
Le Démiurge
Dans la plupart des mythologies, la Création initiale est attribuée à un seul dieu, le dieu suprême, que l’on appelle aussi le démiurge.
Dans les religions monothéistes (qui admettent un dieu unique, comme les religions juive, chrétienne ou islamique), ce dieu est seul responsable de l’ensemble de l’Univers, qu’il a créé selon sa volonté. (voir Récit de la Genèse)
Dans d’autres religions (polythéistes), il se contente de créer “l’essentiel”, en général la Terre, la voûte céleste, les hommes et parfois quelques animaux. Puis, d’autres dieux ou héros “fignolent” le travail: ils créent les plantes, règlent le cours des saisons, règnent sur les vents, les pluies, inventent la musique, la danse... ou la guerre. (voir Ena et l'Ile mystérieuse ou L'écume de la mer )
Dans les religions monothéistes (qui admettent un dieu unique, comme les religions juive, chrétienne ou islamique), ce dieu est seul responsable de l’ensemble de l’Univers, qu’il a créé selon sa volonté. (voir Récit de la Genèse)
Dans d’autres religions (polythéistes), il se contente de créer “l’essentiel”, en général la Terre, la voûte céleste, les hommes et parfois quelques animaux. Puis, d’autres dieux ou héros “fignolent” le travail: ils créent les plantes, règlent le cours des saisons, règnent sur les vents, les pluies, inventent la musique, la danse... ou la guerre. (voir Ena et l'Ile mystérieuse ou L'écume de la mer )
Ils peuvent aussi rectifier des erreurs commises par le démiurge : ainsi le héros polynésien Maui fut-il obligé d’attraper le Soleil au lasso pour ralentir sa course durant le jour, car les hommes n’avaient pas le temps de travailler! Ils peuvent au contraire détériorer l’harmonie de la création initiale, comme cet officier céleste de l’Empereur de Jade qui fut responsable de l’invasion de la Terre par la mauvaise herbe! (voir L'Empereur de Jade)
Si l’on en croit de nombreuses mythologies, il a souvent fallu que les dieux s’y reprennent à plusieurs fois pour créer les hommes que nous sommes aujourd’hui. Ainsi, l’humanité aurait connu quatre âges successifs, le premier étant finalement le plus paisible et le plus serein, le fameux âge d’or, paradis perdu auquel tout homme aspire et dont le souvenir serait une forme de l’espérance. (voir L'or, l'argent, le bronze et le fer)
Si l’on en croit de nombreuses mythologies, il a souvent fallu que les dieux s’y reprennent à plusieurs fois pour créer les hommes que nous sommes aujourd’hui. Ainsi, l’humanité aurait connu quatre âges successifs, le premier étant finalement le plus paisible et le plus serein, le fameux âge d’or, paradis perdu auquel tout homme aspire et dont le souvenir serait une forme de l’espérance. (voir L'or, l'argent, le bronze et le fer)
Le « plongeon », ou la boue
Dans beaucoup de mythologies, au commencement il n’y a que de l’eau. Un être primordial, dieu, esprit ou animal, y plonge pour créer le monde. En Inde, c’est l’Esprit suprême Singbonga qui est à l’origine du monde. Il envoie successivement divers animaux au fond de l’océan pour qu’ils lui rapportent la boue nécessaire à la création de la Terre. (voir p.20, Comment Singbonga créa le monde et pp.10-11, textes 1-3-5 et 6 de la situation problème)
Dans beaucoup de mythologies, au commencement il n’y a que de l’eau. Un être primordial, dieu, esprit ou animal, y plonge pour créer le monde. En Inde, c’est l’Esprit suprême Singbonga qui est à l’origine du monde. Il envoie successivement divers animaux au fond de l’océan pour qu’ils lui rapportent la boue nécessaire à la création de la Terre. (voir p.20, Comment Singbonga créa le monde et pp.10-11, textes 1-3-5 et 6 de la situation problème)
Récit de la Genèse (tradition chrétienne)
Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. La terre était informe et vide : il y avait des ténèbres à la surface de l'abîme, et l'esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au- dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le second jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Dieu dit : Que la lumière soit ! Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne ; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. Dieu appela la lumière jour, et il appela les ténèbres nuit. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le premier jour.
Dieu dit : Qu'il y ait une étendue entre les eaux, et qu'elle sépare les eaux d'avec les eaux. Et Dieu fit l'étendue, et il sépara les eaux qui sont au-dessous de l'étendue d'avec les eaux qui sont au- dessus de l'étendue. Et cela fut ainsi. Dieu appela l'étendue ciel. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le second jour.
Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous du ciel se rassemblent en un seul lieu, et que le sec paraisse. Et cela fut ainsi. Dieu appela le sec terre, et il appela l'amas des eaux mers. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Que la terre produise de la verdure, de l'herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espèce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. La terre produisit de la verdure, de l'herbe portant de la semence selon son espèce, et des arbres donnant du fruit et ayant en eux leur semence selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le troisième jour.
Dieu dit : Qu'il y ait des luminaires dans l'étendue du ciel, pour séparer le jour d'avec la nuit ; que ce soient des signes pour marquer les époques, les jours et les années ; et qu'ils servent de luminaires dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre. Et cela fut ainsi. Dieu fit les deux grands luminaires, le plus grand luminaire pour présider au jour, et le plus petit luminaire pour présider à la nuit ; il fit aussi les étoiles. Dieu les plaça dans l'étendue du ciel, pour éclairer la terre, pour présider au jour et à la nuit, et pour séparer la lumière d'avec les ténèbres. Dieu vit que cela était bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.
Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel. Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.
Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.
Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance des animaux vivants, et que des oiseaux volent sur la terre vers l'étendue du ciel. Dieu créa les grands poissons et tous les animaux vivants qui se meuvent, et que les eaux produisirent en abondance selon leur espèce ; il créa aussi tout oiseau ailé selon son espèce. Dieu vit que cela était bon. Dieu les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et remplissez les eaux des mers ; et que les oiseaux multiplient sur la terre. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.
Dieu dit : Que la terre produise des animaux vivants selon leur espèce, du bétail, des reptiles et des animaux terrestres, selon leur espèce. Et cela fut ainsi.
Dieu fit les animaux de la terre selon leur espèce, le bétail selon son espèce, et tous les reptiles de la terre selon leur espèce. Dieu vit que cela était bon. Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa l'homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit : Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l'assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Et Dieu dit : Voici, je vous donne toute herbe portant de la semence et qui est à la surface de toute la terre, et tout arbre ayant en lui du fruit d'arbre et portant de la semence : ce sera votre nourriture. Et à tout animal de la terre, à tout oiseau du ciel, et à tout ce qui se meut sur la terre, ayant en soi un souffle de vie, je donne toute herbe verte pour nourriture. Et cela fut ainsi.
Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.
Dieu vit tout ce qu'il avait fait et voici, cela était très bon. Ainsi, il y eut un soir, et il y eut un matin : ce fut le sixième jour. Ainsi furent achevés les cieux et la terre, et toute leur armée.
Dieu acheva au septième jour son oeuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son oeuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son oeuvre qu'il avait créée en la faisant.
Voici les origines des cieux et de la terre, quand ils furent créés.
Ena Polynésie
Le monde n’était encore qu’un vaste océan et trois dieux régnaient déjà au Ciel : Tagaola le Noble, Tagaola l’Ouvrier, qui plus tard inventerait la hache pour construire les pirogues, et Tagaola le Silencieux des Grands Espaces, qui voyait les choses avant même qu’elles existent.
Tous trois étaient curieux de savoir s’il y avait des terres sur cet océan et Tagaola le Silencieux fut chargé par ses compagnons de descendre du Ciel à leur recherche : “ Toi qui vois ce qui n’est encore visible pour personne, tu es
certainement le meilleur explorateur de nous trois ! ”
Tous trois étaient curieux de savoir s’il y avait des terres sur cet océan et Tagaola le Silencieux fut chargé par ses compagnons de descendre du Ciel à leur recherche : “ Toi qui vois ce qui n’est encore visible pour personne, tu es
certainement le meilleur explorateur de nous trois ! ”
Tagaola le Silencieux prit la forme d’un martin-pêcheur et vola longtemps au ras des flots sans découvrir la moindre surface solide. Il finit cependant par apercevoir une tache blanchâtre sous la surface de l’eau. Cette tache, encore invisible pour tout autre que lui, annonçait-elle une prochaine terre ? Il était trop tôt pour le savoir.
“ Attendons sept jours et nous retournerons examiner cette tache ”, décidèrent les dieux.
Les sept jours écoulés, le martin-pêcheur partit pour un second voyage : cette fois la mer s’était retirée, laissant apparaître une terre à fleur d’eau, mais celle-ci était encore trop immergée pour que l’oiseau pût s’y poser. Aussi Tagaola l’Ouvrier lança-t-il depuis le Ciel une avalanche de pierres spongieuses qui tombèrent à proximité et formèrent Ena, la première île du monde.
“ Attendons sept jours et nous retournerons examiner cette tache ”, décidèrent les dieux.
Les sept jours écoulés, le martin-pêcheur partit pour un second voyage : cette fois la mer s’était retirée, laissant apparaître une terre à fleur d’eau, mais celle-ci était encore trop immergée pour que l’oiseau pût s’y poser. Aussi Tagaola l’Ouvrier lança-t-il depuis le Ciel une avalanche de pierres spongieuses qui tombèrent à proximité et formèrent Ena, la première île du monde.
Depuis cette première terre créée par les dieux, Tagaola le Silencieux effectua plusieurs vols en direction de la tache blanchâtre où, peu à peu, une substance sablonneuse apparaissait au- dessus des flots. Elle grandit et devint ATA, la “ terre-mère ”.
“ Cette terre est grande, mais il ne s’y trouve pas un arbre ! ” fit remarquer l’explorateur aux deux autres dieux. Alors Tagaola le Noble lui donna un fruit qu’il alla planter sur Ata, et une liane recouvrit bientôt toute la surface de l’île.
“ Maintenant, il manque des habitants ! ” dit Tagaola le Silencieux. “ Va et coupe un morceau de liane ”, répondit seulement le Noble.
Tagaola obéit et, peu après, ce tronçon de liane se transforma et prit vie, donnant naissance aux deux premiers des êtres humains qui habitèrent les îles de Polynésie.
“ Cette terre est grande, mais il ne s’y trouve pas un arbre ! ” fit remarquer l’explorateur aux deux autres dieux. Alors Tagaola le Noble lui donna un fruit qu’il alla planter sur Ata, et une liane recouvrit bientôt toute la surface de l’île.
“ Maintenant, il manque des habitants ! ” dit Tagaola le Silencieux. “ Va et coupe un morceau de liane ”, répondit seulement le Noble.
Tagaola obéit et, peu après, ce tronçon de liane se transforma et prit vie, donnant naissance aux deux premiers des êtres humains qui habitèrent les îles de Polynésie.
Japon
La naissance des îles
Les génies divins Izanagi et Izanami furent chargés par les dieux célestes de créer le monde. Quelle tâche difficile ! L’Univers, qui était encore au stade du chaos primitif, ressemblait à un vaste océan épais et huileux. Au-dessus, s’étendait le Ciel, formé de particules plus légères et c’était tout !
Izanagi et Izanami étaient nés, comme avant eux les dieux célestes, de germes de vie qui flottaient çà et là au sein de l’océan primitif. Du Ciel où ils résidaient, Izanagi, le génie masculin et sa compagne Izanami se demandaient comment ils allaient accomplir leur mission. Ils parcoururent l’étendue de leur domaine sur un radeau céleste, mais n’y trouvèrent rien qui ressemblât à une terre. “ Si terre il y a, c’est en bas qu’elle se trouve, là où sont tombées les particules les plus lourdes de l’Univers ! ” se dirent-ils. Ils allèrent alors chercher la lance de jade du Ciel : elle était incrustée de mille pierreries et brillait de mille feux. Ils s’en servirent comme d’un long bâton pour sonder les profondeurs inconnues...
Les génies divins Izanagi et Izanami furent chargés par les dieux célestes de créer le monde. Quelle tâche difficile ! L’Univers, qui était encore au stade du chaos primitif, ressemblait à un vaste océan épais et huileux. Au-dessus, s’étendait le Ciel, formé de particules plus légères et c’était tout !
Izanagi et Izanami étaient nés, comme avant eux les dieux célestes, de germes de vie qui flottaient çà et là au sein de l’océan primitif. Du Ciel où ils résidaient, Izanagi, le génie masculin et sa compagne Izanami se demandaient comment ils allaient accomplir leur mission. Ils parcoururent l’étendue de leur domaine sur un radeau céleste, mais n’y trouvèrent rien qui ressemblât à une terre. “ Si terre il y a, c’est en bas qu’elle se trouve, là où sont tombées les particules les plus lourdes de l’Univers ! ” se dirent-ils. Ils allèrent alors chercher la lance de jade du Ciel : elle était incrustée de mille pierreries et brillait de mille feux. Ils s’en servirent comme d’un long bâton pour sonder les profondeurs inconnues...
Lorsque la pointe de la lance de jade rencontra la surface de l’océan, Izanagi et Izanami la firent tourner comme s’il s’agissait d’une cuillère dans une marmite. Le liquide déjà épais se coagula davantage, et les cristaux qu’ils contenait s’agglutinèrent. Les génies relevèrent la lance : des gouttes en tombèrent qui donnèrent naissance à une île, appelée Onogoro, c’est-à-dire “ l’île qui se coagule toute seule ”.
“ Descendons vivre sur cette île, proposa Izanagi. Nous y poursuivrons notre mission. ” Et les deux génies, ayant emprunté la passerelle d’un arc-en-ciel, atterrirent sur leur nouveau domaine. Là, ils décidèrent de se marier pour créer d’autres terres qu’ils amarreraient solidement sur l’océan, non loin d’Onogoro. Ainsi cette première terre devint-elle le pilier central du monde.
Avant de s’unir, Izanagi et Izanami firent le tour d’Onogoro pour en prendre symboliquement possession. Izanami partit vers la droite, Izanagi vers la gauche, et quand ils se rencontrèrent, le génie féminin s’écria : “ Quelle joie de t’épouser, Izanagi ! ”
“ Descendons vivre sur cette île, proposa Izanagi. Nous y poursuivrons notre mission. ” Et les deux génies, ayant emprunté la passerelle d’un arc-en-ciel, atterrirent sur leur nouveau domaine. Là, ils décidèrent de se marier pour créer d’autres terres qu’ils amarreraient solidement sur l’océan, non loin d’Onogoro. Ainsi cette première terre devint-elle le pilier central du monde.
Avant de s’unir, Izanagi et Izanami firent le tour d’Onogoro pour en prendre symboliquement possession. Izanami partit vers la droite, Izanagi vers la gauche, et quand ils se rencontrèrent, le génie féminin s’écria : “ Quelle joie de t’épouser, Izanagi ! ”
“ Malheureuse ! répondit ce dernier, tu ne devais pas parler la première, car tu es une femme ! Recommençons la cérémonie ! ”
Cette fois, tout se passa dans l’ordre et la colère d’Izanagi se calma. Ils donnèrent naissance à de nombreuses îles. A cause de la faute commise par le génie féminin lors du mariage, les premières étaient malformées, si bien qu’ils les laissèrent dériver sur l’océan. Les suivantes devinrent les huit îles principales du Japon.
Cette fois, tout se passa dans l’ordre et la colère d’Izanagi se calma. Ils donnèrent naissance à de nombreuses îles. A cause de la faute commise par le génie féminin lors du mariage, les premières étaient malformées, si bien qu’ils les laissèrent dériver sur l’océan. Les suivantes devinrent les huit îles principales du Japon.
L’Empereur de Jade (Vietnam)
Le Dieu Ngoc Hoang avait établi son royaume au Ciel. Il y vivait en compagnie de sa famille et de ses ministres dans un somptueux palais de jade défendu par neuf murailles d’or. Pour cette raison, on l’appelait aussi l’empereur de Jade. Ngoc Hoang se chargea de peupler la Terre préparée par les géants, en créant deux sortes d’êtres vivants : les hommes et les animaux.
Pour modeler les premiers, il utilisa de la terre fine et légère, demanda conseil aux sages-femmes célestes qui décidaient de la forme à donner à chaque individu. Pour fabriquer les animaux, il se contenta de terre grossière mêlée de cailloux.
L’Empereur de Jade se préoccupa ensuite du bien-être des humains et décida de créer deux plantes : l’une pour les nourrir, le riz, et l’autre pour les vêtir, le coton. Cependant, il ne savait quelle taille leur donner. Il réunit donc tous les animaux de la Terre et leur demanda leur avis.
“ Il faut se baser sur la taille de l’éléphant, dirent les plus gros animaux. Que le grain de riz soit aussi gros que le bout de sa queue, et que la fleur du coton devienne aussi volumineuse que sa tête ! ”
L’Empereur de Jade se préoccupa ensuite du bien-être des humains et décida de créer deux plantes : l’une pour les nourrir, le riz, et l’autre pour les vêtir, le coton. Cependant, il ne savait quelle taille leur donner. Il réunit donc tous les animaux de la Terre et leur demanda leur avis.
“ Il faut se baser sur la taille de l’éléphant, dirent les plus gros animaux. Que le grain de riz soit aussi gros que le bout de sa queue, et que la fleur du coton devienne aussi volumineuse que sa tête ! ”
“ Vous êtes fous !», rétorquèrent les petits animaux. «Quel gâchis ce serait ! Il suffit que le grain de riz soit petit comme la queue du lézard et la fleur du coton à peine plus grosse que sa tête ! ”
Par mesure d’économie, l’Empereur de Jade préféra se ranger à l’avis de ces derniers. Il envoya alors un de ses officiers semer sur la Terre une poignée de riz et un peu d’herbe : mais l’homme se trompa, et laissa tomber sur le sol beaucoup plus de brins d’herbe que de grains de riz. Pour le punir, Ngoc Hoang le transforma en buffle et le condamna à aider les hommes dans leurs travaux agricoles et à ne se nourrir que d’herbe. Pourtant, de nos jours, il pousse sur Terre plus d’herbe que de riz !
Par mesure d’économie, l’Empereur de Jade préféra se ranger à l’avis de ces derniers. Il envoya alors un de ses officiers semer sur la Terre une poignée de riz et un peu d’herbe : mais l’homme se trompa, et laissa tomber sur le sol beaucoup plus de brins d’herbe que de grains de riz. Pour le punir, Ngoc Hoang le transforma en buffle et le condamna à aider les hommes dans leurs travaux agricoles et à ne se nourrir que d’herbe. Pourtant, de nos jours, il pousse sur Terre plus d’herbe que de riz !
Comment Singbonga créa le monde (Inde)
C’était il y a bien, bien longtemps. Avant les hommes, avant même que la Terre existe. A cette époque, le monde n’était qu’une immense étendue d’eau. Et au milieu de cet océan sans fin, une fleur de lotus avait éclos, blanche et rosée, s’ouvrant comme une promesse de vie. Elle avait poussé depuis les régions inférieures, au fond des mers, là où régnait Singbonga, l’Esprit suprême...
Un jour, Singbonga décida de venir à la surface. Il grimpa le long de la tige creuse du lotus, et s’installa au milieu de la fleur. On raconte que c’est à partir de ce jour que le monde fut créé. Cela s’est passé ainsi :
Sur la fleur de lotus, Singbonga scrutait rêveusement l’horizon, quand il fut surpris par une tortue qui nageait à fleur d’eau. Il l’appela et lui dit : “ Tortue, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte- moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
La tortue plongea aussitôt, nageant vigoureusement de toute la force de ses nageoires. Mais, chaque fois qu’elle tentait de s’enfoncer, sa grande carapace remontait d’elle-même à la surface. Trois fois, elle essaya, mais ne put jamais descendre plus de quelques mètres.
Sur sa fleur de lotus, Singbonga attendait, calme et serein. Voyant que la tortue avait échoué dans sa tentative, il appela un crabe qui s’approchait : “ Crabe, dit-il, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte-moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
Comme la tortue, le crabe s’élança. Il s’accrochait aux algues, allant de plus en plus profond. Il réussit même à atteindre le fond, et essaya de prendre un peu de boue. Mais elle filait, glissait entre ses pinces sans qu’il puisse la retenir. Il remonta tout penaud, et s’éloigna tristement de la fleur de lotus.
Resté seul, Singbonga laissa errer son regard sur les flots. Qui réussirait à lui rapporter un peu de boue ? Qui pourrait l’aider à faire surgir la Terre ? Qui lui permettrait enfin de créer le monde ?
Pendant qu’il réfléchissait, assis en tailleur sur la fleur de lotus, le menton entre les mains, une sangsue se glissa doucement près de lui. “ Sangsue, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte- moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
Un jour, Singbonga décida de venir à la surface. Il grimpa le long de la tige creuse du lotus, et s’installa au milieu de la fleur. On raconte que c’est à partir de ce jour que le monde fut créé. Cela s’est passé ainsi :
Sur la fleur de lotus, Singbonga scrutait rêveusement l’horizon, quand il fut surpris par une tortue qui nageait à fleur d’eau. Il l’appela et lui dit : “ Tortue, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte- moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
La tortue plongea aussitôt, nageant vigoureusement de toute la force de ses nageoires. Mais, chaque fois qu’elle tentait de s’enfoncer, sa grande carapace remontait d’elle-même à la surface. Trois fois, elle essaya, mais ne put jamais descendre plus de quelques mètres.
Sur sa fleur de lotus, Singbonga attendait, calme et serein. Voyant que la tortue avait échoué dans sa tentative, il appela un crabe qui s’approchait : “ Crabe, dit-il, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte-moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
Comme la tortue, le crabe s’élança. Il s’accrochait aux algues, allant de plus en plus profond. Il réussit même à atteindre le fond, et essaya de prendre un peu de boue. Mais elle filait, glissait entre ses pinces sans qu’il puisse la retenir. Il remonta tout penaud, et s’éloigna tristement de la fleur de lotus.
Resté seul, Singbonga laissa errer son regard sur les flots. Qui réussirait à lui rapporter un peu de boue ? Qui pourrait l’aider à faire surgir la Terre ? Qui lui permettrait enfin de créer le monde ?
Pendant qu’il réfléchissait, assis en tailleur sur la fleur de lotus, le menton entre les mains, une sangsue se glissa doucement près de lui. “ Sangsue, va, plonge au fond de l’océan, et rapporte- moi un peu de boue, pour que je puisse créer la Terre ! ”
En un éclair, la sangsue disparut sous l’eau. Elle fila d’un trait jusqu’au fond, et s’enfonça dans la boue. Puis elle commença à en avaler, à en avaler encore, jusqu’à devenir aussi grosse qu’une baleine. Ensuite, elle se laissa remonter jusqu’à Singbonga, et commença à rejeter toute la boue dans sa main. La boue coulait, coulait, de la bouche de la sangsue.
Très vite, elle forma un tas qui grossit jusqu’à devenir une petite colline. Singbonga l’étala sur la mer, mais la boue coulait encore et encore... Bientôt, il se trouva devant une vraie montagne, et avec cette montagne, il fit un immense terrain plat et carré, entouré par quatre mers. Alors seulement, Singbonga quitta sa fleur de lotus.
Sur la Terre, nouvellement créée, il put enfin marcher, courir et danser. Le vent lui-même se mit à souffler sur l’immense continent nu et vide. Singbonga, intrigué par des poussières qui scintillaient dans la lumière, leva la main pour en attraper quelques-unes. C’était des graines, qu’il s’empressa d’enfouir dans le sol. Puis, il attendit un peu, jusqu’à ce que la pluie vienne mouiller la terre. Alors, surgirent des petites pousses, qui devinrent de plus en plus grandes, jusqu’à bientôt toucher le Ciel. Singbonga, ravi, continua à semer des graines à pleines poignées, faisant surgir d’innombrables arbres et arbustes. Bientôt, la Terre entière fut recouverte d’un manteau de verdure. Alors, heureux et épuisé, l’Esprit suprême s’assit au pied d’un arbre et s’endormit, enivré par le parfum délicieux des fleurs et des fruits. En se réveillant, Singbonga sourit à ce monde verdoyant. Longuement, il se promena entre les arbres, jusqu’à atteindre le bord de l’eau, où ses pieds s’enfonçaient dans la terre molle et malléable.
Alors, il se souvint d’un rêve qu’il avait fait pendant son sommeil. Il se baissa pour prendre une poignée de boue. Entre ses mains, elle était douce et tiède, et semblait prête à prendre n’importe quelle forme. Singbonga travailla tendrement la poignée de boue, formant une tête allongée, puis un corps avec une, deux, trois et bientôt quatre pattes, ainsi qu’une longue queue.
Une drôle de créature, à laquelle il ajouta deux ailes. Une fois finie, il mit la figurine au soleil. Et quand elle fut sèche, Singbonga souffla dessus. Alors la chose s’anima, poussa un long hennissement et s’envola d’un bond dans le Ciel. C’était le cheval ailé, le premier habitant de la Terre.
Très vite, elle forma un tas qui grossit jusqu’à devenir une petite colline. Singbonga l’étala sur la mer, mais la boue coulait encore et encore... Bientôt, il se trouva devant une vraie montagne, et avec cette montagne, il fit un immense terrain plat et carré, entouré par quatre mers. Alors seulement, Singbonga quitta sa fleur de lotus.
Sur la Terre, nouvellement créée, il put enfin marcher, courir et danser. Le vent lui-même se mit à souffler sur l’immense continent nu et vide. Singbonga, intrigué par des poussières qui scintillaient dans la lumière, leva la main pour en attraper quelques-unes. C’était des graines, qu’il s’empressa d’enfouir dans le sol. Puis, il attendit un peu, jusqu’à ce que la pluie vienne mouiller la terre. Alors, surgirent des petites pousses, qui devinrent de plus en plus grandes, jusqu’à bientôt toucher le Ciel. Singbonga, ravi, continua à semer des graines à pleines poignées, faisant surgir d’innombrables arbres et arbustes. Bientôt, la Terre entière fut recouverte d’un manteau de verdure. Alors, heureux et épuisé, l’Esprit suprême s’assit au pied d’un arbre et s’endormit, enivré par le parfum délicieux des fleurs et des fruits. En se réveillant, Singbonga sourit à ce monde verdoyant. Longuement, il se promena entre les arbres, jusqu’à atteindre le bord de l’eau, où ses pieds s’enfonçaient dans la terre molle et malléable.
Alors, il se souvint d’un rêve qu’il avait fait pendant son sommeil. Il se baissa pour prendre une poignée de boue. Entre ses mains, elle était douce et tiède, et semblait prête à prendre n’importe quelle forme. Singbonga travailla tendrement la poignée de boue, formant une tête allongée, puis un corps avec une, deux, trois et bientôt quatre pattes, ainsi qu’une longue queue.
Une drôle de créature, à laquelle il ajouta deux ailes. Une fois finie, il mit la figurine au soleil. Et quand elle fut sèche, Singbonga souffla dessus. Alors la chose s’anima, poussa un long hennissement et s’envola d’un bond dans le Ciel. C’était le cheval ailé, le premier habitant de la Terre.
Laissant le cheval découvrir son nouvel univers, Singbonga retourna vers le rivage. A nouveau, il prit de la boue et la travailla, la malaxa, la modela longuement, jamais satisfait de la forme qui naissait sous ses doigts. Finalement, il fit une figurine avec une tête ronde, un tronc, deux bras et deux jambes. “ Ce sera l’homme ” pensa-t-il. Il la mit à sécher, et s’en fut se reposer sous son arbre.
Mais, pendant que l’Esprit suprême dormait, le cheval ailé s’approcha de l’homme. Il renifla la figurine de terre séchée, et se mit à tourner autour, piaffant de jalousie. Puis soudain, il se rua dessus, et la piétina sauvagement avant de s’enfuir.
A peine réveillé, Singbonga s’empressa de venir voir sa nouvelle créature. Mais il ne restait plus que quelques morceaux de terre séchée et des traces de sabots sur le sol. Furieux et déçu, il alla une troisième fois sur le rivage. Mais cette fois-ci, il prit deux poignées de boue. Il modela tantôt l’une, tantôt l’autre, jusqu’à former bientôt deux figurines. La première serait un homme, identique à celle que le cheval avait détruite. La seconde était petite et basse, avec quatre pattes comme le cheval, et une queue qui remontait vers le Ciel. Ce serait le premier chien.
Pendant que les figurines séchaient au soleil, le cheval ailé s’approcha. Voyant que Singbonga était parti, il commença à tourner autour d’elles... Mais, au moment où il s’avançait pour les piétiner, le chien, déjà sec, se mit à aboyer pour protéger l’homme. Le cheval, effrayé, s’envola dans un grand bruissement d’ailes.
Quand Singbonga revint, ses deux créatures étaient sèches et entières. Le chien dormait, couché près de l’homme. Mais celui-ci ne bougeait pas. Il restait dur et droit, et Singbonga eut beau souffler dessus, il ne parvint pas à le faire avancer, ni même seulement à l’asseoir. L’homme était immobile et sans vie. Alors, délicatement, Singbonga le prit entre ses mains. Il attrapa une feuille, la trempa dans l’eau, et la passa comme un pinceau sur tout le corps de l’homme, insistant sur les coudes, les genoux, les pieds, les mains et la tête. Quand il souffla une deuxième fois sur elle, la créature s’anima enfin...
Et c’est ainsi que naquit le Premier homme, le père de ton père et de son père, le père de ta mère et de sa mère, ton ancêtre.
Mais, pendant que l’Esprit suprême dormait, le cheval ailé s’approcha de l’homme. Il renifla la figurine de terre séchée, et se mit à tourner autour, piaffant de jalousie. Puis soudain, il se rua dessus, et la piétina sauvagement avant de s’enfuir.
A peine réveillé, Singbonga s’empressa de venir voir sa nouvelle créature. Mais il ne restait plus que quelques morceaux de terre séchée et des traces de sabots sur le sol. Furieux et déçu, il alla une troisième fois sur le rivage. Mais cette fois-ci, il prit deux poignées de boue. Il modela tantôt l’une, tantôt l’autre, jusqu’à former bientôt deux figurines. La première serait un homme, identique à celle que le cheval avait détruite. La seconde était petite et basse, avec quatre pattes comme le cheval, et une queue qui remontait vers le Ciel. Ce serait le premier chien.
Pendant que les figurines séchaient au soleil, le cheval ailé s’approcha. Voyant que Singbonga était parti, il commença à tourner autour d’elles... Mais, au moment où il s’avançait pour les piétiner, le chien, déjà sec, se mit à aboyer pour protéger l’homme. Le cheval, effrayé, s’envola dans un grand bruissement d’ailes.
Quand Singbonga revint, ses deux créatures étaient sèches et entières. Le chien dormait, couché près de l’homme. Mais celui-ci ne bougeait pas. Il restait dur et droit, et Singbonga eut beau souffler dessus, il ne parvint pas à le faire avancer, ni même seulement à l’asseoir. L’homme était immobile et sans vie. Alors, délicatement, Singbonga le prit entre ses mains. Il attrapa une feuille, la trempa dans l’eau, et la passa comme un pinceau sur tout le corps de l’homme, insistant sur les coudes, les genoux, les pieds, les mains et la tête. Quand il souffla une deuxième fois sur elle, la créature s’anima enfin...
Et c’est ainsi que naquit le Premier homme, le père de ton père et de son père, le père de ta mère et de sa mère, ton ancêtre.
L’Or, l’Argent, le Bronze et le Fer (Grèce)
La Terre n’a pas toujours été peuplée par les hommes. Il fut un temps ancien où seuls les dieux y régnaient. Ils vivaient au sommet du mont Olympe, dans un fabuleux palais perché au- dessus des nuages. A cette époque, leur vie était douce comme un fleuve tranquille. Ils festoyaient à longueur de temps, ils bavardaient des choses du monde, rêvassaient, dormaient, jouaient. Autant dire qu’ils s’ennuyaient à mourir, eux, les Immortels. En bas, sur la Terre, il ne se passait rien et en haut, sur l’Olympe, si peu de choses...
Un jour, Cronos, leur roi, eut une idée qui les enthousiasma. On allait peupler le monde de créatures animées, qui s’agiteraient dans tous les sens, et qui les distrairaient enfin de la monotonie. Bien sûr, il y avait déjà les poissons au fond des mers, les bêtes sauvages sur la Terre et les oiseaux dans le Ciel, mais tout cela était fort ennuyeux. Il fallait faire mieux : les nouvelles créatures leur ressembleraient, elles auraient deux jambes, un tronc, des bras, une tête. Ainsi, ils pourraient contempler leur reflet d’en haut et s’en amuser.
L’idée était géniale et les occupa pendant un bon moment. Les dieux rivalisèrent d’efforts. Pétrissant les eaux du Ciel, la terre du sol, usant de la foudre et des nuages, du vent et de la lumière, ils modelèrent les créatures. Ainsi naquirent les premiers hommes.
Ils étaient en effet à l’image des dieux. Contrairement aux animaux dont les yeux semblent rivés au sol, ils marchaient sur leurs jambes, le regard tourné vers le ciel, comme s’ils remerciaient les dieux.
Ainsi les jours coulaient paisiblement. C’était un printemps éternel, soufflant des vents tièdes qui caressaient les joues des hommes, les enveloppant d’une douce chaleur qui les engourdissait. Les arbres donnaient en abondance des fruits que nul ne songeait à cueillir puisqu’ils tombaient d’eux- mêmes. Le sol se couvrait de moissons, le miel tombait goutte à goutte dans la main des enfants. Ainsi les jours coulaient paisiblement. C’était un printemps éternel, soufflant des vents tièdes qui caressaient les joues des hommes, les enveloppant d’une douce chaleur qui les engourdissait.
Un jour, Cronos, leur roi, eut une idée qui les enthousiasma. On allait peupler le monde de créatures animées, qui s’agiteraient dans tous les sens, et qui les distrairaient enfin de la monotonie. Bien sûr, il y avait déjà les poissons au fond des mers, les bêtes sauvages sur la Terre et les oiseaux dans le Ciel, mais tout cela était fort ennuyeux. Il fallait faire mieux : les nouvelles créatures leur ressembleraient, elles auraient deux jambes, un tronc, des bras, une tête. Ainsi, ils pourraient contempler leur reflet d’en haut et s’en amuser.
L’idée était géniale et les occupa pendant un bon moment. Les dieux rivalisèrent d’efforts. Pétrissant les eaux du Ciel, la terre du sol, usant de la foudre et des nuages, du vent et de la lumière, ils modelèrent les créatures. Ainsi naquirent les premiers hommes.
Ils étaient en effet à l’image des dieux. Contrairement aux animaux dont les yeux semblent rivés au sol, ils marchaient sur leurs jambes, le regard tourné vers le ciel, comme s’ils remerciaient les dieux.
Ainsi les jours coulaient paisiblement. C’était un printemps éternel, soufflant des vents tièdes qui caressaient les joues des hommes, les enveloppant d’une douce chaleur qui les engourdissait. Les arbres donnaient en abondance des fruits que nul ne songeait à cueillir puisqu’ils tombaient d’eux- mêmes. Le sol se couvrait de moissons, le miel tombait goutte à goutte dans la main des enfants. Ainsi les jours coulaient paisiblement. C’était un printemps éternel, soufflant des vents tièdes qui caressaient les joues des hommes, les enveloppant d’une douce chaleur qui les engourdissait.
Les arbres donnaient en abondance des fruits que nul ne songeait à cueillir puisqu’ils tombaient d’eux- mêmes. Le sol se couvrait de moissons, le miel tombait goutte à goutte dans la main des enfants. On ne connaissait pas la guerre, le mensonge, ni la jalousie ou la peur. Point besoin de lois puisque les hommes étaient naturellement honnêtes, confiants, respectueux. Bien sûr, ils n’étaient pas immortels, mais leur mort semblait un calme prolongement du sommeil. Oui, ce temps-là a existé. Ce fut l’âge d’or.
Il dura fort longtemps, jusqu’au moment où les dieux, contemplant un spectacle qui ne les amusait plus, décidèrent de changer les choses. Zeus, qui avait remplacé Cronos sur le trône royal, fit sombrer les premiers hommes dans un profond sommeil et les transforma en génies bienfaisants, chargés de protéger les mortels.Il créa l’hiver, l’automne et l’été, pour que la Terre ne soit plus amollie par une éternelle douceur. Puis, il fit naître une seconde race d’hommes. Ainsi, pour la première fois, les créatures connurent le froid, la neige, le vent rude ainsi que la chaleur écrasante du soleil, les tempêtes, la pluie. Ce fut l’âge d’argent.
Les hommes durent se réfugier dans des grottes, chercher leur nourriture, chasser, semer, plier leur corps à de durs travaux. Leur vie n’était qu’un long et difficile apprentissage. Ils en éprouvèrent de l’amertume envers les dieux, devinrent arrogants et ne levèrent plus la tête vers le Ciel que pour les insulter.
Certes, les dieux s’amusaient beaucoup à voir ces fourmis laborieuses suer sang et eau sur la Terre, mais appréciaient peu d’être traités ainsi. Les hommes ne leur devaient-ils pas leur existence ?
Ils en parlèrent à Zeus qui leur donna raison et déclencha aussitôt un tonnerre de feu sur la Terre et dans les Cieux. Les hommes furent ensevelis sous d’abominables et torrides avalanches, puis expédiés aux Enfers. Les habitants de l’Olympe ne pouvaient toutefois laisser la Terre inhabitée. Ils avaient en effet pris l’habitude du spectacle de leurs créatures. Ils créèrent donc une troisième race d’hommes.
Il dura fort longtemps, jusqu’au moment où les dieux, contemplant un spectacle qui ne les amusait plus, décidèrent de changer les choses. Zeus, qui avait remplacé Cronos sur le trône royal, fit sombrer les premiers hommes dans un profond sommeil et les transforma en génies bienfaisants, chargés de protéger les mortels.Il créa l’hiver, l’automne et l’été, pour que la Terre ne soit plus amollie par une éternelle douceur. Puis, il fit naître une seconde race d’hommes. Ainsi, pour la première fois, les créatures connurent le froid, la neige, le vent rude ainsi que la chaleur écrasante du soleil, les tempêtes, la pluie. Ce fut l’âge d’argent.
Les hommes durent se réfugier dans des grottes, chercher leur nourriture, chasser, semer, plier leur corps à de durs travaux. Leur vie n’était qu’un long et difficile apprentissage. Ils en éprouvèrent de l’amertume envers les dieux, devinrent arrogants et ne levèrent plus la tête vers le Ciel que pour les insulter.
Certes, les dieux s’amusaient beaucoup à voir ces fourmis laborieuses suer sang et eau sur la Terre, mais appréciaient peu d’être traités ainsi. Les hommes ne leur devaient-ils pas leur existence ?
Ils en parlèrent à Zeus qui leur donna raison et déclencha aussitôt un tonnerre de feu sur la Terre et dans les Cieux. Les hommes furent ensevelis sous d’abominables et torrides avalanches, puis expédiés aux Enfers. Les habitants de l’Olympe ne pouvaient toutefois laisser la Terre inhabitée. Ils avaient en effet pris l’habitude du spectacle de leurs créatures. Ils créèrent donc une troisième race d’hommes.
Cette fois, ils modelèrent des colosses hauts comme des arbres, doués d’une force terrible. Peut- être ceux-là utiliseraient-ils leur énergie à vénérer, à prier les dieux, à leur construire des temples. Mauvais calcul ! A peine créés, les hommes se querellèrent, s’insultèrent, et se jetèrent les uns contre les autres. Leurs poings et leurs dents ne leur suffisant plus, ils fabriquèrent toutes sortes d’armes de métal et se mirent à se battre avec une violence inouïe, pour un oui ou pour un non. Ce fut l’âge du bronze.
Jamais la Terre n’avait connu tant de bruits de ferraille, tant de batailles terribles, tant de sang versé. Les hommes avaient le coeur aussi dur que l’acier de leurs épées. Ils finirent par s’entre- tuer jusqu’au dernier.
Les dieux de l’Olympe étaient désespérés. L’homme, leur créature, ne les satisferait donc jamais ? L’abondance ne lui convenait pas, ou il méprisait ses Créateurs, ou bien encore il se noyait dans des combats perdus.
Mais les dieux ne supportaient pas que la Terre reste vide. Ils réclamèrent à Zeus une autre race d’hommes. “ Ce sera la dernière ” dit Zeus. Et d’un geste las, il créa des êtres nouveaux.
Ce fut l’âge de fer, que nous connaissons encore aujourd’hui. Les hommes durent ployer sous l’effort, ils connurent le travail, la fatigue, la misère. La guerre, les crimes, le mensonge et l’injustice s’installèrent. La nuit, les rêves apportaient aux hommes l’angoisse du lendemain. Mais, pour que la Terre ne sombrât pas une nouvelle fois dans un cataclysme sans fin, Zeus leur donna l’espérance. L’espérance sans laquelle les hommes ne sont rien. L’espérance, qui est comme un souvenir de l’âge d’or perdu, auquel les hommes rêvent toujours.
Ainsi les dieux, nichés sur le mont Olympe, purent à loisir se divertir de la Terre et des hommes. Un jour lassés de nos gesticulations, ils créeront peut-être une cinquième race d’hommes. Mais comment diable l’appelleront-ils ? L’âge d’aluminium ?
Jamais la Terre n’avait connu tant de bruits de ferraille, tant de batailles terribles, tant de sang versé. Les hommes avaient le coeur aussi dur que l’acier de leurs épées. Ils finirent par s’entre- tuer jusqu’au dernier.
Les dieux de l’Olympe étaient désespérés. L’homme, leur créature, ne les satisferait donc jamais ? L’abondance ne lui convenait pas, ou il méprisait ses Créateurs, ou bien encore il se noyait dans des combats perdus.
Mais les dieux ne supportaient pas que la Terre reste vide. Ils réclamèrent à Zeus une autre race d’hommes. “ Ce sera la dernière ” dit Zeus. Et d’un geste las, il créa des êtres nouveaux.
Ce fut l’âge de fer, que nous connaissons encore aujourd’hui. Les hommes durent ployer sous l’effort, ils connurent le travail, la fatigue, la misère. La guerre, les crimes, le mensonge et l’injustice s’installèrent. La nuit, les rêves apportaient aux hommes l’angoisse du lendemain. Mais, pour que la Terre ne sombrât pas une nouvelle fois dans un cataclysme sans fin, Zeus leur donna l’espérance. L’espérance sans laquelle les hommes ne sont rien. L’espérance, qui est comme un souvenir de l’âge d’or perdu, auquel les hommes rêvent toujours.
Ainsi les dieux, nichés sur le mont Olympe, purent à loisir se divertir de la Terre et des hommes. Un jour lassés de nos gesticulations, ils créeront peut-être une cinquième race d’hommes. Mais comment diable l’appelleront-ils ? L’âge d’aluminium ?
autres motifs de création Déluge
récit de tradition chrétienne (Genèse, ch. 2, verset 7)
Alors Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il lui insuffla une haleine de vie dans les narines et l'homme devint un être vivant.
récit de tradition islamique
L'homme fut tiré d'une boue malléable par la main de Dieu. Afin que l'homme fût une créature noble, Dieu pétrit une argile semblable à celle du potier mais une terre choisie et fine. A force d'être malaxée, cette masse devint une ossature qui se recouvrit de chair. Dieu déposa alors les figurines pendant 40 jours au soleil. Elles se desséchèrent et tandis que l'eau qu'elles contenaient s'évaporait, elles contractèrent les rides que l'on voit encore sur les visages. Ensuite le créateur paracheva son œuvre en lui insufflant son souffle de vie.
Alors Dieu modela l'homme avec la glaise du sol, il lui insuffla une haleine de vie dans les narines et l'homme devint un être vivant.
récit de tradition islamique
L'homme fut tiré d'une boue malléable par la main de Dieu. Afin que l'homme fût une créature noble, Dieu pétrit une argile semblable à celle du potier mais une terre choisie et fine. A force d'être malaxée, cette masse devint une ossature qui se recouvrit de chair. Dieu déposa alors les figurines pendant 40 jours au soleil. Elles se desséchèrent et tandis que l'eau qu'elles contenaient s'évaporait, elles contractèrent les rides que l'on voit encore sur les visages. Ensuite le créateur paracheva son œuvre en lui insufflant son souffle de vie.
Le déluge
Les périodes de pluies diluviennes ont pu laisser une trace dans l’inconscient de l’humanité dans les récits de déluges. L’épisode consacré à l’Arche de Noé est l’un des plus célèbres de la Bible, mais il existe de nombreux autres récits concernant le déluge. Selon les anciens Grecs, Zeus, mis en colère par l’impiété et la cruauté du roi légendaire Lycaon, aurait puni l’ensemble de l’humanité en la noyant sous des trombes d’eau. En Amérique du Sud, le couple rescapé parvient à s’abriter dans une calebasse ; au Vietnam, l’homme et la femme qui permettront à l’humanité de renaître flottent plusieurs semaines dans un tambour.
Les périodes de pluies diluviennes ont pu laisser une trace dans l’inconscient de l’humanité dans les récits de déluges. L’épisode consacré à l’Arche de Noé est l’un des plus célèbres de la Bible, mais il existe de nombreux autres récits concernant le déluge. Selon les anciens Grecs, Zeus, mis en colère par l’impiété et la cruauté du roi légendaire Lycaon, aurait puni l’ensemble de l’humanité en la noyant sous des trombes d’eau. En Amérique du Sud, le couple rescapé parvient à s’abriter dans une calebasse ; au Vietnam, l’homme et la femme qui permettront à l’humanité de renaître flottent plusieurs semaines dans un tambour.
autres motifs de création
récit de tradition chinoise
Nüwa (une déesse) voyageait de par le monde. Elle le trouvait riche et beau, mais il n'y avait pas d'êtres humains. Un jour, elle arriva au grand fleuve Jaune. Elle sortit de la rivière des poignées de boue et en fit des petites figurines; elle modela la tête et les bras à l'image des siens, mais au lieu d'une queue de dragon, elle donna des jambes aux figurines, pour leur permettre de tenir debout et de marcher. Elle leur donna la vie, et fut ravie de les voir sauter et danser autour d'elle, poussant des cris joyeux et l'appelant mère.
récit de tradition maya
Au tout début de la Création, une première race d'hommes fut créée avec de la terre humidifiée, mais elle se désagrégeait au contact de l'eau. Ces hommes étaient immobiles, aplatis, mous et détrempés. Ils ne possédaient ni la parole, ni l'intelligence. Les dieux fabriquèrent une seconde race humaine qu'ils sculptèrent dans le bois mais ces hommes de bois se montrèrent peu respectueux de leur créateur et les dieux décidèrent de les exterminer au moyen d'un déluge d'eau. Les animaux créés par les dieux connaissaient le matériau idéal. Les animaux guidèrent les dieux jusqu'à une belle montagne sur laquelle poussaient toutes les plantes. Alors les épis jaunes et les épis blancs de maïs furent moulus et mélangés à l'eau pour obtenir une pâte avec laquelle on fabriqua notre premier père, notre première mère. Cela ne prit qu'un instant. Hommes et femmes étaient déjà debout et discutaient entre eux.
Au tout début de la Création, une première race d'hommes fut créée avec de la terre humidifiée, mais elle se désagrégeait au contact de l'eau. Ces hommes étaient immobiles, aplatis, mous et détrempés. Ils ne possédaient ni la parole, ni l'intelligence. Les dieux fabriquèrent une seconde race humaine qu'ils sculptèrent dans le bois mais ces hommes de bois se montrèrent peu respectueux de leur créateur et les dieux décidèrent de les exterminer au moyen d'un déluge d'eau. Les animaux créés par les dieux connaissaient le matériau idéal. Les animaux guidèrent les dieux jusqu'à une belle montagne sur laquelle poussaient toutes les plantes. Alors les épis jaunes et les épis blancs de maïs furent moulus et mélangés à l'eau pour obtenir une pâte avec laquelle on fabriqua notre premier père, notre première mère. Cela ne prit qu'un instant. Hommes et femmes étaient déjà debout et discutaient entre eux.
Aztèques Démiurge
Le monde aztèque est le cinquième et dernier soleil de la création. Quatre mondes l’ont précédé, crées successivement par les dieux Tezcatlipoca et Quetzalcoatl, qui chacun à leur tour détruisirent la création de son adversaire.
Tezcatlipoca était un dieu protéiforme aux multiples. avatars, sa couleur est le noir, il est maitre du ciel, de la nuit, du froid et des ombres, l’inquiétant et obscur miroir-fumée, le patron des sorciers capable de lire l’avenir dans les miroirs. Redouté des guerriers, les aztèques l’appelaient aussi « celui dont nous sommes les esclaves ».
Quetzalcoatl, lui, était le serpent à plumes, une divinité associée à la direction de l’est, à la couleur blanche, à l’eau, à la fertilité, à la vie et à la résurrection, patron des calendriers et des scribes.
Lorsque Tezcatlipoca créa le premier soleil: le soleil du jaguar, le monde fut peuplé par des géants, le soleil de vent lui succéda mais fut à son tour balayé et ses habitants transformés en singes.
Tezcatlipoca était un dieu protéiforme aux multiples. avatars, sa couleur est le noir, il est maitre du ciel, de la nuit, du froid et des ombres, l’inquiétant et obscur miroir-fumée, le patron des sorciers capable de lire l’avenir dans les miroirs. Redouté des guerriers, les aztèques l’appelaient aussi « celui dont nous sommes les esclaves ».
Quetzalcoatl, lui, était le serpent à plumes, une divinité associée à la direction de l’est, à la couleur blanche, à l’eau, à la fertilité, à la vie et à la résurrection, patron des calendriers et des scribes.
Lorsque Tezcatlipoca créa le premier soleil: le soleil du jaguar, le monde fut peuplé par des géants, le soleil de vent lui succéda mais fut à son tour balayé et ses habitants transformés en singes.
Puis, soleil-pluie et soleil d'Eau se succédèrent, sous la protection du dieu Tlaloc, dieu des eaux puis de celle de son épouse, la déesse des fleuves et des lacs. Ce dernier monde ne résista pas au déluge qui s’abattit sur lui et métamorphosa les malheureux hommes qui y vivaient en poissons.
Un seul couple Tata et Nene échappa au cataclysme grâce à Tezcatlipoca qui leur conseilla de s’abriter dans un arbre creux. Il leur fournit des épis de maïs en leur recommandant de ne rien manger d’autre, mais ils désobéirent.
Sortant de leur cachette, épuisés et affamés, ils attrapèrent un beau poisson et le cuisinèrent. Horrifié par cet acte de cannibalisme, le dieu décapita les coupables et colla leurs têtes sur leurs derrières. Et c’est ainsi que naquirent les chiens.
Tezcatlipoca et Quetzalcoatl décidèrent de ne plus rivaliser pour que le monde ait une chance d’exister. Ils façonnèrent ensemble la terre à partir du corps d’un monstre gigantesque ressemblant à un crocodile, Tlaltecuhtli. Serpent à plume vola les os du dernier peuple sur Terre, en se rendant dans le monde des morts et donna vie au hommes avec un peu de son sang, bien qu'une caille les ait picoré en guise de punition.
Un seul couple Tata et Nene échappa au cataclysme grâce à Tezcatlipoca qui leur conseilla de s’abriter dans un arbre creux. Il leur fournit des épis de maïs en leur recommandant de ne rien manger d’autre, mais ils désobéirent.
Sortant de leur cachette, épuisés et affamés, ils attrapèrent un beau poisson et le cuisinèrent. Horrifié par cet acte de cannibalisme, le dieu décapita les coupables et colla leurs têtes sur leurs derrières. Et c’est ainsi que naquirent les chiens.
Tezcatlipoca et Quetzalcoatl décidèrent de ne plus rivaliser pour que le monde ait une chance d’exister. Ils façonnèrent ensemble la terre à partir du corps d’un monstre gigantesque ressemblant à un crocodile, Tlaltecuhtli. Serpent à plume vola les os du dernier peuple sur Terre, en se rendant dans le monde des morts et donna vie au hommes avec un peu de son sang, bien qu'une caille les ait picoré en guise de punition.
Tous deux avaient été horrifiés par son appétit féroce et avaient décidé qu’une telle créature ne saurait exister dans le cinquième monde. Ils se transformèrent en serpents et s’enroulèrent autour des membres de la bête, puis chacun tira de son côté et Tlaltecuhtli périt écartelé entre les deux puissances.
La création des hommes est l’oeuvre du seul serpent à plumes. Pour cela il dut se rendre au séjour des trépassés pour y voler quelques os de ceux qui avaient peuplés le quatrième monde. Furieux, Mictlantecuhtli, le dieu des morts, lui tendit un piège: il fit creuser un fossé et envoya une caille l'effrayer. Serpent à plume chuta dans le trou. La caille saccagea les os en les picorant les brisant ainsi en mille morceaux (d’où différentes statures chez les humains). Serpent à plume dut se résigner à créer les hommes à partir de ces restes et le fit venir à la vie avec un peu de son sang.
La création des hommes est l’oeuvre du seul serpent à plumes. Pour cela il dut se rendre au séjour des trépassés pour y voler quelques os de ceux qui avaient peuplés le quatrième monde. Furieux, Mictlantecuhtli, le dieu des morts, lui tendit un piège: il fit creuser un fossé et envoya une caille l'effrayer. Serpent à plume chuta dans le trou. La caille saccagea les os en les picorant les brisant ainsi en mille morceaux (d’où différentes statures chez les humains). Serpent à plume dut se résigner à créer les hommes à partir de ces restes et le fit venir à la vie avec un peu de son sang.
