aussi 4 courtes pattes terminée par des serres, ainsi qu'une queue allongée. Le dragon impérial, lui, possède cependant 5 doigts à chaque patte.
Il n'arrivera en effet à percevoir les sons que cinq siècles plus tard, lorsque ses cornes en bois de cerf se développent, lui permettant d'entendre. Il atteint finalement l'âge adulte après un autre millénaire, obtenant de facto une paire d'ailes ramifiées.
Le nombre de dragons du panthéon chinois est particulièrement important. Ils peuvent être messagers des dieux, guides des humains, gardiens des richesses de la terre, ou maîtres des éléments. Néanmoins certains types se détachent par leur importance : Le dragon céleste (Tian-long) est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux. Il porte parfois les palais des dieux directement sur son dos, les maintenant en l'air. Il symbolise l'élévation vers un état supérieur ;
Shen-long ( le « dragon spirituel ») est un dragon ailé aux écailles d'azur qui fait tomber la pluie en marchant sur les nuages, et fertilise de ce fait la terre. Cependant le vent et la pluie dont il est responsable peuvent aussi être source de catastrophes, raison pour laquelle on le craignait tout autant qu'on le vénérait.
Di-long, le « dragon terrestre » est le maître des sources et des cours d’eau qu'il dirige à son gré.
Fu-zang long est un « dragon gardien des trésors ».
Le dragon oriental a tendance à vivre dans ou à proximité de grandes étendues d’eau, au fond des océans ou au cœur des gros nuages. On dit en Chine que « quand les dragons entendent le tonnerre, ils se lèvent ; les nuages arrivent et, s’étant tous formés, les dragons montent et circulent ainsi dans le ciel ».
Durant la suite de sa métamorphose, le dragon chinois conserve un corps anguiforme, mais celui-ci se couvre d'écailles, de longues moustaches sensorielles caractéristiques et une barbe se développe. Il développe aussi 4 courtes pattes terminée par des serres, ainsi qu'une queue allongée. Le dragon impérial, lui, possède cependant 5 doigts à chaque patte.
Il n'arrivera en effet à percevoir les sons que cinq siècles plus tard, lorsque ses cornes en bois de cerf se développent, lui permettant d'entendre. Il atteint finalement l'âge adulte après un autre millénaire, obtenant de facto une paire d'ailes ramifiées.
Le nombre de dragons du panthéon chinois est particulièrement important. Ils peuvent être messagers des dieux, guides des humains, gardiens des richesses de la terre, ou maîtres des éléments. Néanmoins certains types se détachent par leur importance : Le dragon céleste (Tian-long) est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux. Il porte parfois les palais des dieux directement sur son dos, les maintenant en l'air. Il symbolise l'élévation vers un état supérieur ;
Shen-long ( le « dragon spirituel ») est un dragon ailé aux écailles d'azur qui fait tomber la pluie en marchant sur les nuages, et fertilise de ce fait la terre. Cependant le vent et la pluie dont il est responsable peuvent aussi être source de catastrophes, raison pour laquelle on le craignait tout autant qu'on le vénérait.
Di-long, le « dragon terrestre » est le maître des sources et des cours d’eau qu'il dirige à son gré.
Fu-zang long est un « dragon gardien des trésors ».
Le dragon oriental a tendance à vivre dans ou à proximité de grandes étendues d’eau, au fond des océans ou au cœur des gros nuages. On dit en Chine que « quand les dragons entendent le tonnerre, ils se lèvent ; les nuages arrivent et, s’étant tous formés, les dragons montent et circulent ainsi dans le ciel ».

symbolique des oiseaux
La Symbolique des oiseaux
en Orient
Les oiseaux ont longtemps été utilisés dans les cultures et les traditions religieuses pour symboliser l’esprit humain. Ils ont représenté le potentiel qu’a l’esprit humain d’échapper aux liens de la vie terrestre et d’accéder à une réalité spirituelle plus élevée.
Dans la tradition islamique, le symbolisme de l’oiseau a été employé dans les écrits des poètes, des Soufis et des philosophes tel que Ibn-Sinâ, Al-Ghazzâli, Sohrawardi, Khârâqâni et Ruzbihan Baqli.
Bien qu’il y ait une myriade de significations symboliques liées aux oiseaux dans diverses cultures, la littérature Soufie, d’une façon ou d’une autre, compare généralement les oiseaux à l’âme. Des représentations du symbolisme de l’oiseau ont été empruntées aux périodes précédentes, et intégrées aux ouvrages islamiques et Soufis. Par exemple, au Proche-Orient ancien, les oiseaux représentaient les âmes immortelles des morts. Cette idée semble avoir survécu en Islam, et elle est employée en littérature, peinture et autres formes d’art.
Les façons de comparer les oiseaux à l’âme dans la littérature Soufie diffèrent. Le mystique Soufi Ibn Sinâ compare l’âme humaine à un oiseau prisonnier dans une cage, illustrant ainsi l’emprisonnement de l’âme dans le corps et les limites de l’existence humaine. Un autre mystique, Ruzbihân Baqli voit l’oiseau comme une image de l’esprit rationnel, ‘‘ l’essence profonde de l’humanité, toujours à la recherche de son équivalence divine, alors même qu’elle est prise au piège du corps’’. Il est probable que la caractéristique de l’âme, comme l’oiseau, est d’être capable de voler jusqu’aux cieux. Le Turc, en disant ‘‘ Can kuçu uçtu ’’ (‘‘Son âme-oiseau s’est envolée’’ ), à la mort d’une personne, argumente cette idée. Le vol d’oiseaux, également, est utilisé pour représenter l’expérience spirituelle et l’ascension de l’âme jusqu’à Dieu. A la recherche d’elle-même, l’âme s’élève et éventuellement découvre Dieu comme étant son vrai soi.
Dans la tradition islamique, le symbolisme de l’oiseau a été employé dans les écrits des poètes, des Soufis et des philosophes tel que Ibn-Sinâ, Al-Ghazzâli, Sohrawardi, Khârâqâni et Ruzbihan Baqli.
Bien qu’il y ait une myriade de significations symboliques liées aux oiseaux dans diverses cultures, la littérature Soufie, d’une façon ou d’une autre, compare généralement les oiseaux à l’âme. Des représentations du symbolisme de l’oiseau ont été empruntées aux périodes précédentes, et intégrées aux ouvrages islamiques et Soufis. Par exemple, au Proche-Orient ancien, les oiseaux représentaient les âmes immortelles des morts. Cette idée semble avoir survécu en Islam, et elle est employée en littérature, peinture et autres formes d’art.
Les façons de comparer les oiseaux à l’âme dans la littérature Soufie diffèrent. Le mystique Soufi Ibn Sinâ compare l’âme humaine à un oiseau prisonnier dans une cage, illustrant ainsi l’emprisonnement de l’âme dans le corps et les limites de l’existence humaine. Un autre mystique, Ruzbihân Baqli voit l’oiseau comme une image de l’esprit rationnel, ‘‘ l’essence profonde de l’humanité, toujours à la recherche de son équivalence divine, alors même qu’elle est prise au piège du corps’’. Il est probable que la caractéristique de l’âme, comme l’oiseau, est d’être capable de voler jusqu’aux cieux. Le Turc, en disant ‘‘ Can kuçu uçtu ’’ (‘‘Son âme-oiseau s’est envolée’’ ), à la mort d’une personne, argumente cette idée. Le vol d’oiseaux, également, est utilisé pour représenter l’expérience spirituelle et l’ascension de l’âme jusqu’à Dieu. A la recherche d’elle-même, l’âme s’élève et éventuellement découvre Dieu comme étant son vrai soi.
La Conférence des oiseaux
Farid al-Din Attar
Farid al-Din Attar, éminent poète mystique Persan et Soufi, a beaucoup contribué à cette tradition. Bien que les dates exactes de sa naissance et de sa mort nous soient inconnues, il est probablement né autour de 545/1145-1146. Une de ses œuvres les plus célèbres est le Mantiq al tayr, La Conférence des oiseaux, un poème allégorique dominé par l’utilisation du symbolisme de l’oiseau. Attar y relate la quête d’une volée d’oiseau (symbolisant les âmes humaines) à la recherche du Simorgh, le roi des oiseaux (le Seigneur de la Création). L’emploi du symbolisme de l’oiseau représente ainsi chez Attar, le voyage de chacune des personnes, de l’ignorance à l’illumination.
Le Récit:
Les oiseaux attendant de voir leur souverain, sont conduits par la huppe, à la recherche de leur maître dans ce lointain royaume. Plusieurs oiseaux perdent la vie au cours de la traversée des sept vallées dangereuses (l’Amour, le Détachement de tout ce qui est autre que Dieu, la Pauvreté spirituelle...) Les trente oiseaux survivants qui parviennent à la fin de leur voyage prennent conscience de l’inaccessibilité de leur Simorgh, de l’indépendance de sa majesté, mais leur admission à la cour est refusée. Ce n’est qu’après avoir compris l’immensité béante de la faille qui sépare leur dépendance de l’indépendance du Simorg qu’une audience leur est accordée. À la fin, les trente oiseaux (si morg) se rendent compte à leur grand étonnement que le Simorg n’est personne d’autre qu’eux-mêmes, transformés par leur voyage.
Les oiseaux du Mantiq al Tayr sont apparentés aux adeptes religieux qui, bien que désireux de voir le roi, sont hésitants à cause de leurs faiblesses individuelles. Ce n’est que lorsque leurs réserves sont dissipées qu’ils sont prêts et volontaires pour partir en quête du Bien Aimé. En dépit du fait que chaque oiseau personnifie une imperfection humaine qui l’empêche de partir en quête, il est créé à l’image du grand Simorgh et est donc susceptible de voler jusqu’à son royaume. En d’autres termes, parce qu’ils sont des oiseaux comme leur roi, ils incarnent tous la possibilité d’atteindre l’unité avec la Réalité Absolue. Le symbole du Simorg devient un jeu de mot amusant et approprié: les trente oiseaux survivants (si morg) réalisent que le Simorg qu’ils ont cherché n’est rien d’autres qu’eux-mêmes.
Le Récit:
Les oiseaux attendant de voir leur souverain, sont conduits par la huppe, à la recherche de leur maître dans ce lointain royaume. Plusieurs oiseaux perdent la vie au cours de la traversée des sept vallées dangereuses (l’Amour, le Détachement de tout ce qui est autre que Dieu, la Pauvreté spirituelle...) Les trente oiseaux survivants qui parviennent à la fin de leur voyage prennent conscience de l’inaccessibilité de leur Simorgh, de l’indépendance de sa majesté, mais leur admission à la cour est refusée. Ce n’est qu’après avoir compris l’immensité béante de la faille qui sépare leur dépendance de l’indépendance du Simorg qu’une audience leur est accordée. À la fin, les trente oiseaux (si morg) se rendent compte à leur grand étonnement que le Simorg n’est personne d’autre qu’eux-mêmes, transformés par leur voyage.
Les oiseaux du Mantiq al Tayr sont apparentés aux adeptes religieux qui, bien que désireux de voir le roi, sont hésitants à cause de leurs faiblesses individuelles. Ce n’est que lorsque leurs réserves sont dissipées qu’ils sont prêts et volontaires pour partir en quête du Bien Aimé. En dépit du fait que chaque oiseau personnifie une imperfection humaine qui l’empêche de partir en quête, il est créé à l’image du grand Simorgh et est donc susceptible de voler jusqu’à son royaume. En d’autres termes, parce qu’ils sont des oiseaux comme leur roi, ils incarnent tous la possibilité d’atteindre l’unité avec la Réalité Absolue. Le symbole du Simorg devient un jeu de mot amusant et approprié: les trente oiseaux survivants (si morg) réalisent que le Simorg qu’ils ont cherché n’est rien d’autres qu’eux-mêmes.
